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Billet de blog 23 avril 2022

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profs 10%

ben non . pas 10% pour moi . rien nada wallou que dalle ...

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https://www.nouvelobs.com/election-presidentielle-2022/20220422.OBS57492/non-emmanuel-macron-ne-revalorisera-pas-tous-les-enseignants-de-10.html

Pâques n’est pas Noël. Les enseignants qui, mercredi soir à l’écoute du débat d’entre-deux-tours, se sont imaginés avec une fiche de paie revalorisée automatiquement de 200, 300 ou 400 euros en cas de réélection d’Emmanuel Macron, en seront hélas pour leurs frais – pardon à eux pour ce mauvais jeu de mots. L’espoir n’aura été que de courte durée.

-- Bousculé par une Marine Le Pen l’accusant de vouloir à l’avenir payer les profs « en fonction des résultats des élèves » – ce qu’il a pu maladroitement laisser entendre lors de la présentation de son programme fin mars – le candidat a tout fait pour rassurer les quelque 900 000 enseignants, jusqu’à lâcher cette phrase : « de manière inconditionnelle, il y aura une revalorisation d’environ 10 % des enseignants ». Le même candidat ajoutant par ailleurs que les profs débutants verraient leur traitement rehaussé à 2 000 euros net.

-- Interrogé sur France-Inter vendredi matin, il a semblé confirmer ces propos, évoquant une « revalorisation qui est autour de 10 % » et qui « n’est pas conditionnée à quoi que ce soit ». Ces déclarations ont été abondamment reprises dans les médias et présentées comme une nette inflexion, voire comme un renoncement à visées ouvertement électoralistes. Jusqu’à présent, Emmanuel Macron répétait en effet qu’en matière d’éducation il ne croyait pas que « la solution soit dans une revalorisation homogène de tous les professionnels », comme il l’expliquait sur France Bleu le 14 avril.

-- Son projet éducatif prévoyait bien une enveloppe (considérable) de 6 milliards supplémentaires (par an) en masse salariale mais ces sommes ne devaient profiter qu’aux seuls professeurs prêts à signer un « pacte » les conduisant à assumer de nouvelles missions au-delà des heures d’enseignement (suivi individualisé des élèves et des familles en difficulté, formation continue hors temps scolaire, activités périscolaires, remplacements au débotté de collègues…) ou du moins à rendre compte de ce travail lorsqu’ils le réalisent déjà de leurs propres initiatives.

-- Même s’il n’a pas cité le mot, Emmanuel Macron a bien repris cette idée de « pacte » mercredi soir, donnant même une idée – « jusqu’à 20 % » – de l’augmentation dont pourraient bénéficier les profs prêts à accepter sa proposition. Mais, dans son expression, cette augmentation semblait devenir le complément et non l’alternative à une augmentation homogène et non conditionnée – de 10 % donc – à l’instar de celles qui ont été promises par de nombreux candidats : 30 % chez Jean-Luc Mélenchon, 20 % chez Yannick Jadot ou encore 16,5 % (sur cinq ans) chez Marine Le Pen.

--  Inflexion ou incompréhension ? L’équipe de campagne du candidat, que nous avons contactée, nous a affirmé que, contre toute apparence, il y avait une parfaite continuité dans ses propos. « Considérer qu’une revalorisation homogène n’est pas souhaitable n’exclut pas de procéder à une augmentation globale des enseignants. Nous nous fixons bien l’objectif d’arriver à une rémunération nette de 2 000 euros pour les enseignants en début de carrière contre 1 869 aujourd’hui, ce qui correspond grosso modo à une augmentation de 10 % du brut. Pour les autres, nous poursuivrons les efforts réalisés depuis le Grenelle de l’Education, "mais l’ampleur de la revalorisation sera à préciser lors de la grande concertation que le candidat souhaite organiser dès le lendemain du second tour. »"

--  Résumons donc. Oui, les « primes d’attractivité » dégressives mises en place après le grand raout organisé fin 2020 par Jean-Michel Blanquer (de 140 euros en début de carrière jusqu’à 30 euros à mi-carrière) devraient être rehaussées et profiter à l’ensemble des enseignants. Mais le plus gros des 6 milliards servira bien de carotte pour les inciter à se saisir de la perche tendue. Concrètement, un jeune enseignant signataire du pacte devrait donc voir son salaire décoller mais un agrégé en milieu ou fin de carrière s’y refusant ne touchera que quelques euros symboliques, l’augmentation moyenne au niveau du corps enseignant pouvant toutefois s’approcher des 10 %.

--  Bref, la subtilité résidait dans l’emploi par le candidat des termes « environ » et « autour de », régulièrement escamotés des citations. L’exégèse de la « pensée complexe » macronienne est décidément un métier compliqué. Quid par ailleurs d’une autre déclaration ambiguë : celle prévoyant de réserver la fameuse augmentation « très substantielle » de 20 % aux enseignants « allant vers les méthodes les plus innovantes » et non à ceux acceptant une extension de leurs missions ? Avions-nous mal compris la logique du pacte ? Celui-ci intégrerait-il une valorisation du mérite professionnel ? Non et encore non, nous a répondu l’équipe de campagne. Nos interlocuteurs ont tenté d’argumenter en soulignant que la « formation hors temps d’enseignementaux méthodes pédagogiques innovantes » ferait très certainement partie des nouvelles obligations statutaires pour les signataires du pacte. Avant de reconnaître du bout des lèvres que les propos du candidat président pouvaient porter à confusion.

Nul n’est infaillible, même Emmanuel Macron."

Fin de l'article.

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pedagogie innovante ; faire bosser les eleves en impliquant les parents , innovante ?

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