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Billet de blog 23 sept. 2022

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le jour du dépassement

22 septembre , les employés arrêtent de travailler pour leur salaire et commencent à travailler pour les actionnaires : octobre novembre décembre sont pour les plus assistés des assistés .

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https://www.facebook.com/watch/?ref=saved&v=800861500947141 "Le rechauffement climatique est l'une des plus grandes défaillances de marché de l'histoire." Lucas Chancel

https://www.marianne.net/economie/jour-du-depassement-capitaliste-a-partir-de-ce-22-septembre-vous-travaillez-pour-les-actionnaires?

Au sein des firmes du CAC 40, le partage des revenus entre les salariés et les actionnaires s’est modifié au profit des seconds. « Marianne » a sorti sa calculette et établi qu’à partir du 22 septembre tous les versements vont aux actionnaires. En dix ans, ils ont capté 45 jours supplémentaires. 

https://www.facebook.com/photo/?fbid=478714897632338&set=a.476410344529460 

En 1981, les dividendes versés aux actionnaires représentaient l'équivalent de 10 jours de travail par salarié. En 2012, ils en représentent 45 jours. Dit autrement, un salarié travaille 45 jours par an, soit 9 semaines, uniquement pour payer les dividendes des actionnaires. Dit encore autrement, les actionnaires volent deux mois de vie par an aux travailleurs qui produisent les richesses. Et en 2022, cela doit être probablement encore bien davantage, avec les politiques néolibérales de Macron et Hollande. Cela veut dire que les discours médiatiques sur les « assistés » sont des mensonges. Que la « crise n'existe pas pour les riches. Que les envolés sur les « français qui ne travaillent pas assez » sont des manipulations. Et que le sujet récurrent des « vacances qui durent trop longtemps » ou les «retraites qui coûtent trop cher » sont des arnaques.
 On peut tous travailler beaucoup moins, pour des choses utiles, et avec largement de quoi vivre confortablement chacun. Et c'est même plus le cas aujourd'hui qu'il y a 20 ou 30 ans.  C'est une question de choix politique et de partages des richesses.

http://www.regards.fr/archives/web/Le-temps-des-rentiers,7271

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"" nous avons besoin de plus de chomage (pour juguler l'inflation) "" jerome powell (fed)   

Au Liban les épargnants braquent les banques. Aux Etats Unis ( et dans le reste du monde) les banques braquent le peuple pour protéger les épargnants. la schizophrénie du capitalisme

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Nous savions déjà que nous vivons dans un pays où 5 personnes possèdent autant que 27 millions d’autres. Mais nous en savons dorénavant davantage sur l’état de pillerie auquel nous sommes livrés. Le journal « Marianne » a fait sur ce sujet une révélation tout à fait extraordinaire, à partir d’un calcul simple. Le 22 septembre jour de la date anniversaire de la naissance de la République française, ce jour du « Liberté-Egalité-Fraternité » c’est aussi le jour à partir duquel les salariés ne travaillent plus que pour payer les dividendes des actionnaires ! Extraordinaire calcul. Je cite donc pour rendre le mérite de ce calcul à ceux qui l’ont fait. « Comme tous les ans, le 22 septembre marque l’anniversaire de la proclamation, en 1792, de la République. Elle n’est alors pas encore « sociale », mais la Fraternité s’apprête à rejoindre l’Égalité et la Liberté dans la trinité républicaine. Ironie du calendrier, cette année, la date coïncide avec le jour du dépassement capitaliste pour les salariés. À partir de ce jour d’équinoxe, les salariés des multinationales françaises bosseront uniquement pour rémunérer leurs actionnaires. Plus précisément ceux des sociétés du CAC 40.

Pour chacune d’elles, Marianne a comparé le montant de la masse salariale distribuée en 2021 avec les sommes versées au cours de la même année aux actionnaires sous forme de dividendes et de rachats d’actions (petites ou grosses gratifications destinées à faire monter le cours de Bourse). Donc, deux chèques à comparer : l’un au travail (266 milliards d’euros, charges comprises), l’autre au capital (101 milliards). Et une conclusion à tirer : les investisseurs dormants touchent moins (heureusement !) mais leur part représente 27 % de la somme globale distribuée. Ce ratio appliqué à une année calendaire équivaut au 265e jour de l’année. Du 22 septembre au 31 décembre, les salariés au turbin du matin au soir travaillent pour rémunérer le seul capital. Alors, évidemment, les bailleurs de fonds prennent des risques et doivent en percevoir les fruits, mais dans quelle proportion ? Que représente le juste gain du capital comparé à celui du travail ? Un numéro entier de Marianne ne suffirait pas à répondre à ces questions, mais une chose apparaît clairement à la faveur de ce calcul : dans les multinationales, la rémunération du travail s’amenuise en faveur du capital, et ce déséquilibre social menace même l’économie de marché. » Tel est le bilan du modèle libéral. Tel est le bilan du président des riches. Tel est la meilleure démonstration des raisons pour lesquelles il faut être dans la rue le 16 octobre contre la vie chère qui permet à ces gens de se gaver.

A cette violence vient s’en ajouter une autre. Le capital financier a choisi de déployer une stratégie délibérée pour qu’il y ait un chômage de masse. Exagération ? Interprétation ? Non. C’est au mot près ce que dit le président de la banque centrale des USA. En effet, comme je vous l’avais montré dans mon précédent post, la stratégie de réplique des néo-libéraux contre l’inflation qui ronge la rente du capital est déclenchée. C’est bien le chômage pour faire baisser le prix du travail. Quelques-uns avaient trouvé que ce propos sentait trop la « lutte des classes ». Pourtant c’est ce qu’avoue le banquier central américain au moment où il décide de faire grimper comme jamais le taux d’intérêt auquel l’argent est prêté au banques privées. Et celles-ci l’augmenteront ensuite à leur tour pour prêter aux particuliers. Dans un pays comme les USA où tout le monde vit à crédit pour sa vie de tous les jours, ça va faire très mal. Le patron de la FED, Jérôme Powell déclare froidement en effet: « Nous pensons que pour faire baisser l’inflation, il faudra un ralentissement du marché du travail et une croissance sous le potentiel ». Puis, il ajoute : « il est très probable que nous aurons une période de croissance bien plus faible. » Et il avoue sans fard enfin : « Nous avons besoin d’une augmentation du chômage, d’un ralentissement du marché ».

[...]

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https://melenchon.fr/2022/09/23/vous-avez-dit-lutte-des-classes/

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