Un peu d'humilité, Monsieur le Président, please...

Monsieur le Président,

Je vous écris cette lettre que vous lirez peut-être...  certainement pas mais, comme disait Télérama fut un temps... ça fait du bien.

Depuis le début du mois de mars, vous êtes intervenu plusieurs fois.

La première fois, malgré quelques petites incohérences, je vous ai trouvé très bien, réconfortant.

Les fois suivantes, moins.

Dans la dernière, vous avez fait comprendre que les SDF et les Exilés (les demandeurs d'asile) étaient sur le même plan, en ce qui concerne l'aide humanitaire, ceci en pleine période d'épidémie/pandémie! Je ne sais pas si vous êtes au courant mais des SDF sont déjà morts, des médecins, des infirmières et j'en passe. Imaginez alors ce qu'il se passe dans les camps d'exilés... (si vous en êtes capable).

Vos Ministres (concerné-e-s) et vous-même ne cessez cependant de répéter - et les médias publics idem - les consignes pour éviter la maladie (que tout le monde connaît maintenant). Rien que là, y'a un immense problème!

Vous infligez des amendes si on ne respecte pas vos consignes mais votre Ministre du Travail exhorte les travailleurs à aller travailler. N'y-a-t'il pas un problème, là aussi ?

Quant à nous, "votre peuple", nous avons bien compris le message. On est au courant pour la maladie et on fait ce qu'il faut, on obéit aux consignes, on est discipliné. Malheureusement encore, vous laissez prétendre qu'à cause de quelques farfelus, ce sont tous les Français qui sont condamnés par Vos décisions.

C'est tout ce que j'ai à vous dire.

 

Bonne santé, Monsieur le Président,

BG

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.