Que défendez-vous ?

Peu avant le début de la manifestation contre la loi travail du 23 juin à Paris, des militants SUD - dont Adil, maintenant accusé d'outrage à agent et rébellion - se font arrêter. Pendant plus d'une heure, leurs copains ont tenté un dialogue avec la police pour les faire libérer. La vidéo commence avec la police qui m'attaque violemment pour donner l'ambiance.

© Béatrice Turpin


Adil (militant SUD POSTE 92) a été mis à terre et violemment matraqué alors qu'il se rendait à la manifestation contre la loi Travail jeudi 23 juin. Il est accusé de violences sur des policiers... qui l'ont frappé arbitrairement et qui l'ont empêché de manifester
Sa garde à vue est prolongée au delà de 24h. D'autres manifestants ont également été arrêtés et mis en garde à vue en même temps que lui (voir cette vidéo, déjà + de 68 000 vues : https://www.facebook.com/sudposte.hautsdeseine/videos/1540726362902422/)

Parmi les manifestant-e-s gazé-e-s et matraqué-e-s, des enseignant-e-s mais aussi des cheminot-e-s ou des travailleu-se-s sociaux. Vous pourrez trouver une preuve des violences subies avec les photos des coups de matraque reçues par Xavier, secrétaire départemental adjoint de SUD Poste 92 frappé comme eux par la Police hier avant même d'arriver à la manif en cliquant sur ces liens (photo 1photo 2)

Mobilisons-nous pour Adil, pour tous les gardés à vue et pour défendre notre droit à toutes et tous de manifester !

Les communiqués de soutien sont évidemment les bienvenus (vous trouverez ci-dessous le communiqué de la fédération nationale Sud PTT)

http://iphonespip.sudptt.org/spip.php?article136

 VIOLENCES ET RÉPRESSION : LES ARMES D’UN GOUVERNEMENT AUX ABOIS !

vendredi 24 juin 2016

Communiqué de la fédération Sud PTT

Depuis le début du mouvement Loi Travail, le gouvernement Valls fait tout pour pourrir la situation sociale, en faisant preuve d’un autoritarisme forcené et d’une volonté de casser la résistance des mouvements sociaux.

De l’entêtement sur le dossier Notre Dame des Landes au muselage de la société civile pendant la COP 21, de la séquence loi Travail aux entraves répétées à la tenue de #nuitdebout (plus de 20 arrêtés d’interdiction sur Paris à ce jour), le gouvernement socialiste semble vouloir nous faire un flash-back autoritaire à la sauce Papon.

Les dernières péripéties sur la manifestation intersyndicale d’aujourd’hui prouvent que “ les gouvernements, ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnaît”. Dans un quartier cerné par la police, de fouilles répétées en confiscations de drapeaux syndicaux, l’Etat policier s’est une fois de plus illustré en arrêtant des militants venus manifester : parmi eux, un camarade de SUD PTT, tabassé par la police, a été placé en garde à vue.

Nous demandons sa libération immédiate et appelons à un rassemblement aujourd’hui, à 10 heures, au 5 rue de Parme, métro place Clichy. 

Pour la fédération SUD PTT, le dernier mot doit revenir aux principaux intéressés, le peuple et en particulier la masse des travailleur-es, chômeur-euses, précaires et étudiant-es.

Une majorité d’organisations et de la population se sont prononcées contre le projet de loi face à un PS et ses élu-es totalement à côté de la plaque.

La seule revendication, sans ambiguïté, est donc le retrait total et inconditionnel de la loi Travail.

Le 28 juin, la préfecture et le gouvernement devra respecter les choix de l’intersyndicale. Pour SUD PTT cela devra être une manifestation et non pas un tour de manège comme aujourd’hui.

Paris le 24 juin 2016

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