un peu de maths , 2

attention , c'est politique

pris sur un fil mdp

Un appui indéniablement "parlant", venant d'un milieu scientifique au raisonnement "carré" ( là où 2+2 font toujours 4...) incontestablement impartial :

( l'exemple de base en page 2 est extraordinairement lisible et évocateur..)     19/12/2019

https://www.pourlascience.fr/sd/economie/aux-sources-mathematiques-des-inegalites-de-richesse-18601.php

dont la conclusion est .... Le RUISSELLEMENT FORCÉMENT VERS LE HAUT...!!

..." " " … Étant donné la complexité des économies réelles, nous trouvons gratifiant qu’une approche analytique simple développée par des physiciens et des mathématiciens décrive les distributions réelles de richesse de plusieurs pays avec une aussi grande précision.

Il est également assez curieux de constater que ces distributions présentent des caractéristiques subtiles mais essentielles de systèmes physiques complexes.

Et surtout, le fait qu’une esquisse aussi simple et plausible du "LIBRE MARCHÉ"  fasse apparaître qu’ IL EST TOUT SAUF LIBRE ET ÉQUITABLE devrait être à la fois un motif d’inquiétude et un appel à l’action. " " "

( article à répandre SANS modération...)

https://www.pourlascience.fr/sd/economie/aux-sources-mathematiques-des-inegalites-de-richesse-18601.php

Aux sources mathématiques des inégalités de richesse

Un modèle mathématique simple décrit la répartition de la richesse dans les économies modernes avec une précision sans précédent. Et remet en question quelques idées reçues sur le libre marché.

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Bruce Boghosian|  19 décembre 2019|  POUR LA SCIENCE N° 507

L’inégalité en matière de richesse s’accroît à un rythme alarmant non seulement aux États-Unis et en Europe, mais aussi dans des pays aussi divers que la Russie, l’Inde et le Brésil. Selon la banque d’investissement Crédit Suisse, la part du patrimoine global des ménages détenue par le 1 % le plus riche de la population mondiale est passée de 42,5 à 47,2 % entre la crise financière de 2008 et 2018. Pour le dire autrement, en 2010, 388 individus détenaient autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, soit environ 3,5 milliards de personnes ; aujourd’hui, l’organisation non gouvernementale Oxfam estime ce nombre à 26. Et les statistiques de presque tous les pays qui mesurent la richesse dans leurs enquêtes sur les ménages indiquent qu’elle est de plus en plus concentrée.

Bien que les origines des inégalités de richesse fassent l’objet de vifs débats, une approche élaborée par des physiciens et des mathématiciens, dont mon groupe à l’université Tufts, aux États-Unis, suggère qu’elles se trouvent depuis longtemps sous nos yeux – dans une bizarrerie arithmétique bien connue. Cette méthode utilise des modèles de répartition de richesse à base d’agents, fondés sur des transactions deux à deux entre agents ou acteurs économiques, dont chacun cherche à optimiser ses propres résultats financiers. Dans le monde moderne, rien ne peut sembler plus juste ou plus naturel que deux personnes qui décident d’échanger des biens, de s’entendre sur un prix et de se serrer la main. En effet, la stabilité apparente d’un système économique résultant de cet équilibre de l’offre et de la demande entre les différents acteurs est considérée comme un sommet de la pensée des Lumières, à tel point que de nombreuses personnes en sont venues à associer le libre marché à la notion même de liberté. Nos modèles mathématiques, qui sont déroutants de simplicité et qui reposent sur des transactions volontaires, suggèrent cependant qu’il est temps de réexaminer sérieusement cette idée.

En particulier, le « modèle affine de richesse » (nommé ainsi en raison de ses propriétés mathématiques) décrit avec une grande précision la répartition de la richesse entre les ménages dans divers pays développés, tout en révélant une asymétrie subtile qui tend à concentrer la richesse. À notre avis, cette approche purement analytique, qui ressemble à une radiographie en ce sens qu’elle n’est pas tant utilisée pour représenter le désordre du monde réel que pour le dépouiller et en révéler le squelette sous-jacent, permet de mieux comprendre les facteurs qui accroissent aujourd’hui la pauvreté et les inégalités.

Inexorable oligarchie

En 1986, le sociologue et statisticien américain John Angle décrivait pour la première fois les flux et la répartition des richesses comme le résultat de transactions effectuées par des paires d’agents économiques, qui peuvent être des individus, des ménages, des entreprises, des fonds ou d’autres entités. Au tournant du siècle, les physiciens Slava Ispolatov, Pavel Krapivsky et Sidney Redner, à l’université de Boston, ainsi qu’Adrian Dragulescu, maintenant au Constellation Energy Group, et Victor Yakovenko, de l’université du Maryland, ont montré que l’on pouvait analyser les modèles de ce type avec les outils de la physique statistique. Il s’avère que dans beaucoup de ces modèles, la richesse se déplace inexorablement d’un agent à l’autre même s’ils sont fondés sur des échanges équitables entre acteurs égaux.

En 2002, Anirban Chakraborti, à l’institut Saha de physique nucléaire de Calcutta, en Inde, a introduit ce qui est devenu le « modèle du vide-grenier », ainsi nommé parce qu’il présente certaines caractéristiques de transactions économiques réelles entre deux individus. Il a également utilisé des simulations numériques pour montrer que dans ce modèle, la richesse se concentre inexorablement dans les mains de quelques-uns et fait émerger une oligarchie.

la suite est réservée aux abonnés (dont je ne suis pas) ; mais mon lycée doit être abonné , je vais voir , lire , et revenir résumer leurs arguments .

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