Les Petits chanteurs de Ratisbonne (en allemand Regensburger Domspatzen, littéralement les Moineaux de la cathédrale de Ratisbonne) : les mélomanes, les amateurs de musique baroque, apprécient leurs enregistrements, tous de référence, ou les auront peut-être entendus au cours d’une de leurs tournées de concerts. Mais aujourd’hui, on écoute sans doute d'une autre oreille les Motets de Bach ou les Psaumes de David de Schütz lorsque l’on connaît le contexte de leur enregistrement dans les années 70.
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https://blogs.mediapart.fr/b-girard/blog/030817/la-cathedrale-de-ratisbonne-des-enfants-sous-terreur
Mise à jour (17/05/2025, 18 h)
Huit ans plus tard, la ressemblance avec Bétharram n’échappe à personne, notamment cette curieuse concordance chronologique qui voit la violence sur enfants perdurer jusque tard dans le 20e siècle. Avec toujours les mêmes éléments à la base : abus d’autorité, que rend possible le principe intériorisé par les enfants de ne pas la contester, réticences des parents à dénoncer des maîtres qu’ils ont eux-mêmes choisis pour leurs enfants, pouvoirs publics peu sensibilisés par la question et/ou compromis dans une proximité complaisante avec une institution qu'ils ont pourtant pour devoir de contrôler. Avec néanmoins cette différence : à Ratisbonne, l'initiative de l'enquête est revenue au chœur de la cathédrale qui en aura tiré, dit-on, les conséquences, alors qu' à Bétharram, on attend toujours une initiative de l'établissement. En France, Bétharram marquera-t-il un tournant ? La consternante audition d’un Premier ministre qualifiant les coups portés sur les enfants de « gestes éducatifs » laisse planer des doutes…