Les relations entre la Turquie et l'oppostion syrienne

Après un an de contestation populaire contre le régime syrien, il ne reste plus grand monde pour croire en la survie du régime de Bashar al-Assad, à part peut-être la Russie, la Chine et l’Iran dont le soutien intéressé devrait fléchir sous la pression et l’ampleur de l’insurrection. Le reste de la communauté internationale n’a de cesse de soutenir et encourager l’opposition syrienne pour accélérer la chute du régime de Damas et contribuer à l’avènement d’une nouvelle Syrie.

Après un an de contestation populaire contre le régime syrien, il ne reste plus grand monde pour croire en la survie du régime de Bashar al-Assad, à part peut-être la Russie, la Chine et l’Iran dont le soutien intéressé devrait fléchir sous la pression et l’ampleur de l’insurrection. Le reste de la communauté internationale n’a de cesse de soutenir et encourager l’opposition syrienne pour accélérer la chute du régime de Damas et contribuer à l’avènement d’une nouvelle Syrie. Au premier rang, la Turquie, qui de par sa position géostratégique et son influence grandissante dans le conflit syrien, fait partie des rares pays, avec la France et le Qatar, à avoir développé des relations privilégiées avec l’opposition syrienne dont elle a accueilli les premiers rassemblements à Antalya et Istanbul en 2011. Car Ankara, en voisin inquiet et puissance régionale défendant ses intérêts, tient à garder le contrôle dans la suite des événements. Pour certains, notamment l’opposition au gouvernement AKP, ce dernier préparerait l’installation à Damas d’un gouvernement dominé par les Frères musulmans, pour verrouiller la question kurde et empêcher tout impact sur le problème kurde en Turquie. La réalité est toutefois plus complexe. Que sait-t-on vraiment de cette opposition syrienne, de ses connections en Turquie, et des chances d’Ankara de peser sur elle pour préparer la Syrie de demain ?

1)      Qu’est-ce que l’opposition syrienne ?

Longtemps empêchée de s’organiser à l’intérieur du pays, l’opposition syrienne a depuis le début de la contestation réussi en un temps record à constituer un front solide contre le régime de Bachar al-Assad, même si beaucoup de difficultés restent à surmonter. D’abord elle n’est pas aussi monolithique qu’il apparaît. Elle se divise en plusieurs blocs, où s’expriment différents courants politiques, ethniques ou confessionnels. Le premier bloc, dit de « l’opposition intérieure », est le Comité de coordination pour le changement démocratique en Syrie. Créé en juin 2011, quelques mois seulement après le déclenchement de la contestation, il est présidé par Hassan Abdel Azim et il regroupe divers mouvements nationalistes, mais aussi des courants politiques de gauche et diverses mouvances kurdes. Le deuxième bloc important, dit de « l’opposition extérieure », est représenté par le Conseil National Syrien. Officiellement formé le 2 octobre 2011 à Istanbul, il est dirigé par Burhan Ghalioun, un vétéran de l’opposition installé à Paris depuis près de trente ans. Enfin, il convient de mentionner un troisième pôle, constitué par l’Armée Syrienne Libre(ASL), dont le commandement se trouve en Turquie, sous les ordres de Riyad al-Asaad, un colonel déserteur de l’armée de Bashar al-Assad. L’ASL affiche un effectif de 30000 officiers et soldats, un chiffre que les experts militaires indépendants jugent excessif, mais commence toutefois à être prise au sérieux, comme l’atteste l’arrivée dans ses rangs de quatre nouveaux hauts gradés de l’armée syrienne qui ont fait défection le 9 mars 2011[1]. Enfin, il faut aussi mentionner l’opposition armée qui agit à l’intérieur même du territoire syrien et sur laquelle nous n’avons que peu d’informations, sinon un récent rapport de l’Institute for the Study of War.[2]

Cette opposition hétéroclite est confrontée à ses propres divisions ; chaque bloc étant composé de plusieurs partis ou mouvances aux aspirations et objectifs difficiles à concilier. La principale pierre d’achoppement est l’intervention ou non d’une force militaire mandatée par la communauté internationale. L’opposition intérieure y est globalement hostile, tandis que le CNS qui la désapprouvait au départ ne cesse de la réclamer depuis quelques semaines. Remarquons toutefois qu’avec l’aggravation de la répression, les points de vue convergent et même l’opposition de l’intérieur semble s’être fait à l’idée d’une intervention extérieure inéluctable. Une des grandes faiblesses de cette opposition éclatée réside dans l’absence de coordination entre ses trois pôles principaux, qui auraient pourtant fortement intérêt à unir leurs forces pour faire tomber Bashar al Assad et son régime. Mais l’on sait encore trop peu sur les liens réels effectifs existant entre ces différents groupes. Le Conseil National Syrien cherche à mettre l’Armée Syrienne Libre (ASL) à son service, pour en faire son bras armé, mais les dirigeants de l’ASL n’ont pas vraiment clarifié leur relation avec le CNS. Toutefois, malgré cette carence et ce manque de coordination, on s’achemine de plus en plus vers une reconnaissance par la communauté internationale du CNS comme seul et unique représentant légitime du peuple syrien. Certains Etats, à l’instar de la France, ont déjà reconnu de fait le CNS comme le principal interlocuteur légitime pour parler de la situation en Syrie. Le Qatar, qui se fait le chantre des soutiens aux révolutions populaires dans le monde arabe, apporte ouvertement son appui à l’opposition, dont il souhaite même l’armement par la communauté internationale. Quant à la Turquie, elle a des relations privilégiées tant avec l’opposition politique du CNS qu’avec l’opposition armée de l’ASL.

2)      Ce que nous savons des relations entre Ankara et l’opposition syrienne

Au plus fort des relations houleuses entre la Turquie et la Syrie, notamment entre 1984 et 1998, quand la Syrie soutenait massivement la lutte armée du PKK engagé dans une active guérilla en Turquie, les opposants syriens coordonnaient leurs activités depuis les capitales européennes qui leur offraient de meilleures conditions de lutte et contre le régime d’Assad, père et fils et de visibilité sur la scène internationale. Et ce n’est donc pas un hasard, si c’est un opposant installé à Paris depuis plus de trente ans, Burhan Ghalioun, qui soit devenu l’actuel président du Conseil National Syrien. Parallèlement, l’opposition islamiste, menée par les Frères musulmans a surtout été coordonnée depuis certains pays arabes, Arabie Saoudite et Yémen notamment, où s’étaient réfugiés certains de ses hauts dirigeants. Certes des Syriens hostiles au régime de Damas sont installés depuis longtemps en Turquie mais leur rôle n’a jamais été déterminant dans les activités de l’opposition au régime baathiste. A partir de 1998, l’amélioration des relations entre Bachar al-Assad et Recep Tayyip Erdoğan, aux commandes de l’Etat turc depuis novembre 2002, a rendu encore plus improbable le développement d’une opposition syrienne en Turquie.

Et pourtant, malgré son faible enracinement en Turquie, peu de temps après le lancement de la contestation, la Turquie est devenue le principal point de ralliement de l’opposition syrienne. La principale raison à cela réside dans le fait que la Turquie voisine jouit depuis plusieurs années d’une très bonne image dans le monde arabe. L’AKP a accueilli favorablement les premiers opposants syriens et progressivement ouvert ses bras à toute l’opposition syrienne, qu’elle a discrètement soutenue dans ses efforts d’organisation. Entre mars et juillet 2011 le premier ministre Erdoğan nourrissait encore officiellement  l’espoir de pouvoir convaincre son partenaire syrien de procéder à des réformes politiques structurelles, susceptibles de calmer l’opposition. Mais en réalité, par prudence ou opportunisme, le gouvernement AKP a permis à des opposants syriens d’organiser leurs premiers congrès à Antalya en avril 2011 et à Istanbul en Juillet 2011. A partir de mi-août 2011, après une ultime et vaine tentative d’Erdoğan et de son ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoğlu, de convaincre le régime syrien de renoncer à la violence et de s’engager sur la voie des réformes, Ankara s’est définitivement positionné contre le président Bachar al-Assad, pour se mettre au service de la communauté internationale et de l’opposition tant politique (CNS) que militaire (ASL). Si bien qu’à l’heure actuelle, la Turquie entretient des relations privilégiées avec l’essentiel de l‘opposition syrienne. Mais sa politique syrienne n’est pas désintéressée puisqu’elle se cristallise autour de deux questions d’intérêt sécuritaire et politique majeur pour la Turquie : le problème kurde et les Frères Musulmans.

Les bonnes relations entre la Turquie et le CNS reposent avant tout sur le fait qu’Ankara a joué un rôle crucial dans sa structuration, son organisation et sa visibilité et reconnaissance par la communauté internationale comme le représentant légitime du peuple syrien. Le CNS, bien que officiellement basé à Paris, dispose d’un important bureau de représentation à Istanbul et est considéré par Ankara comme le seul interlocuteur syrien valable pour préparer l’après Bachar. Le 2 mars 2012, lors de son passage à Istanbul, le président du CNS, Burhan Ghalioun, a été très bien reçu par les autorités turques. Sa demande d’ouverture d’une représentation militaire en Turquie, même si elle n’a pas encore trouvé un écho favorable, est à l’étude, et prouve à quel point il est pris en considération. Par ailleurs, la composition et l’idéologie dominante du CNS plait aux dirigeants d’Ankara. En effet, de façon informelle, le CNS est très largement sunnite, mais un quart de ses membres se revendique des Frères Musulmans et cet état de fait reflète bien la répartition des appartenances religieuses au sein de la population syrienne. Ainsi en établissant des relations avec les deux mouvances aussi imbriquées soient-elles, la Turquie s’assure un certain levier d’action et de coopération avec les futurs acteurs de la nouvelle Syrie à venir.

Elle ne se limite pas à de bonnes relations avec l’opposition politique, mais aussi avec l’opposition armée et en tout premier lieu avec l’ASL, qui, à la frontière turco-syrienne, est étroitement surveillée et encadrée par l’armée turque. Ses capacités d’action sont encore méconnues et en dépit des doutes que l’on peut avoir sur l’existence d’une réelle coordination avec l’armée de l’intérieur, l’ASL a de fortes chances de gagner en importance dans les mois à venir. En témoigne la défection, le 9 mars 2011, de quatre militaires de haut rang qui ont rejoint les forces de l’ASL. Il y a de fortes chances que dans la perspective d’un éventuel armement de l’opposition syrienne par la communauté internationale, cette armée libre devienne plus utile et influente, ce qui aurait indubitablement un effet rebond sur ses soutiens en Turquie. En tout état de cause, le fait qu’Ankara ait accepté la présence sur son sol d’une force militaire syrienne sécessionniste, aussi faible et symbolique soit-elle, montre combien la Turquie se projette déjà dans l’après Bachar. Forte de ses relations avec l’opposition syrienne, la Turquie semble donc se préparer et préparer le terrain pour que s’installe à Damas un nouveau régime favorable à la Turquie, et au contrôle de la question kurde en Syrie, de manière à ce qu’elle n’ait pas d’impact négatif sur son corolaire en Turquie.

3)      La question kurde et les Frères musulmans au centre de la politique syrienne de la Turquie

En qualité de puissance régionale sunnite bien que officiellement séculière, la Turquie avait de bonnes relations avec le régime de Damas dominé par la minorité Alawite. Elle devrait voir d’un bon œil, voire soutenir, l’installation d’un nouveau pouvoir dominé par les Sunnites, majoritaires dans le pays, en apportant son aide au CNS et aux Frères musulmans en son sein. En effet, nombreux sont les experts à avancer l’hypothèse que la Turquie va aider les Frères musulmans syriens, qui partagent une réelle affinité idéologique avec la pensée politique de l’AKP, à jouer un rôle prééminent dans le futur gouvernement syrien. Cette assertion ne manque pas de fondement mais sa part de mythe mérite quelques éclaircissements. L’AKP, au pouvoir en Turquie depuis bientôt une décennie, fort d’une incroyable base populaire et érigé en modèle pour le monde arabe musulman, et du fait de son ancrage idéologique dans un Islam modéré, éprouve une certaine sympathie pour les Frères musulmans en Syrie comme ailleurs. A l’époque de leur amitié, le premier ministre turc Erdogan n’avait jamais caché à Bachar al-Assad sa sympathie pour les Frères musulmans et avait même demandé (en vain cependant) à ce dernier de leur accorder une amnistie, et de légaliser leur mouvement. Et bien que l’opposition syrienne en Turquie ait toujours été assez faible, elle fut souvent le fait de Frères musulmans, notamment étudiants, qui s’imposent dans le contexte actuel comme un intermédiaire privilégié entre Ankara et l’opposition syrienne. Ainsi, Gazi Misirli, de son nom syrien Ghazwan al Masri, un industriel turco-syrien influent au sein de la MUSIAD (organisation patronale de la Turquie conservatrice, proche de l’AKP) fait partie de ce groupe de Syriens proches à la fois de l’AKP et des Frères musulmans et qui à ce titre pourraient jouer un rôle dans le prochain chapitre des relations turco syriennes[3].

Toutefois, cette ambition turque a tendance à être exagérée par les mouvances laïques et séculières de l’opposition syrienne qui craignent une mainmise islamiste sur le prochain régime syrien. De même, dans leur bras de fer avec le gouvernement turc sur le statut des Kurdes en Turquie, les organisations kurdes diabolisent Erdogan et attribuent à l’AKP des desseins qu’elle n’a pas forcément[4]. En réalité, le gouvernement d’Ankara cherche avant tout à favoriser l’installation à Damas d’un gouvernement qui assure stabilité politique et sociale dans le pays et par ricochet dans la région, tout en entretenant de bonnes relations avec la Turquie. Par ailleurs, les dirigeants turcs savent bien que les Frère Musulmans ne font pas toute l’opposition syrienne, loin s’en faut et que, à trop miser sur une fraction marginale du front anti-Assad, elle pourrait rapidement agacer les autres tendances, avec de surcroit, le risque d’indisposer ses alliés arabes et occidentaux dans le règlement du conflit. Ainsi, l’exercice délicat pour la diplomatie turque aujourd’hui est d’établir des relations privilégiées avec les Frères musulmans sans toutefois négliger les autres forces politiques à l’œuvre dans le processus.

Quant aux préoccupations turques sur la question kurde en Syrie et leur éventuel impact sur les Kurdes de Turquie, elles sont réelles et conditionnent toute action ou décision d’Ankara dans le conflit syrien. Depuis le déclenchement de la contestation, les partis kurdes de Syrie, toutes tendances confondues, s’en tiennent à un relatif attentisme. Faible dans les régions kurdes, les manifestations d’hostilité envers le régime syrien ne sont pas réprimées avec la même violence qu’à Homs ou à Idlib. Nombreux et bien organisés, mais aussi divisés entre eux[5], les partis kurdes vont sans doute exiger de l’opposition syrienne qu’elle s’engage à inscrire dans la constitution de la future Syrie des droits culturels et politiques spécifiques aux Kurdes[6]. Pour Ankara, la crainte est qu’une autonomie culturelle ou régionale, sous une forme ou une autre, soit accordée aux Kurdes et qu’à moyen terme cette situation nourrisse des revendications similaires de la part des Kurdes de Turquie. La question kurde a atteint un tel niveau de régionalisation que ce qui se passe chez les uns peut provoquer des réactions en chaîne chez les autres, et force Ankara à rester attentif à la globalité de la question kurde. Ainsi, l’octroi d’une large autonomie aux Kurdes dans l’Irak post Saddam a incontestablement influé sur le sort des Kurdes de Turquie.

Différents partis et associations kurdes sont déjà persuadés que la Turquie d’Erdogan va installer à Damas un régime des Frères musulmans à la condition que ce dernier s’engage à n’accorder ni statut spécifique ni autonomie aux Kurdes[7]. Il s’agit là sans doute de procès d’intention qui tout en surestimant le pouvoir d’Ankara dans le règlement de la question kurde en Syrie, mésestiment sa capacité à faire preuve d’ouverture ou de réalisme pour régler un problème dont la dimension est régionale. Certes la Turquie est tentée d’exiger de l’opposition syrienne au nom du soutien qui lui est apporté qu’elle s’engage à ne pas accorder trop de droits spécifiques aux Kurdes. Il s’agit là d’une première option. Il en existe toutefois une seconde, plus improbable mais qu’il convient tout de même de mentionner. Comme pour les Kurdes d’Irak, la Turquie pourrait très bien adopter une attitude bienveillante envers les Kurdes de Syrie pour justement ne pas les indisposer à son égard, et ne pas les inciter à soutenir le séparatisme kurde du PKK en Turquie. Les dirigeants turcs ont compris que le contexte régional du Moyen Orient jouait en faveur des Kurdes, et cela depuis la chute du régime de Saddam Hussein en Irak, et qu’à ce titre, par pragmatisme, Ankara pourrait chercher à ne pas à s’inscrire contre les Kurdes mais au contraire à se comporter en allié, voire en protecteur, pour mieux faire face à son propre problème kurde. Toutefois la situation actuelle est encore trop confuse et il est de ce fait difficile de prévoir la réaction des Kurdes de Syrie, et la manière dont ils seront associés par les autres mouvances de l’opposition à l’édification d’un nouveau régime. Avant d’être l’affaire de la Turquie, cette question regarde avant tout l’opposition syrienne, elle-même divisée sur de nombreuses questions, y compris sur le statut des Kurdes.

Conclusion

Grâce à sa position géographique et au rôle qu’elle a joué dans sa structuration, la Turquie a de bonnes relations avec l’opposition syrienne qu’elle considère, de fait, plus légitime que le gouvernement Assad pour représenter le peuple syrien. Toutefois, cette relation aussi bonne soit-elle, ne garantit pas pour autant que la Turquie jouera un rôle primordial dans l’édification d’une nouvelle Syrie. Plusieurs inconnues demeurent. La Turquie a de bonnes relations avec le CNS et l’ASL, mais l’opposition syrienne ne se limite pas à celles-ci. Les combats sur le terrain sont le fait de la population civile et des militaires qui ont fait défection avec l’armée officielle. Or, nous savons peu des relations entre les oppositions de l’intérieur et de l’extérieur, et encore moins des liens, sans doute insignifiants, entre la Turquie et l’opposition de l’intérieur.

Par ailleurs, la Turquie n’est pas la seule à avoir de bonnes relations avec l’opposition syrienne. Le Qatar comme dans toutes les révolutions arabes, mais aussi la France, ont des relations privilégiées avec les exilés syriens. De toute évidence, la nouvelle Syrie sera le produit de rapports de force entre les différentes tendances de l’opposition syrienne, et des liens entre ces oppositions et les « amis de la Syrie », dont la Turquie est un acteur important mais pas exclusif.

 

 


[1] Erika Salomon, Johan Irish, “Four more generals defect from Syrian army”,Reutershttp://www.reuters.com/article/2012/03/08/us-syria-defections-idUSBRE82717V20120308

[2]Josehp Holliday, “Syria’s Armed Oppositon”, Institute for the Study of War, March 2012, Url :http://www.understandingwar.org/sites/default/files/Syrias_Armed_Opposition.pdf

[3] Sur Gazi Misirli, voir http://globalmbreport.org/?p=4496

[4] Voir l’article de l’agence de presse Firatnews, connue pour son engagement en faveur de la cause kurde : http://www.firatnews.tv/index.php?rupel=nuce&nuceID=51338

[5] Jordi Tejel, “Possible split of Syrian Kurdish movement”,http://www.ekurd.net/mismas/articles/misc2011/10/syriakurd371.htm

 [6]Idrees Muhammed, “Crisis Point for Syrian Kurds”, http://www.middle-east-online.com/english/?id=50700

[7] Voir http://www.meforum.org/3100/syria-turkey-kurds

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