E. Macron n'a plus rien à dire

En l'espace de 24 heures, notre Président aura montré sa totale incompétence, celle-là même qu'il revendiquait lors de sa campagne présidentielle. Nous sommes au plus bas de toute représentation politique à la fois intérieure et extérieure.

D'un, au sujet de la "transition écologique" : la réponse qu'il a apportée à une intervenante, lors d'une réunion initiée par lui-même dans le cadre du "grand débat", démontre de manière indubitable qu'il mélange urgence climatique et intérêt politico-économique. Sa réponse démontre aussi qu'il n'a aucune connaissance de tout ce qui a déjà été fait et qui est possible de manière généralisée en matière de transition sur le plan énergie (pour ne parler que de celle-ci, transition). Pour ne pas avoir l'air d'être un idiot, il sait superbement inventer des idées fausses (c'est d'ailleurs pour ça qu'il a été exceptionnellement aidé pour être élu) et il a répondu que le modèle d'économie de marché auquel nous étions "attaché" ne nous permettait pas... etc. etc. J'aurais bien aimé être là pour lui demander :

"Donc, monsieur le Président, compte-tenu ce ce que vous dites, nous devons obligatoirement voir passer encore de nombreuses catastrophes, enterrer encore de nombreux suicidés, de subitement malades, de noyés, de carbonisés... jusqu'à ce que le Marché veuille bien nous autoriser à exprimer quelques souhaits au sujet d'une amélioration de la vie quotidienne ?" 

Cela ne passe plus.

 

De deux, au sujet d'une soi-disant "répression" de la part des forces de l'ordre républicain : il s'est offusqué, ainsi que son Premier ministre, du rapport de la Responsable des Droits de l'homme à l'ONU. Dans le même sens, un des membres de la REM a répondu à une journaliste qu'elle ferait mieux de s'interroger sur la répression qui a lieu au Venezuela au lieu de s'interroger sur la "prétendue répression" qui se passe en France dans les Manifestations des GJ.

Il fallait oser!

... mais en même temps, ce fait de comparer démontre que la France a bel et bien pris le chemin d'un pays pouvant tomber dans un régime totalitaire et qu'elle peut donc dorénavant rayer dans sa carte d'identité la mention "Pays des Droits de l'Homme".

 

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