Pass sanitaire et suppression du libre arbitre

Avec l’imposition du « passe », le conseil de Défense inscrit dans le marbre des frontons officiels délabrés, le règne de l’arbitraire, fracasse les principes, les constitutions, la science, les relations humaines, les corps.

Les lois scélérates s’avalent mieux en période estivale, en général. Pour le pass dit sanitaire, c’est raté. Jamais la France n’a connu autant de manifestations en plein été, très suivies dans des villes moyennes comme Vannes, Besançon, Nice, Toulouse... Le triptyque républicain est omniprésent en affiches et en paroles, ce qui, à part Laurent Fabius, ne devrait étonner personne.

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En Espagne, les Cours Suprêmes des régions autonomes de Galice, des Canaries, d’Andalousie et Cantabrie ont suspendu et restreint l’application du pass sanitaire à la mi-aout, les gouvernements locaux les ayant indûment court-circuités.

Face au “Green pass“, les italiens ne sont pas en reste, avec une mobilisation similaire à la France, et une différence notable, il popolo n’est pas totalement abandonné par l’intelligentsia : publiée dans la revue officielle Magistratura Democratica, « le courant historique des juges de gauche », une tribune virulente fustige la « violation du droit constitutionnel », appelle à l’invalidation du pass à la sauce italienne, déclare que le refus du vaccin « doit être protégé et ne pas être drapé d’un moralisme apocalyptique », et raille ce « gouvernement aplati sur la logique de l'urgence ». Le journaliste de il Giornale est frappé par l’expression « appiattimento su una logica emergenziale », caractéristique des années de plomb, référence historique qui ne devrait pas émouvoir nos intellectuels passivement aplatis sous l’amoncellement de mesures arbitraires.

Pas besoin d’avoir fait Science Po pour s’apercevoir que les fondations d’une coexistence démocratique et pacifique sont torpillées par cette mesure aux conséquences discriminantes. La république bicentenaire est-elle assez friable pour que ses valeurs premières soient jetées en pâture au détour d’une épidémie ? C’est en tout cas le message du Conseil Constitutionnel, sous-tendant que la Constitution française protègerait mieux d’un virus que de la déliquescence morale et politique.

« Punition politique » en Martinique

Aux yeux de l’État français, la Martinique est un très mauvais exemple, avec seulement 16% de vaccinés ; cependant, la mortalité covid officielle, d’un facteur deux fois et demi inférieure à celle de métropole avant l’été, signe d’une immunité naturelle moins étendue, explique aussi bien l’émergence épidémique.

Les hôpitaux sont évidemment « débordés », et les pompiers « submergés », à tel point que ces derniers se sont réunis pour refuser les renforts promis (!), comme en Guadeloupe d’ailleurs, dénonçant l’instrumentalisation des pompiers pour la « propagande vaccinale », avant de rejoindre, en pleine revue du ministre Véran, des soignants indignés du CHU de Fort-de-France, l’un s’étranglant que l’on « puisse laisser des personnes infectées par le covid, seules chez elles, avec de l’efferalgan et du doliprane », l’autre, la secrétaire générale CGTM Magalie Zamor, s’indignant « qu’on empêche de prescrire, qu’on empêche les pharmacies de délivrer » les « traitement alternatifs », dont l’existence, Ô miracle, est désormais connue du personnel syndical.

Une martiniquaise va plus loin, affirmant que selon des sources hospitalières, « tous les stocks d’Ivermectine ont été réquisitionnés […] par le biais de la gendarmerie, dans toutes les pharmacies, puisque les médecins ici commençaient à prescrire beaucoup d’Ivermectine et d’Azithromycine…» ; cette femme, qui s’exprime anonymement et dénonce une « punition politique », a fait suffisamment d’écho pour que l’AFP finisse par publier un démenti. Il faut croire que l’AFP est le nouvel organe de communication gouvernementale, puisque la préfecture de Martinique n’a pas démenti sur son site, ni sur twitter, où elle s’enorgueillit d’avoir vidé les plages, ces lieux de saines activités hyper-ventilés où l’autoproduction de vitamine D est hautement plus probable que la transmission du virus.

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L’AFP confirme cependant les « "pénuries" ou "ruptures de stock chez les grossistes" » et l’ARS prévient que « si les patients ne peuvent pas bénéficier d’oxygène à domicile, ils seront hospitalisés en médecine en attendant ». La situation s’est tellement détériorée depuis la visite de Mr Véran, que les syndicats CDMT–CGTM–FO–UGTM–USAM lui ont lancé un ultimatum fin aout, en dénonçant « la stratégie sanitaire actuelle qui écarte les médecins traitants […] pour tout centrer sur l’hôpital et la réanimation… ».

Une réanimation, disons, renforcée par les médecins de métropole, aguerris aux protocoles de soins « palliatifs ». À l’écoute de cette infirmière de bloc opératoire, sur la chaine guadeloupéenne canal10, il y a des « aides » qu’on ne peut pas refuser.

Infirmière de bloc sur les "palliatifs" Hypnovel + morphine

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Les « renforts » sont arrivés, l’Outre-mer est désormais alignée à la métropole, parcours du combattant garanti, pénuries en prime, expédition gratuite :

  • Trouver le médecin qui veuille bien prescrire. Lire le récit de cet homme amené à prendre le train vers Paris (diagnostiqué covid et contagieux…), suivant la « filière » qu’il a repérée.
  • Trouver la pharmacie qui ne se plie pas à la prohibition. Écouter le témoignage d’un Réunionnais, trop vécu pour être inventé, à 58mn 16s de cette vidéo.
  • En cas d’échec, prier.

Les raisons de la Colère

Le gouvernement voudrait forcer 80% d’une population à subir un traitement qu’elle refuse fermement. Les martiniquais ont une culture (pas précisément celle de Pasteur), une histoire riche d’enseignements (pas précisément en faveur des pouvoirs centraux et lointains), une expérience de l’expérience (la chlordécone, pesticide ultra-cancérigène béké qui n’a pas fini de les empoisonner), des savoir locaux et universels, une tradition orale, favorisant un bouche à oreilles que Google n’est pas encore parvenu à censurer, et une solidarité qui ne se limite pas à applaudir les infirmières tous les soirs à 20h00.

Je ne sais pas comment Mussolini imposa ses vues aux italiens, mais à la force, il alliait la propagande et la persuasion. En débutant par une intrusion aussi outrée et manifeste qu’en Outre-mer, le président Macron ou les donneurs d’ordre troquent le reliquat de persuasion contre une situation de terreur.

Côté métropole, la défiance populaire rejoint lentement le niveau d’Outre-mer, mais il suffit d’avoir recours à la rationalité, à la légalité ou à la décence, pour trouver des critères de refus à l’injection partagés de part et d’autre de l’Atlantique :

  • Désaccord citoyen quant à l’intérêt sanitaire d’une vaccination généralisée, vis-à-vis des caractéristiques de l’épidémie.
  • Refus de participer à une expérimentation médicale ou scientifique. Ce refus légal est notamment protégé par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (voir plus loin).
  • Non consentement, sous la protection de l’article L1111-4 du Code de la Santé Publique : « Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment».
  • Non consentement individuel : raison médicale non reconnue par l’administration, choix de vie éthiques ou spirituels...
  • Non consentement selon l’article 16-3 du Code civil : « Il ne peut être porté atteinte à l'intégrité du corps humain qu'en cas de nécessité médicale pour la personne ou à titre exceptionnel dans l'intérêt thérapeutique d'autrui». Étant donné qu’il est établi que l’injection ne réduit que partiellement, au mieux, la transmission du virus, la notion de l’intérêt pour autrui n’est pas étayée scientifiquement.
  • Principe de précaution : désaccord citoyen en rapport au danger sanitaire d’une vaccination généralisée, potentiellement dévastateur, vis-à-vis du caractère expérimental et peu transparent des produits proposés. Du fait de la technologie génique expérimentale, ou du phénomène classique de pression de sélection.

Quant au pass qualifié de sanitaire, sa seule conséquence scientifiquement démontrée est d’ordre coercitif et ségrégatif.

Le pass est actuellement assujetti à trois critères techniques :

  • Certificat de vaccination.
  • Preuve d'un test négatif de moins de 72h.
  • « Le résultat d'un test RT-PCR ou antigénique positif attestant du rétablissement de la Covid-19, datant d'au moins 11 jours et de moins de 6 mois».

[ Ce dernier critère est absurde. RIEN ne garantit qu’après 11 jours, une personne infectée soit guérie et non contagieuse. Il est anti-scientifique : la fiabilité de ces tests est précaire, contrairement aux tests sérologiques détectant les anticorps post-infection, très fiables ; ils sont les seuls à détecter directement l’acquisition d’une immunité (elle est naturelle si les anticorps de type N nucléoprotéines, sont recherchés ; ces tests existent). Leur exclusion est inexplicable. Résultat : des personnes possiblement contagieuses seront éligibles au pass sanitaire, et les personnes rétablies sans avoir été testées (très nombreuses en 2020) ne sont pas éligibles malgré leur immunité solidement acquise et démontrable par test sérologique : des millions ou dizaines de millions de français sont/seront vaccinées, avec les risques attenants, pour rien.]

Le citoyen est pratiquement soumis à une obligation vaccinale, s’il veut accéder à des activités régulières conditionnées au pass (il est évident que subir un test tous les trois jours n’est pas une option décente).

Toulouse pour le passe-partout Toulouse pour le passe-partout

Qu’il y ait ou non volonté de discrimination, des citoyens, vaccinés de gré ou de force, non vaccinés, sont privés de droits et ostracisés, car ils font valoir des positions citoyennes :  

  • Refus du contrôle/traçage QR code systématique, discriminant, coercitif et humiliant.
  • Refus parental pour protéger les enfants.
  • Dignité blessée (dépossession de nos corps, de malaise diffus, sentiment d’une fraternité fracturée…).
  • Exigences républicaines et humanistes : défense de la Loi, de la Constitution, des droits humains fondamentaux, des traités internationaux, des principes.
  • Soutien à une politique de santé ciblée et efficace, centrée sur la médecine de proximité et la mise en œuvre des traitements préventifs et précoces à base de médicaments anciens repositionnés, quasi sans danger et à bas coût, avec introduction parcimonieuse et intelligente de produits vaccinaux en fonction de leur sûreté.
  • Refus pour doute ou défiance quant à la finalité des mesures, dont les conséquences politiques autres que sanitaires sont flagrantes et désormais actées par l’introduction d’un pass dit sanitaire.
  • Défiance vis à vis de méthodes, schèmes et circonstances multiples identifiables aux épisodes historiques les plus nauséabonds.

La réalité est forcément plus complexe et diverse, ce ne sont que des lignes directrices. Les ressentis exprimés sont également révélateurs.

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Perspectives

Après un an de suspension de la liberté de réunion, nous voilà en période électorale, les débats publics sous pass sanitaire fleurissent, fête de l’Huma en tête, desquelles les dissidents au pass sont et seront de fait exclus. C’est une sorte d’apartheid naissant, non pas racial, mais politique.

[ Note : Le pass n’est pas imposé pour les réunions politiques. Il l’est pour des jauges de 1000 personnes, dans les réunions souvent tenues dans des salles de bistrots, ou selon la décision des organisateurs…].

Les autorités ont le moyen d’identifier les populations non conformes à ses injonctions, avec différents niveaux de classification. Par exemple, la liste des personnes vaccinées mais refusant la procédure de pass sanitaire, est classable dans les refus à dominante politique.

Les agents de la Stasi n’auraient pas rêvé un si bel outil de fichage.

De l’ethnologue suisse Christian Ghasarian :

« Nous entrons dans une ère où se faire vacciner constitue un nouveau rite de passage dans lequel ceux qui ne se soumettent pas aux injonctions sanitaires décidées par les instances politiques risquent de devenir des citoyens de seconde zone ».

Professeur en philosophie René Chiche, suite à l’initiative arbitraire du ministre Blanquer « d’évincer » des cours de classe les écoliers non vaccinés testés positifs :

« On a affaire à une expérience de Milgram grandeur nature où on habitue les gens à obéir à des choses qui n’ont aucun sens mais à force d’obtenir ce consentement on va de plus en plus loin ».

On voit fleurir sur le net des légèretés, genre « se priver des terrasses de café c’est pas la mer à boire », que j’imagine tapées d’une main sur le smartphone, l’autre tenant une bière obtenue d’un serveur-contrôleur. L’accès non QR-codé aux lieux culturels est interdit, pas grave, ils sont bien sûr inessentiels, ainsi que les trains à moyenne distance, en attendant que la prochaine acmé virale à base de « cas covid » n’aboutisse à sa prolongation, et pourquoi pas, à son extension aux transports urbains…

Une de mes proches parentes a fini par céder après s’être faite incendier (sans pass) par le service d’ordre de sa piscine ; se faire inoculer pour aller nager, c’est y pas mieux que nager pour rester en bonne santé ?

S’attabler au restaurant auprès d’amis ou de collègues, sachant qu’un agent peut surgir à tout moment scanner vos écrans, on a beau dire, c’est un tantinet humiliant ; le contrôle systématique dans les supermarchés, ça grippe le business. Par bonheur, le bluetooth ou la puce RFID saura remplacer ce geste consistant à sortir son engin de la poche, l’allumer, présenter, numériser, vérifier, « vous êtes en règle allez-y », le passage à travers le guichet automatique sans contact vous épargnera les tracasseries quotidiennes ; on verra alors si Edouard Leclerc résiste encore au pass.

Mais une puce RFID, ça peut se prêter, ça serait injuste que des resquilleurs circulent en ces lieux à haut risque, tellement. Vous aurez alors le choix, initial, entre la reconnaissance faciale, pas géniale depuis la greffe des muselières, ou bien rétinienne, mais il faut fixer le capteur des yeux, pas terrible, Big Brother sait se faire oublier ; le top du top, c’est la puce intracorporelle, elle est à toi, elle est dans toi, personne il ira te la voler, personne il ira tricher, non mais.

Ceci n’est pas de la fiction. Depuis 2018, des milliers de suédois ont des implants électroniques sous-cutanés facilitant l’accès à des bâtiments, des concerts, des boites de nuit.

Aux États-Unis, l’opposition politique au « passeport vaccinal » est très forte, 21 États ont légiféré son interdiction ou des limitations, et le pouvoir fédéral marche sur des œufs. Cependant, sept États envoient des ballons d’essai, comme l’Illinois avec son Vax Verify : le processus de vérification unique est assuré par la société de notation financière Experian, ce qui soulève quelques inquiétudes : « Si vous avez gelé votre crédit pour une raison quelconque, vous devez débloquer votre crédit auprès d'Experian afin de pouvoir accéder au carnet de vaccination électronique ».

De son côté, Thales dévoile son « portefeuille d'identification biométrique numérique », conçu pour vous aider à « accéder aux services gouvernementaux de n'importe où », ajoutant que les passeports de vaccination « serviront de précurseur au déploiement des pièces d'identité numériques mobiles ».

Remplacez le terme “accéder“ par “interdire l’accès“ aux services de base, en fonction de critères changeants, et vous avez une idée de ce que promet le concept de pass « sanitaire ». La moindre non-conformité à des paramètres stockés dans des bases de données, perméables aux erreurs et “erreurs“ administratives, selon le régime en place, est susceptible de pourrir la vie de chaque citoyen.

Pourquoi pas un système de crédit social à points, sur critères écologiques par exemple ; des critères avalisés par les fabricants de pesticides et intrants chimiques, de préférence.

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Le guide des « certifications Covid-19 » du Léviathan de la santé, l’OMS, largement contrôlé par des fondations privées, laisse peu de doutes sur la vocation ad vitaem aeternam du pass ou passeport. Publié le 27 aout, il prévoit notamment la possibilité d'élargir le suivi électronique à d'autres vaccinations, ajoutant innocemment dans un tableau type le vaccin HPV contre le papillomavirus, un vaccin pour ados hautement controversé. Le guide définit les contraintes minimales auxquelles les pays devraient se conformer, à l’intérieur des territoires comme à leurs frontières, avec une marge d’adaptation à leur « maturité sociale ». Dans la courte synthèse, il est écrit en grands caractères bleutés :

The vaccination status to protect against COVID-19 can then be used for continuity of care or as proof of vaccination for purposes other than health care.

Traduction : “Le statut vaccinal pour la protection contre le COVID-19 peut ensuite être utilisé pour la continuité des soins ou comme preuve de vaccination à des fins autres que les soins de santé“.

Un rédacteur consciencieux aurait pu écrire : “… ou comme preuve de vaccination dans le cadre de la maitrise épidémique“. Sachant que “health care“ signifie parfois “système de santé“, comme ici, on peut dire que le formulation est imprudente.

Les « fins autres » ouvrant la porte à tous les possibles, les « certificats » resteront compatibles avec ces critères OMS quelle que soit l’utilisation politique abusive ou répressive qu’en feront les États.

Il faut cependant reconnaitre les précautions prises en matière de santé. Les experts ont exclu des critères, l’immunité naturelle acquise après infection au SARS-COV-2, « en raison de l'incertitude entourant tout statut d'immunité découlant de la récupération » - ce qui leur évite de préconiser un test sérologique systématique avant vaccination.

Les lacunes des thérapies ARNm ne sont même pas évoquées dans le document de 99 pages, malgré le fait avéré et admis par diverses autorités de santé, que l’immunité vaccinale à obsolescence express n’empêche pas la transmission du virus.

Selon les statistiques israéliennes des « cas confirmés » début aout, aucune réduction des infections ne ressort : la proportion de vaccinés infectés est très proche du taux de vaccination ( > 90 ans exceptés).

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Ces chiffres ne sont pas généralisables, mais jettent un doute sur la propension des vaccinés à être infectés, annoncée de ci de là ; « de 40% à 80% », affirme la fédération suisse avec une précision à couper le souffle.

Notons que les cas sont « confirmés » par les tests PCR à fiabilité variable, hors symptômes. Il y a donc une dépendance directe au nombre de tests effectués sur chaque type de population. Or, les distorsions dues au pass sanitaire sont énormes, dès lors que les non vaccinés se font tester pour vivre, à l’inverse des vaccinés qui circulent avec pass et sans test. Ils ont bien moins de chances d’être pris dans le filet des positifs. Le green pass a été réactivé en Israël le 29 juillet, la Suisse vient juste de le lancer.

Les personnes vaccinées seraient protégées des formes graves à hauteur de 50% selon le point presse israélien.

Le cocktail vaccin + pass n’a en tout cas pas épargné Israël, dont la mortalité se rapproche de celle d’automne 2020, malgré l’habituelle clémence estivale. Dans un monde rationnel, il n’en faudrait pas tant pour lever le pied et réfléchir ; par exemple, se demander pourquoi le berceau du variant delta, l’Inde, malgré une immunité naturelle très faible en mai, s’en est aussi bien sortie qu’Israël, sans vaccin, sans pass, malgré la promiscuité des mégapoles…

Mortalité covid officielle en Inde et Israël. Mortalité covid officielle en Inde et Israël.

En comparaison, la protection par immunité naturelle après infection est confirmée par toute l’histoire de l’épidémiologie, et plus précisément par les études faites sur les coronavirus, qui attestent d’une excellente immunité, peu sensible aux virus mutants ; au sujet de la souche SARS-COV, le Vidal mentionne « des études récentes » chiffrant à plus de 10 ans la durée de l’immunité post-infectieuse. Quant au SARS-COV-2, plusieurs études montrent l’excellente immunité acquise ; la dernière en date, faite en Israël, évalue la protection naturelle contre l’infection au variant delta comme étant 8 à 27 fois plus efficace que la protection offerte par la thérapie Pfizer.

À lui seul, le guide des « certifications covid-19 » concocté par un parterre d’employés de l’OMS et de la Banque Mondiale, transforme les lapalissades en « incertitudes », et fait de l’éphémère et aléatoire immunité vaccinale ARNm, un bastion inexpugnable. Un pur négationnisme médico-scientiste exercé par l’organisation mondiale… de la santé.

Plus on creuse cette histoire de covid et de pass, plus la santé se trouve embourbée dans des marais dogmatisés, et plus il apparait qu’en effet, les fins autres que la santé saturent le programme. Si bien que se mettre à spéculer ne consiste pas à plonger dans le « complotisme », comme Rudy Reichstadt de Conspiracy Watch s’aimerait à le vociférer, mais à toucher du doigt une rationalité jamais explicitée, hypocrite toujours, la leur.­

Effet garanti : l'épuration sanitaire

Partie Place de la Bourse à Paris, l’une des quatre manifestations parisiennes du 28 aout comptait une quinzaine de blouses blanches de l’AP-HP. J’aborde un médecin réanimateur, peu bavard, pris entre le marteau du ministère et l’enclume des collègues alignés. À propos des effets graves post-vaccinaux, il reste muet ; j’insiste :

  • « Ça se voit ? »
  • « On le voit » - réponse molle
  • « On le voit ? » - je le sollicite du regard
  • « ON le voit ! » - le réanimateur opine du chef, d’une voix ferme.

Je lui demande si son service prescrit l’Ivermectine, il me dit oui, à la question « ça marche ? », il répond « bien sûr… ». Puis il me confie que dans les services de réanimation et de réadaptation, « 40% des infirmières sont prêtes à partir », donc à changer de métier, suite à l’obligation vaccinale pour les soignants. En vérifiant après coup, je m’aperçois que la réadaptation concerne notamment les AVC, les troubles cardio-vasculaires et neurologiques, bien connus de la pharmacovigilance post-vaccin. Quand « on le voit », on l’évite pour soi…

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Combien de médecins et infirmières refusant le pass sanitaire, par simple application de leurs droits humains inaliénables, ou par conviction liée à leur expérience médicale, ou par conviction médicale ET politique (c’est inévitable, les décideurs ayant allègrement mixé les deux), vont être interdites d’exercer ?

Voici le témoignage d’une amie, ex-urgentiste officiant en médecine du travail :

« Si rien ne change, dans un peu plus de 2 semaines, je n'ai plus de boulot. Je m'y prépare, j'ai rejoint des collectifs, des avocats, mais c'est rude ».

Celui de la docteure Claudia Michal-Teitelbaum :

« Pour ma part j'ai fait le choix de ne pas me faire vacciner dans l'immédiat, pour être suspendue, par solidarité avec tous ceux qu'on n'aurait jamais dû vacciner, les ados, les jeunes, les femmes enceinte... »

Avec environ 13% de personnels non vaccinés, le potentiel d’épuration est important et ciblé. Parmi elles et eux, se trouvent mécaniquement de fervents défenseurs du principe primum non nocere, d’abord ne pas nuire, qu’ils appliquent aux autres autant qu’à eux-mêmes, ou bien attachés à leur devoir de soigner en fonction de l’état des connaissances, donc de prescrire sans craindre les sanctions arbitraires d’une administration dévoyée.

Patrick Petit, président moraliste de l’Ordre des médecins, dans le Loiret :

« Il y aura des pénuries qui risquent d’être causées par ces médecins réfractaires ».

Que dire des sapeurs-pompiers, fort bien placés pour voir ce qui se passe, dont une bonne part sont déterminés à faire valoir leurs droits, déposant leurs casques « après trente ans de service » ?

Aide soignantes, ambulanciers, secrétaires des établissements de santé, médecins libéraux, c’est tout le système de santé qui va se dégrader encore, sans compter le détail qui tue, à savoir l’imposition du pass pour toute consultation hospitalière qui ne relève pas des urgences ; les retards de soins et de dépistage n’ont pas fini de s’accumuler, mais s’ils meurent sans bruit, est-ce bien grave ?

Les gagnants sont les réformateurs, suppresseurs de lits hospitaliers et promoteurs du T2A, la tarification à l’acte, Jean Castex en champion. Leur médecine administrative a un ennemi à abattre, le libre arbitre des praticiens, prélude à la standardisation et à la toute-puissance de l’industrie pharmaceutique.

Dans cette atmosphère d’inquisition, où des scientifiques réputés sont censurés sur internet, ignorés des médias, vilipendés voire dégradés, la perception des citoyens subit une distorsion telle, que se forment des microcosmes aux réalités disjointes, lesquels heureusement ne sont pas figés, le doute médico-scientifique s’ajoutant au doute ou à la défiance politique que suscitent les indicibles ambitions.

En dehors des milieux ultra-orthodoxes, qui ne ressentent rien, un sentiment de malaise, vague ou intense, domine. Depuis des mois les amitiés se brisent et se recréent, les fraternités se reconfigurent, les rencontres informelles se tarissent. Avec le pass sanitaire fait de barrières, l’idée même de fraternité - l’intelligence, l’entente, la disputation d’égal à égal, l’harmonie entre individus et groupes d’individus libres vivant sur un territoire jusqu’ici cohérent - est bafouée par l’ensemble des garants de la constitution et de la démocratie.

Des millions de personnes sont dans la détresse, sommées d’agir contre leur conscience, le couteau sous la gorge, employés de patrons zélés, chercheuses d’emploi calant le test pcr entre deux entretiens…

La fraternité républicaine est-elle si vide de sens qu’aucun garde-fou ne la protège ?

Le premier verrou était un dénommé Emmanuel Macron, juge et partie.

Article 5 de la Constitution de 1958 : Le Président de la République veille au respect de la Constitution. […]. Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités.

Passons.

Le deuxième verrou était formé des parlementaires, qui ont voté le texte à la majorité ; le troisième consiste en une saisine par au moins 60 députés et sénateurs, qui notifient leurs griefs dans une lettre au Conseil constitutionnel ; quatre saisines sont parvenues à Laurent Fabius, président du dit Conseil, contestant la conformité à la Constitution des articles 1, 2, 7 et 9 de la « loi du 5 aout 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire ». Pas très sûr de lui, le Premier ministre Castex a également soumis les articles 1, 9 et 12 de son projet.

Dans sa décision du 5 aout, Mr Fabius précise que « Le Conseil constitutionnel n'a soulevé d'office aucune question de conformité à la Constitution et ne s'est donc pas prononcé sur la constitutionnalité des autres dispositions que celles examinées dans la présente décision ».

Autrement dit, le Conseil ne garantit en rien la constitutionnalité du projet de loi !!?? Comme un élève paresseux, il s’est contenté de répondre aux questions précises des élus, mais ce n’est pas tout.

Laurent Fabius et ses acolytes ne se sont pas prononcés sur l’article 12 qui décrète rien moins que L’OBLIGATION VACCINALE ciblée, malgré la demande explicite du Premier ministre !!?????

Sur une question secondairement liée au sujet, le Conseil constitutionnel rappelle que « Les sénateurs auteurs de la quatrième saisine […] ne contestent pas l'obligation vaccinale », se défaussant ainsi de sa responsabilité ; enfin, pas tout à fait.

D’évidence, tous les français croient que le conseil étudie l’ensemble du texte de loi, ce qui parait couler de source. Et le scandale dans le scandale, c’est aucun élu n’ait contesté la conformité de l’obligation vaccinale !!??

N’ayant pas statué sur l’article 12 explicitement requis, le Conseil présidé par Laurent Fabius, qui se targue de n’avoir « soulevé d’office aucune question de conformité », s’asseoir sur une question qui, elle, a bien été soulevée. C’est un coup de poignard dans le dos des français, et un motif d’annulation de la décision de conformité du Conseil.

 Alors elle dit quoi, la constitution, sur l’article 12 ?  C’est encore une fois aux citoyens, pardon, aux « complotistes », « anti-vaxx », parfois même « antisémites », « abrutis » toujours, de faire le travail des bureaucrates payés pour.

Abondamment dénoncée, la violation du Code de Nuremberg a fait l’objet d’une plainte, émise par des avocats israéliens auprès de la CPI. Le journal Le Monde démonte « le spectaculaire coup de bluff des anti-vaccins », arguant que ce code éthique est « sans véritable valeur juridique », ce qui vrai. Puis le journaliste se débarrasse des questions éthiques grâce à une professeure en droit genevoise, qui prétend qu’« Il ne s’agit pas d’une expérience ou d’un essai clinique », les vaccins ayant « reçu une autorisation de mise sur le marché, même si une procédure accélérée a été utilisée. » Stéphanie Dagron est consultante pour l’OMS, ce qu’oublie de préciser le journaliste, pas plus regardant sur la déontologie de la charte de Munich que sur l’éthique tout court. Le conflit d’intérêt de la professeure, gros comme un furoncle sur la figure, n’a bien sûr rien à voir avec son mensonge par omission : une experte juridique ne peut oublier que la phase III de l’essai est en cours dans la clinique planétaire, ni que l’AMM est une autorisation conditionnelle.

Cet adjectif recèle un trésor de surprises létales. En l’attente de « l'essai principal qui se poursuit pendant deux ans », l’agence européenne avait émis des réserves sur les processus de fabrication, en l’absence de garantie des industriels. C’est par une fuite de courriels de Pfizer que l’on apprit que le taux d’ARN messager intègre variait de 50% à 80% selon les lots, mêlé à des quantités incontrôlées de fragments d’ARNm aux effets inconnus. Nous ne saurons jamais quelle perte d’efficacité et combien d’accidents graves en excès cela provoque. Le Monde nous en dit plus sur les 1,6 millions de doses Moderna retirées du marché japonais, suite à la découverte de grosses particules millimétriques, « probablement métalliques ». Deux hommes âgés de 30 et 38 ans sont morts « après avoir reçu une deuxième dose du vaccin » issus de ces lots. Combien d’autres ? Impossible à savoir, d’autant que la preuve de causalité est rarement recherchée, et encore moins trouvée.

L’objet n’est pas ici de démontrer le caractère expérimental de cette campagne, qui saute aux yeux de qui veux bien y réfléchir un peu ; expérimental par le simple constat que les effets de moyen et long terme, de fait, ne sont pas connus ; les autorités ne donnent pas les causes précises des effets graves anormalement fréquents ; le 17 Juillet, la pharmacovigilance européenne rapportait plus de 18,000 décès post-vaccinaux et 900,000 effets graves. Il n’y a en Europe et aux États-Unis aucune politique active pour mener des autopsies. Le docteur allemand Peter Schirmacher en a réalisé 40 dans les 15 jours après vaccins, estimant entre 30% et 40% la proportion de décès dus aux injections anti-covid. Il dénonce la passivité gouvernementale, qui est une insulte aux victimes et à la science médicale.

Les certifications de phase III attendues fin 2022, sont déjà amputées des groupes placébo initiaux désormais vaccinés, et le groupe témoin en population générale, celui des non-vaccinés, est en train de disparaitre.

Sans référence, il faut bien comprendre qu’il n’y aura plus AUCUN moyen pour évaluer l’efficacité du vaccin, ni de faire des statistiques épidémiologiques pour démontrer l’émergence des pathologies induites.

C’est de l’antiscience en double-aveugle, et c’est potentiellement criminel.

J’ai dénombré ici cinq critères majeurs, qui se recoupent en partie avec le tableau ci-joint des « sans précédents », tiré d’une synthèse scientifique publiée par l’International Journal of Vaccine Theory, Practice, and Research, décortiquant les nombreux processus biologiques susceptibles d’expliquer les effets graves constatés aujourd’hui par la pharmacovigilance, ainsi que les maladies auto-immunes, cancers, maladies à prions ou problèmes de stérilité qui pourraient apparaitre à terme.  

Tableau de l'étude "Worst than disease?" Tableau de l'étude "Worst than disease?"

Robert Malone, précurseur des biotechnologies ARNm dès 1986 et chercheur aguerri dans le domaine des vaccins, qualifie les produits anti-covid de « thérapie génique appliquée aux vaccins » et de « vaccins expérimentaux ». Très dérangeant pour les pouvoirs occidentaux, il est évidemment attaqué publiquement. L’invention des vaccins ARNm lui est contestée, sa réponse est ici. Ce qui importe est sa connaissance des procédures de validations vaccinales. Ses critiques sur les essais de phase II des produits ARNm, bâclés, expliquent bien en quoi l’absence initiale de tests pharmacodynamiques sur les animaux fait de nous des cobayes sans filet de sécurité. Son bagage scientifique le met en bonne place pour contrer la logique fallacieuse selon laquelle, puisque la technologie est ancienne, son application aux vaccins serait maitrisée.

Il est temps de combler les lacunes du grand sage Laurent Fabius. À une époque où les Nations Unies se souciaient de la dignité humaine, fut élaboré le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui reprend certains principes du Code de Nuremberg. L’article 7 de la résolution 2200 A (XXI) de l’ONU adoptée le 23 décembre 1966, signée par environ 150 pays depuis 1976, stipule :

Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. En particulier, il est interdit de soumettre une personne sans son libre consentement à une expérimentation médicale ou scientifique.

Après la signature d’un Traité, s’ensuit un long travail de juristes et politiques afin de s’assurer de la conformité du traité avec la loi et la constitution de chaque nation. La ratification de la France, qui l’oblige à respecter le Pacte, n’a lieu qu’en 1984, avec des réserves qui ne concernent pas l’article 7.

Article 55 de la Constitution de 1958 :

Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l'autre partie.

La réserve s’applique essentiellement aux traités bilatéraux (singulier de ‘l’autre partie’), ce qui est évident, sinon tout traité international s’invaliderait à la moindre défection ; et la France n’a pas dénoncé le Pacte quand l’Italie l’a devancée sur l’obligation faite aux soignants (qui d’ailleurs ne s’y plient pas).

Il est donc clair que l’obligation vaccinale aux produits ARNm et adénovirus expérimentaux, contraire au principe de « libre consentement à une expérimentation médicale ou scientifique », est illégale, anticonstitutionnelle, immorale et négatrice des leçons de l’après-nazisme.

Extrait de l’article 1 du Code de Nuremberg :

Le consentement volontaire du sujet humain est absolument essentiel. Cela veut dire que la personne concernée doit avoir la capacité légale de consentir ; qu’elle doit être placée en situation d’exercer un libre pouvoir de choix, sans intervention de quelque élément de force, de fraude, de contrainte, de supercherie, de duperie ou d’autres formes sournoises de contrainte ou de coercition ; …

C’est d’autant plus grave que la France, aux côtés de l’Italie, se met en infraction et met en péril l’édifice du droit international, violant des principes qui peuvent relever du crime contre l’Humanité.

Dans l’hypothèse très incertaine d’un retour à l’État de Droit, pourraient fort bien se retrouver à la barre des accusés, au premier rang Laurent Fabius et le président Macron, garant du « respect des traités », au deuxième rang Olivier Véran et Jean Castex, qui s’est partiellement déresponsabilisé par sa saisine « sans grief », sans oublier les députés et sénateurs, dont l’aveuglement collectif est douteux, à moins de considérer qu’un abruti des samedis connaisse mieux la Loi qu’une Assemblée datée des Lumières.

Sombres nuances de gris

Tout aussi graves que l’obligation formelle et illégale, les extorsions à la vaccination constituent une obligation de fait pour une grande majorité de la population, étendue en cette rentrée scolaire jusqu’aux enfants de 12 ans.

On peut lire à l’entrée de la médiathèque d’un village de l’Aisne :

La présentation du pass sanitaire (certificat de vaccination ou test négatif de moins de 72 heures) est requise pour l'accès aux locaux de la médiathèque, dès l'âge de 18 ans. La mesure s'étendra aux 12 – 17 ans à compter du 30 septembre. Merci de votre compréhension.

Un gamin ne subira pas le test tous les trois jours ; s’il veut s’éduquer et participer aux activités sportives, il sera soumis aux injections, si ses parents l’acceptent, et s’ils n’ont pas les moyens, ou ne se les donnent pas, de s’organiser pour lui offrir un parcours de vie parallèle.

Ni les médecins, ni les parents NE PEUVENT donner un consentement libre et scientifiquement éclairé pour eux-mêmes ou leurs enfants. L’agence du médicament américaine, la FDA, a rajouté fin juin sur les notices de Pfizer et Moderna les risques de myocardites et péricardites, en aout le Canada ajoute la paralysie faciale (de Bell) au Pfizer, l’agence européenne demande à Johnson&Johnson de notifier la thrombocytopénie, les vertiges et les acouphènes, et ce n’est qu’un début.

Les alertes scientifiques se multiplient, des japonais confirment sur des souris l’hypothèse des anticorps facilitants (ADE), c’est-à-dire l’aggravation des infections par virus mutants, le delta en l’occurrence, à cause d’anticorps induits par le vaccin. Un enfant vacciné pourrait-il moins bien se défendre dans certains cas ? Rassurez-vous bonnes gens, ceci n’est pas prouvé in humanum vivo.

Un adulte peut à la rigueur consentir de manière consciente à un risque non mesurable ; libre de décider jusqu’à quel point il souhaite être éclairé scientifiquement, civiquement… En dépit de la situation actuelle de contrainte et de chantage, il lui reste une petite latitude pour faire les choix de vie, les compromis, les renoncements, les contestations, les alternatives qui l’amèneront à dire oui ou non. Eusse-t-il la capacité de jugement nécessaire, l’enfant, et bien souvent le jeune adulte, n’a pas l’autonomie matérielle et/ou la maturité intellectuelle pour refuser le risque inconnu, ou y consentir.

Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen du 26 aout 1789, réaffirmée dans la Constitution de 1958.

ARTICLE PREMIER

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Largement démunis face à toute forme de chantage, les jeunes subissent de plein fouet l’injustice et la rupture d’égalité formalisée par la mesure du pass dit sanitaire. Ils sont discriminés.

Si la Constitution tolère des « distinctions sociales », elle ne préconise pas de contrainte légale pour marquer ces distinctions. Un vieux sage bénéficie des égards de son entourage social, cela se comprend sans besoin d’un décret-loi. À l’extrême limite, une loi peut redessiner ces distinctions au nom d’une « utilité commune » de première nécessité, établie, incontestable, comprise par les citoyens libres et éclairés.

En la matière, ils ne sont pas libres. Ils croulent sous le poids des obligations et contraintes depuis un et demi, les autorités ont férocement entravé l’accès aux soins. Du côté positif ou utile, on distingue au travers du blafard éclairage vaccinal, deux points :

  • Il n’y a pas d’immunité de groupe artificielle à attendre, les autorités en conviennent. L’éphémère immunité vaccinale décline en quelques mois. Le nombre de vaccinés infectés est du même ordre de grandeur que les non-vaccinés infectés, et la contagiosité est comparable, comme le montrent les vagues épidémiques en pays sur-vaccinés.
  • Comme le résume la Dr Michal-Teitenbaum : « On peut probablement attribuer une partie de la baisse de surmortalité à la vaccination des personnes âgées de plus de 65 ans, qui semblent directement protégées des formes sévères par le vaccin, mais certainement pas à la vaccination des plus jeunes». À noter les conditionnels et l’absence de chiffres ; la prudence est de mise lorsque l’État se mue en succursale marketing.

L’utilité affichée des vaccins à base de gènes est essentiellement individuelle. Reste l’éventualité qu’ils « protègent l’hôpital » du covid, après l’avoir encombré avec les accidents graves des injections. Cela suppose de vacciner les personnes à risque, mais c’est déjà fait. Continuer à vacciner les gens en bonne santé, c’est jouer sur une population qui a un recours marginal à l’hôpital, avec un rapport bénéfice/risque faible, mauvais ou désastreux.

Les deux impacts majeurs du pass dit sanitaire, 1. isoler les vaccinés des non vaccinés, 2. extorquer la double-injection à tous les citoyens de ce pays, n’ont donc pas d’impact significatif sur l’objectif de second ordre « protéger l’hôpital ». Sa contribution à « l’utilité commune » est dérisoire quant à l’épidémie, et profondément destructeur pour les individus et la société entière.

Ceux qui prétendent que Robespierre ou Danton auraient mis en balance nos droits et libertés avec une telle “utilité commune“ sont des imposteurs sans mémoire.

Protéger l’hôpital, c’est renforcer ses moyens, et non les réduire ou exclure le personnel. C’est surtout pratiquer une véritable politique de santé, à spectre large, soit l’inverse de ce que font les autorités obstinées. Une myriade de solutions intelligentes ont été élaborées et validées avec compétence et intégrité, il suffit de se baisser. [En Suisse l'hôpital n'a pas connu de surcharge exceptionnelle et n'a aucun excès de mortalité depuis février, ce qui ne l'empêche pas de tenter d'imposer un pass sanitaire].

Pour boucler la boucle, le risque encouru doit être spécifié. Le Conseil constitutionnel se borne à citer un « risque important de propagation de l'épidémie », sans aucune notion de gravité, comme s’il reprenait à son compte l’obsession insensée d’éradiquer le virus. Puis il se réfère à « l’appréciation par le législateur de ce risque », qui « n'est pas, en l'état des connaissances, manifestement inadéquate au regard de la situation présente ». En somme, tant qu’un coronavirus circule, on n’est manifestement pas sortis de l’auberge de l’état d’exception. En essayant d’être honnêtes, Laurent Fabius et son collègue Juppé auraient pu mettre en balance la virulence et la létalité de l’épidémie.

Le dilemme sanitaire tient au vieillissement accéléré de la population (en 20 ans, +42% de français dans la tranches des plus de 65 ans); le résoudre par l’extension des déserts médicaux, c’est la promesse d’un enfermement perpétuel entre quatre murs, ou entre quatre planches.

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Vera Sharav, survivante des camps nazis :

« Lorsque les gouvernements s’en sortent malgré leurs crimes, avec la suppression des droits de l’Homme, des droits constitutionnels, dans ce qu’ils considèrent comme une urgence, eh bien les gouvernements vont simplement créer des urgences, déclarer l’Urgence, et supprimer les droits. C’est un parallèle majeur entre le régime nazi et aujourd’hui ».

Le sabotage de la Loi ne fait pas force de loi

La Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen fut conçue par les révolutionnaires de 1789 pour assurer le gouvernement du peuple et par le peuple, comme une défense immunitaire contre toute velléité dictatoriale.

Le pass dit sanitaire viole l’esprit de 1789 et ruine la Constitution. L’injection pour tous quoiqu’il en coûte est le prélude à la gestion du parc humain par certification numérique. La liste des vaccins obligatoires ne peut que s’allonger, et de nouvelles fonctions coercitives et incitatives pourront s’ajouter via ce que les italiens appellent moins hypocritement le “green pass“.

Le vandalisme exercé sur nos droits inaliénables n’est effectif que par leur force brute, notre passivité, et leurs talents d’illusionnistes. L’entourloupe du Conseil constitutionnel le démontre, ils en sont réduits à des méthodes de vauriens pour escamoter la Loi. Leur “décision“ ne VAUT RIEN.

Constitution de la Vème République, Code de la Santé Publique (L1111-4), Code civil (l’article 16-3), Pacte international relatif aux droits civils et politiques (articles 7,17,18…), Convention internationale des droits de l'enfant, ratifiée par 195 États, pour ne citer qu’eux, sont autant de barrières infranchissables à l’obligation vaccinale directe ou indirecte, qui plus est expérimentale, à la rupture d’égalité universellement coercitive provoquée par la cohorte de mesures covid à dominante arbitraire et nocive, cristallisée sous les noms de green pass ou pass sanitaire. L’acceptation de cet arbitraire politique et anti-scientifique par la totalité des contre-pouvoirs institutionnels a ouvert la voie à la destruction de l’ensemble des droits fondamentaux humains.

Cible ultime, le libre arbitre des 99%, le nôtre, est l’adversaire du rêve cybernétique appliqué à l’humain, cet apanage des pivots de la nébuleuse globaliste : les gourous transhumanistes.

Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, réaffirmé dans celle de 1958 :

  1. Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

Des citoyens dignes ont sauvegardé nos droits et libertés non sans avoir versé leur sang. Les avoir en mémoire doit nous aider à opposer un NON ferme, légitime et de plein droit à la face des vils illusionnistes.

Un jour ou l’autre, les sapeur-pompiers récupéreront leurs casques.

 

Le 20 septembre 2021, l’autel sacrificiel du Grand Injecteur européen comptabilise, parmi les enfants de 12 à 17 ans :

  • 629 troubles cardiaques.
  • 2197 troubles du système nerveux.
  • 440 troubles du système reproductif et des seins.
  • 963 troubles musculo-squelettiques et du tissu conjonctif.

 

 

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