Covid19 – Jérôme Salomon propage une idéologie de mort

L’antibiotique est le principal remède utilisé par les médecins pour soigner les malades du covid-19. Dans un courriel du 9 juin, Jérôme Salomon fait pression pour qu’ils arrêtent d’en prescrire, au nom de la « littérature » ; et de quoi d’autre ?

Le professeur Perrone, éminent infectiologue à l’hôpital de Garches et défenseur du traitement à base de chloroquine et d’antibiotiques, sort le 17 juin son livre alerte « Y a-t-il une erreur qu’ILS n’ont pas commise ? ». Il risque d’y manquer une grosse, de monstruosité, à moins qu’il n’y adjoigne un erratum.

Le directeur général de la santé (DGS) Jérôme Salomon annonce dans son courrier que « Le HCSP recommande, de manière générale, qu’aucune antibiothérapie ne soit prescrite chez un patient présentant des symptômes rattachés à un Covid-19 confirmé… ». Nous avons donc le président Macron, réfugié derrière le Premier ministre Édouard Philippe, réfugié derrière le ministre de la Santé Olivier Véran, réfugié derrière le DGS, lequel se réfugie derrière le Haut Conseil à la Santé Publique, pour empêcher les médecins traitants de prescrire une famille de médicaments utilisée depuis 1941, au risque extrêmement élevé de laisser mourir des citoyens infectés par le covid-19.

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L’épidémie touche à sa fin, il reste néanmoins dans les hôpitaux plus de dix mille patients présumés infectés au coronavirus, ils sont donc dans un état préoccupant et ne s’attendent pas nécessairement à une diète au paracétamol ni au passage incertain en salle de réanimation. En début de confinement, une amie testée positive à l’hôpital, avec les deux poumons touchés « à 20% » par l’infection, a été oxygénée par respirateur non invasif, et soignée par traitement antibiotique, l’amoxicilline en l’occurence. Bien que prise en charge après douze jours d’apparition des symptômes, en raison de la fermeture du centre médical de sa ville et de la roue libre gouvernementale (« Restez chez vous », « … si ça s’aggrave appelez le… »), elle a évité la douloureuse et anxiogène phase de réanimation. Cependant, comme beaucoup de gens qui ont subi la forme grave de la maladie, elle « sent ses poumons » encore maintenant, par intermittence. Il est fort probable qu’elle n’aurait plus ces douleurs et sa fatigue rémanente, si elle avait été traitée plus tôt.

"Flagellants flamands" "Flagellants flamands"

Le point sur les antibiotiques

Créée par des médecins, la plateforme Sermo effectue le recensement de plus de 20 mille médecins de trente pays différents. Les médicaments les plus prescrits sont « l’azithromycine ou antibiotiques similaires », avec un taux de 42% en hôpital, et 40% hors hôpital. Jérôme Salomon écrit : « Dans l’infection par le SARS-CoV-2, la littérature n’apporte pas d’argument pour proposer la prescription d’azithromycine » ; il y aurait donc selon lui une majorité de charlatans officiant dans les établissements de santé du monde entier, ne s’appuyant sur aucune connaissance, incapables de communiquer entre eux, incapables d’évaluer l’impact des soins sur leurs patients, depuis des mois.

Recensement mondial de la plateforme Sermo Recensement mondial de la plateforme Sermo

En France, la docteur iséroise Sabine Paliard-Franco a publié début avril les observations de ses traitements sur 24 personnes à base de macrolides, la famille des antibiotiques comprenant l’azithromycine. De nettes améliorations étaient visibles après 48 heures, son rapport est consultable ici. En Moselle, le Dr Jean-Jacques Erbstein témoigne qu’après avoir vu mourir des patients en respectant la consigne du “paracétamol ou rien“, il a affiné sa compréhension du processus d’attaque du virus, ce qui l’amena avec des collègues à associer l’azithromycine avec du zinc, notamment. Il était convoqué ces jours derniers par l’Ordre des médecins, dans une logique punitive.

Nous ne parlons pas de l’IHU de Marseille qui a administré l’azithromycine avec une autre molécule dont le nom m’échappe, avec un taux de létalité de 0,5% parmi les plus de 3000 patients testés positifs, le taux le plus bas de tous les hôpitaux ayant annoncé leur bilan. Les trois rapports qu’ils ont publiés sur 24, 80, puis mille personnes ne comptent pas dans la « littérature », puisqu’ils ne sont pas parus dans les revues médicales.

L’efficacité des antibiotiques contre l’infection respiratoire induite par le virus n’est pas, à proprement parler, une surprise. De nombreuses formes de pneumopathies sont soignées depuis des décennies par des antibiotiques. Soit dit en passant, si le patient est testé positif au covid par erreur (la fiabilité des tests est un autre angle mort du DGS), il est soumis au restrictions de Jérôme Salomon.

Dans cet article de mars 2019, du Journal des femmes Santé, nous lisons :

« Les causes de la pneumopathie infectieuse sont la contamination du poumon par voie aérienne généralement provoquée par une bactérie, un parasite ou un virus », et en cas d’origine bactérienne, « une antibiothérapie est le traitement le plus adapté » : « Le médecin prescrit une antibiothérapie dite "probabiliste" en première intention, en cas de non amélioration dans les 48h, une seconde consultation doit être faite pour adapter la prise en charge », précise le Dr Schuller.

Oui, mais le covid-19 est un virus, diriez-vous. Il y a deux réponses à cela. Le journal France Soir, seul organe de presse national, à ma connaissance, qui ose s’écarter de la propagande Covid, écrivait le 4 mai dernier :

« Les patients les plus touchés par le COVID, ceux qui se retrouvent en réanimation, sont des gens en hyper-inflammation. Leur système immunitaire réagit de manière à la fois excessive et imprécise. C’est ce qui favorise la fameuse « tempête de cytokines » qui peut aller jusqu’à détruire les poumons. Lorsque vous remontez à la source de cette inflammation, vous trouvez des bactéries. Ce n’est pas seulement une surinfection, c’est notre microbiote qui se retourne contre nous. La procalcitonine, élevée chez de nombreux patients Covid-19, marque la présence d’infections bactériennes ».

Il y a donc une explication rationnelle de l’efficience des antibiotiques : le coronavirus perturbe le microbiote de notre organisme, c’est à dire l’ensemble des bactéries, virus et levures vivant dans notre corps. Il favorise donc des infections bactériennes, qui se concentrent particulièrement au niveau des poumons et de l’intestin. C’est ce qui explique les problèmes respiratoires ainsi que les fréquentes diarrhées et troubles digestifs concomitants.

Naturellement, des médecins ont utilisé des antibiotiques à large spectre comme l’amoxicilline. Mais les plus efficaces semblent être les macrolides, dont la fameuse azithromycine (AZT). Ce qui nous amène à la deuxième réponse : l’AZT agirait non seulement sur les bactéries, mais sur le processus viral. Ainsi, des chercheurs mexicains ont expérimenté in vitro l’effet de l’AZT au sein de cellules épithéliales pulmonaires. Ils notent d’une part la capacité des « bases faibles » de l’AZT à réguler le taux d’acidité des cellules, trop élevé en cas d’infection. D’autre part, « l'AZT peut réduire l'activité de la furine qui est abondamment présent dans les cellules épithéliales respiratoires ». La furine est une enzyme dont le covid-19 se sert pour coloniser d’autres cellules, l’antibiotique aurait donc une action directe permettant de réduire le potentiel infectieux du virus.

Nous citons ici seulement quelques-uns, des rapports cliniques observationnels, et des constatations faites par des médecins de ville ou d’hôpitaux qui ont expérimenté différents types de traitements, et ont conclu en fonction de leur expérience et de leur suivi des hommes et des femmes souffrant des symptômes induits par le covid-19, que les antibiotiques, spécialement les macrolides et l’AZT, permettait de guérir leurs patients.

Nous citons ici seulement l’une des études biologiques qui confèrent une très forte crédibilité à l’action curative de certains antibiotiques, réalisée à l’aide d’expérimentations et d’outils issus de la science physique et des sciences du vivant, apportant des clés à la compréhension des processus organiques, cellulaires et moléculaires relatifs au mode d’action du covid-19.

L’expérience médicale au long cours (utilisation des antibiotiques pour de multiples cas d’infections pulmonaires), l’expérience médicale exprimée par de nombreux médecins traitant le covid-19 et confirmée par l’écrasante majorité des prescriptions d’antibiotiques dans le monde (étude Sermo), différentes expériences en cohérence avec les interprétations médicales et scientifiques, vont toutes dans le sens de l’efficacité de traitements aux antibiotiques.

Même dans les publications qui contestent les effets curatifs de l’AZT, les auteurs n’osent pas émettre de contre-indication : « Il est toutefois reconnu que certains cliniciens peuvent souhaiter prescrire de l'azithromycine pour traiter une pneumonie bactérienne suspecte qui a compliqué COVID-19…», peut-on lire dans une « rapide revue » des études existantes, financée par le Wellcome Trust, un laboratoire anglais qui travaille avec la fondation Bill et Melinda Gates sur le covid-19.

La loi du profit n’explique pas tout

Cette attaque gouvernementale contre la prescription d’antibiotiques et l’application du serment d’Hippocrate par les médecins, fait suite à l’attaque faite contre l’administration de l’association Hydroxychloroquine/Azithromycine ; notons qu’aucune étude convaincante, aucune étude menée dans des conditions de contrôle médical satisfaisantes et présentée de manière transparente, n’a été publiée qui contredise l’efficacité de cette association prescrite d’abord en Chine, puis en France, en Afrique, et dans de nombreux pays.

Parallèlement, le ministre de la Santé Olivier Véran a signé le décret d’autorisation du Rivotril, ce médicament qui précipite la mort des patients en insuffisance respiratoire. Combien de nos ainés isolés en Ehpad, loin de leurs familles, privés de soins hospitaliers, ont été rivotrilisés sans même avoir eu droit à une tentative de soins par antibiotiques ? Nous ne le saurons jamais.

C’est ce même ministre qui a signé le décret de limitation de la chloroquine aux états graves et au milieu hospitalier, le même qui n’a rien fait, ou pas assez, ce qui revient au même, pour diligenter une étude clinique complémentaire aux études chinoises et à celle de l’IHU de Marseille, de manière à réfuter ou confirmer le bienfait de ces soins. Son action pouvait être diplomatique : envoyer des médecins ou des moyens dans les centres de soins étrangers, de manière à faire un recensement de qualité des données et témoignages disponibles ; superviser des essais thérapeutiques dans un autre hôpital français, en facilitant la rapidité du processus. L’absence de résultats prouve que ce travail n’a pas été fait.

La désinformation des autorités de santé est constante. À elle seule, la persistance de conducteurs seuls dans leur voiture portant un masque, démontre la nullité ou la malveillance de la communication relative au covid-19. L’hypoxie, à savoir la raréfaction d’oxygène sanguin doublé d’une élévation du taux de CO2, induite par le port prolongé des masques, n’est pas un sujet pour les communicants ministériels.

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Concernant le seul médicament reconnu utile officiellement, le site gouvernement.fr informe : « Dans le cas d’une infection au COVID-19, le paracétamol est recommandé ». C’est sans aucun doute une recommandation médicale ; dangereuse, puisque si on ne laisse jamais monter la fièvre, le système immunitaire est inhibé et ne combat pas efficacement l’infection virale. Étant donné que le confinement s’est accompagné de la fermeture de nombreux centres médicaux de proximité, et que le gouvernement n’a rien fait pour y remédier (les témoignages de malades qui ont eu un mal fou à trouver un médecin sont nombreux), on en conclut que les personnes qui ne connaissent pas le bon usage du paracétamol sont mises en danger par l’information tronquée des autorités.

La pression de l’industrie pharmaceutique a gravement pesé sur les décisions gouvernementales, c’est incontestable. Cela s’est produit fréquemment dans l’histoire, de manière ponctuelle du moins, sous fond de corruption difficilement assimilable aux instances étatiques dans leur ensemble. Mais cette épidémie accapare les esprits et les énergies depuis plus de six mois, c’est la préoccupation première citoyens, des professionnels et des politiques.

Dans ce contexte, seule une orientation idéologique mettant au second plan la vie des citoyens en temps de paix, est susceptible de rendre compte de la succession de décisions prises par les plus hautes instances de l’État.

Si tous les médecins suivent les recommandations de Jérôme Salomon, aucune personne atteinte du covid-19 ne sera soignée aux antibiotiques à domicile. Les malchanceux atterriront à l’hôpital dans un état aggravé. À l’hôpital, ils devront encore attendre « des résultats microbiologiques et radiographiques » , avec un délai dépendant des laboratoires. Ce processus est coûteux pour le citoyen et la collectivité, accapare des moyens humains, fait peser le poids des soins sur un hôpital précarisé, et surtout fait perdre du temps et des chances de survie.

Il faut dire que l’antibiotique n’est pas très en vogue, les rares découvertes ne stimulent plus l’innovation. L’ « antibiorésistance » est un concept bien plus porteur, l’OMS, l’ONU, le G20 tirent l’alarme. Peu importe si des infectiologues expérimentés jettent ce concept à la poubelle, c’est la « littérature » qui le dit : plus on gobe des antibios, plus les bactéries résistent. La fondation Bill&Melinda Gates, bien sûr, anticipe la catastrophe depuis 2009 avec la Global Antibiotic Resistance Initiative, qui vise à « promouvoir les efforts pour réduire les ventes et les prescriptions inappropriées d'antibiotiques », et finance les génies du génome qui vont nous expliquer à coups de milliards de dollars comment l’ADN des bactéries va se débrouiller pour résister. D’ici à ce qu’une bactérie résistante s’échappe d’un laboratoire, il n’y a qu’un pas.

La compétence, l’expérience, l’élaboration collective, la capacité humaine d’évaluation des médecins en contact avec leurs patients sont violemment remis en cause, au détriment de la population, au détriment de l’éthique médicale. L’argument « scientifique » est brandi au détriment de la méthode, de l’intégrité et de la rigueur, c’est en fait un scientisme à visée politique ou criminelle qui se profile. Le médecin est sommé de se transformer en petit soldat de l’administration, sous surveillance de l’Ordre des médecins, des pharmacies volontaires ou de la CPAM en premier rempart.

Quand tous les critères médicaux seront rangés dans des cases calibrées, l’Intelligence Artificielle pourra remplacer les médecins qui deviendront des techniciens ou disparaitront. La batterie de soins autorisés sera contrôlée par l’organe central, de manière égalitaire ou sélective, selon que l’option eugénisme est activée ou non.

Le savoir médical se mesure désormais au poids, et non plus à la qualité d’un savoir holistique qui puise dans les savoirs anciens transmis d’homme à homme et revisités au gré des connaissances modernes. Ce poids, jaugé à la quantité de papiers d’une littérature « scientifique » alimentée par des programmes de recherche décidés et financés prioritairement par des instituts d’intérêts privés et obscurs, signifie la mort du Savoir, et in fine, de nos cultures. Et comme la médecine du serment d'Hippocrate est en cours de remplacement par la médecine administrative, ce sont tout simplement nos vies qui sont en jeu.

 

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