Quand les dirigeants allemands rendent hommage à des Nazis au motif...

Il y a quelques jours, la chancelière allemande Angela Merkel a participé à une commémoration officielle en vue d'honorer la mémoire des conjurés de l'attentat du 20 juillet 1944 contre Hitler. Selon les apparences, simples, une telle manifestation publique et un tel engagement de sa part, signaleraient un engagement de l'Allemagne contre l'extrême-droite mais...

Deux extraits : 

Quand il s'agit d'identifier, désigner, cerner, analyser, ce qu'est l'extrême droite en France, chacun, chacune, le fait, que ce soit, clairement, justement, précisément, ou non. Les différentes situations sociales françaises majeures de ces trente dernières années ont donné lieu à une nouvelle visibilité de l'extrême droite historique, à son organisation, dans des partis, des groupuscules, à des réponses sociales. Par exemple, les Français ont eu à penser et à prendre des décisions, concernant le Front National lepéniste, devenu RN. Le rejet est majoritaire. Et pour un candidat à l'élection présidentielle en 2002 comme en 2017, être opposé au représentant de la franchise Le Pen était une "bénédiction", tant il bénéficiait, à priori, de votes "aveugles", de votes purement et simplement, anti. L'extrême extrême droite, a, depuis la fin de l'Ancien Régime, rarement eu, absolument, "le" pouvoir, tout le pouvoir, seule, et quand elle l'a eu, elle a tellement commis de torts, de fautes, de crimes, contre la population, que la mémoire historique, même non consciente, détermine clairement une hostilité sociale, ce rejet. Bref, en France, le débat public national est, au quotidien, par, sur, contre, cette extrême droite, si dangereuse. Quand il s'agit de l'Allemagne, l'extrême droite allemande est identifiée, réduite, à ce que fut le Nazisme, et, comme rien de ce qui existe aujourd'hui n'est la copie conforme de celui-ci, il a été de coutume d'entendre, de la part d'individus siglés "experts", qu'il n'y avait plus d'extrême droite en Allemagne, qu'il en allait de même dans l'Espagne "démocratique". Et puis, brusquement, plus de 90 députés de l'Assemblée nationale allemande, de l'AFD, ont été reconnus, identifiés, comme tels. Etrange histoire que celle d'un pays qui, après avoir été dominé, écrasé, par une extrême droite criminelle unique dans l'Histoire, en aurait été totalement débarrassé, et, à la faveur d'une crise, aurait vu revenir des nostalgiques du IIIème Reich. Evidemment, c'est toute l'Histoire allemande d'après-guerre qui est, méconnue, frelatée, ce qui explique, et de tels discours, ou naïfs, ou illusoires, OU mensongers, et cette PERMANENCE DE L EXTREME DROITE EN ALLEMAGNE, depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Autant il apparaît essentiel de ne pas commettre d'erreurs à ce sujet en France autant il en va de même pour cette nouvelle Allemagne, en outre, redevenue impériale en Europe.

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L'Etat allemand a donc organisé une cérémonie officielle pour rendre hommage aux conjurés de l'attentat du 20 juillet 1944, visant Hitler, dans son quartier général de Prusse orientale. Ce n'est pas le premier attentat contre Hitler, mais c'est le dernier, et c'est celui que, contrairement à ce que raconte dans l'émission ci-dessous son biographe français, désormais député à l'Assemblée Nationale, les médias parlent le plus, ces dernières années, notamment suite à la diffusion du film de Tom Cruise concernant ce projet et son échec. Or, qui est Stauffenberg ? Il est l'enfant d'une famille aristocratique catholique, et il s'appelle Claus Philipp Maria Schenk von Stauffenberg. Parcours classique pour un aristocrate de "son rang" : il rentre dans l'armée de Weimar, en 1926. Il connaît des promotions régulières, tant en raison de ses qualités, qu'en raison de ses origines. Quand la situation en Allemagne devient exceptionnelle, tragique, il soutient explicitement le parti nazi. Evidemment, en tant qu'aristocrate, il méprise, comme le font les autres aristocrates, les dirigeants nazis, lesquels, sauf exception, ne sont pas des aristocrates. Mais il y a longtemps que les aristocrates ont appris à "se faire diriger" par des non-aristocrates, disons, à leur faire croire qu'ils dirigent, et, en fait, à les manipuler. Quand il entre en Pologne avec les troupes nazies, ses mots sont, pour sa femme, des mots parfaits pour la pensée nazie : "La population est une incroyable populace, très nombreux Juifs et très nombreuses personnes qui ne sont pas de race pure. Un peuple qui ne se sent bien que sous le knout. Les milliers de prisonniers vont faire vraiment du bien à notre économie agricole. En Allemagne, ils pourront sûrement être bien utilisés, vaillants, obéissants et se contentant de peu" A la mi 1943 (la bataille de Stalingrad est terminée depuis 5 mois), alors qu'il est service pour aider Rommel, il est grièvement blessé.

Le texte complet est ici http://racisme-social.info/index.php/2019/07/22/rendre-hommage-a-et-en-priorite-a-claus-von-stoffenberg-et-a-ses-amis-conjures-contre-hitler-cest-rendre-hommage-a-des-nazis-sur-le-seul-motif-quils-le-scandale-de-cet-anti-nazisme-si-n/

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