Babette Grivinci
écrivain-biographe-correctrice
Abonné·e de Mediapart

168 Billets

2 Éditions

Billet de blog 11 juil. 2022

ENERCOOP, vandalisé par ENEDIS!

"Vandalisé", le mot est fort, je l'avoue, mais vous comprendrez ma colère en lisant la suite...

Babette Grivinci
écrivain-biographe-correctrice
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

En 2019, j'ai choisi de m'inscrire à Enercoop pour payer mon électricité, parce que cet organisme ne vendait à ses clients que des énergies alternatives, non polluantes et pas du tout venant du nucléaire. On paie un peu plus cher mais on a la satisfaction d'avoir opté pour une source d'énergie "écologique", non nuisible à l'environnement. Les déchets nucléaires, la pollution des terres et des eaux, non merci, c'est pour moi rédhibitoire.

Tout se passait bien, je faisais un relevé de mon compteur régulièrement, relevé que j'indiquais sur mon espace client Enercoop, là où c'était demandé et je payais mes factures dont le montant est prélevé chaque mois.

C'est un compteur comme avant les Linky et il fonctionne très bien. J'avais refusé qu'on me l'installe, à l'époque où EDF faisait sa grande opération de communication pour l'installation de nouveaux compteurs intelligents appelés Linky, pour des raisons de santé. Trop d'ondes électromagnétiques autour de soi, c'est reconnu, perturbent considérablement le cerveau et peuvent entraîner des handicaps sérieux.

Il y a environ un mois, Enercoop distributeur* d'électricité, a prévenu ses clients qu'EDF-ENEDIS, le fournisseur* (unique) de cette électricité, allait participer en fournissant un certain pourcentage d'énergie en électricité d'origine nucléaire. Enercoop aurait, nous a-t'on dit, des problèmes en approvisionnement d'énergie d'origine alternative et écologique (sans risque pour l'environnement et la santé des gens), i.e non fossile, non polluante et non nucléaire.

J'ai été obligée d'accepter... ne connaissant pas d'autres distributeurs.

Seulement voilà : Enercoop vient de prévenir tous ses clients qu'Enedis avait décidé de taxer tous ceux qui n'avaient pas le compteur Linky! En plus de ma facture liée à ma consommation d'électricité, je vais devoir payer près de 10 €/mois!

Je suis d'autant plus en colère que j'ai toujours fait très consciencieusement mes relevés de compteur. Cela ne me pose aucun problème de le faire. Je reproduis simplement les chiffres qui s'affichent et qui informent le nombre de kilowatts que j'ai utilisés.

Il paraît qu'EDF est endetté... ah oui ?  Alors comme ça EDF-ENEDIS va récupérer l'argent qu'il a perdu en faisant payer les consommateurs qui ont refusé le Linky (pour des raisons parfaitement justifiées) ?

IL N'EN EST PAS QUESTION**! Je galère déjà tous les mois à cause des autres prélèvements obligatoires des autres charges (loyer, gaz, mutuelle santé, assurance, téléphone et internet); alors basta! qu'Enedis-EDF n'en rajoute pas. Je ne suis pas responsable de sa dette.

* fournisseur, distributeur, parfois je ne sais plus qui est qui

** et j'ai prévenu Enercoop, qui transmettra

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Afrique
La crise climatique attise les tensions au Kenya
Les questions d’écologie sont absentes des discours des candidats aux élections générales du mardi 9 août. Pourtant, avec un régime de pluies devenu « imprévisible », le pays subit fortement les conséquences du dérèglement climatique, qui aggrave des tensions existantes.
par Gwenaelle Lenoir
Journal — Afrique
Le pays suspendu à un scrutin à haut risque
Mardi 9 août se déroulent au Kenya des élections générales. Alors que la population fait face à une crise économique et à une forte hausse des prix, ce scrutin risque de déstabiliser ce pays clé de l’Afrique de l’Est. 
par Gwenaelle Lenoir
Journal — Écologie
Petits canaux contre « idéologie du tuyau », une guerre de l’irrigation
Très ancrés dans les territoires montagneux du sud de la France, prisés par les habitants, les béals sont encore vitaux pour de nombreux agriculteurs. Mais cette gestion collective et traditionnelle de l’eau se heurte à la logique de rationalisation de la ressource des services de l’État.
par Mathieu Périsse (We Report)
Journal
Climat : un été aux airs d’apocalypse
Record de sécheresse sur toute la France, feux gigantesques en Gironde, dans le sud de l’Europe et en Californie, mercure dépassant la normale partout sur le globe… Mediapart raconte en images le désastre climatique qui frappe le monde de plein fouet. Ce portfolio sera mis à jour tout au long de l’été.
par La rédaction de Mediapart

La sélection du Club

Billet de blog
La grosse entourloupe de l'AAH
Alors qu'on parle de la victoire de la déconjugalisation de l'AAH, alors qu'on cite les augmentations de ce minima social comme une exception du macronisme, personne ne parle d'une des plus grandes entourloupes des dernières années : la suppression du complément de ressources de 180 euros pour les nouveaux admis dans le système.
par Béatrice Turpin
Billet de blog
Pour la rentrée, préparons la riposte !
Bientôt, les vacances seront terminées. Et beaucoup se demandent maintenant de quoi sera fait leur avenir avec un gouvernement qui n’a concédé presque rien aux salariés, aux retraités et aux chômeurs en termes de pouvoir d’achat.
par Philippe Soulié
Billet de blog
Loi pouvoir d'achat : Macron & Borne veulent prolonger notre ébriété énergétique
[REDIFFUSION] 42°C en Gironde. 40°C en Bretagne. 20 000 hectares partis en fumée. Lacs, rivières et sols s'assèchent. Les glaciers fondent. Que fait-on à l'Elysée ? On reçoit le président des Emirats Arabes Unis pour importer plus de gazole. A Matignon ? On défend un projet de loi « Pouvoir d'achat » qui vise à importer plus de gaz du Qatar et des Etats-Unis. Où est la sobriété ?
par Maxime Combes
Billet de blog
Le pouvoir d'achat des fonctionnaires vampirisé par quarante ans de néolibéralisme
Lorsque la spoliation du pouvoir d'achat des fonctionnaires devient une institution sous la Cinquième République...
par Yves Besançon