Moins nombreux plus heureux !
Cela n’a échappé à personne, mis à part les climatosceptiques, les écophobes biocidaires et les « docteurs Folamour » va-t-en-guerre radicaux, la transition écologique devient une urgence absolue. Or, nous sous-estimons les menaces simultanées du réchauffement climatique, des pollutions et du déclin de la biodiversité. Peut-être parce que d'autres crises chroniques ou récurrentes, non moins préoccupantes, dispersent notre attention et nos efforts. C’est un immense défi collectif que l’humanité doit relever. Mais les transformations et les mesures nécessaires pour enrayer la crise écologique sont économiquement, et surtout politiquement, très douloureuses. Aucun pays, aussi puissant soit-il, ne peut les envisager seul sans mettre en péril ses institutions et son économie.
Vis à vis du climat seul, les exigences d’une transition sont bien connues : à court terme, nous devons changer nos modes de production et diminuer notre consommation dans les trois domaines les plus émissifs de gaz à effet de serre (GES) : l’énergie, l’industrie et l’agriculture (au sens large, avec l’élevage et la forêt). L’objectif a été fixé par l’Accord de Paris : zéro émission dès 2050 pour un réchauffement inférieur à 2 degrés en 2100.
Hélas, l’échec de nos efforts est patent : nous nous éloignons de cet objectif au lieu de nous en rapprocher. Les émissions de GES continuent d’augmenter au lieu de diminuer. La quantité de CO2 dans l’atmosphère se rapproche de valeurs dignes du Crétacé, avant l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’années ! Si bien que jamais les hominidés durant leur longue histoire de 3 millions d’années, ni a fortiori les Sapiens, n’auront vécu sous pareil plafond carbonique (avec ses implications climatiques). Car pour l’instant les États continuent sur leur lancée, préférant s’adapter (Cadre européen et international de l’adaptation au changement climatique), plutôt que d’agir sur les causes. Un véritable immobilisme cognitif : l’homme sait mais ne réagit pas, comme pétrifié par l’ampleur de la tâche. Mais il y a aussi ces nantis qui croient que leur argent les mettra à l’abri des catastrophes futures.
Pourtant l’Anthropocène, le bien nommé, pourrait à plus ou moins longue échéance signer l’acte de mort de l’homme et, avec lui, de larges pans de la biosphère. Ce n’est pas faute d’avoir été prévenus. Le GIEC a calculé qu’au rythme actuel, nous nous dirigeons vers 4 degrés de réchauffement moyen à la fin de ce siècle. Concrètement, cela signifie que d’immenses régions de la planète ne seront tout simplement plus vivables pour les humains ni pour une grande partie de la biosphère. Ailleurs, les populations risquent de subir des épisodes météorologiques d’une extrême violence, dont nous commençons à peine à nous faire une idée. Parmi les implications du dérèglement climatique mondial, la redistribution géographique des zones de peuplements humains pourrait atteindre des niveaux jamais atteints jusque-là, causant des exodes massifs de population et des surdensités de population ingérables sur les lieux encore vivables.
L’humanité s’urbanise à un rythme effréné. Pour son plus grand malheur, car il est prouvé qu’une majorité d’habitants des villes n’y trouve pas le bien-être. Les villes se développent sans limites foncières, se transformant en jungles surpeuplées où l’insécurité règne dans un environnement dégradé.
La crise écologique touche aussi de plein fouet la biodiversité. Selon le WWF, 69% des populations de vertébrés ont disparu depuis 1970. C’est plus que durant les dix mille ans qui ont précédé l’Anthropocène ! La disparition des habitats naturels sur lesquels l’homme ne cesse d’étendre son emprise est la cause première de cet effondrement. C’est particulièrement visible en Europe (localement surpeuplée) et en Afrique où l’augmentation rapide de la population cause aux écosystèmes naturels et à la diversité biologique des préjudices considérables.
La prise de conscience des dysfonctionnements environnementaux est incontestablement plus forte dans les pays développés où la société civile est fortement mobilisée sur les enjeux d’écologie. C’est donc logiquement à ces pays que revient la responsabilité d’agir. Oui, mais comment ? Faut-il réformer l’économie libérale et ses mécanismes marchands mondialisés, ou faut-il verser dans la décroissance économique ? Les écoles de pensée divergent sur le sujet. La question, très débattue et passionnée, laisse pourtant de côté l’un des aspects de la transition : la démographie, dont l’importance semble échapper à beaucoup.
« Le problème n’est pas tant le nombre d’habitants que nous sommes sur Terre que nos modes de vie ». Avec pareille devise, qui plus est de la part d’un démographe de l’INED (G. Pison, 2024), la sobriété démographique ne semble pas pour demain ! Surtout que pour le gouvernement, relayé par les médias, la baisse de la natalité en France est un drame : perte de prestige, vieillissement de la population, goulot d’étranglement de nos retraites... Faut-il en déduire que notre nombre ne serait pas un problème environnemental ?
Ce n’est pas notre avis, ni celui de plusieurs scientifiques, sociologues, spécialistes divers, et même de démographes. La spécialiste nutritionnelle Jane O’Sullivan affirme : « Avec une population mondiale supérieure à 10 milliards d’habitants, le monde risque de souffrir de sévères pénuries alimentaires et d’un climat déréglé1 ». Alors que nous sommes déjà 8 milliards d’habitants planétaires, rappelons que nous frôlerons les 10 milliards en 2050 et qu’en 2100 nous serons probablement au point haut de la courbe avec 11 milliards estimés (prévisions de l’ONU).
La question est de savoir si pareille population est inéluctable en raison notamment du sacro-saint principe de l’inertie démographique, ou s’il existe des leviers d’intervention efficaces pour éviter d’en arriver là. En effet, 11 milliards est un nombre bien au-dessus
1 Demographic delusions: world population growth is exceeding most projections and jeopardising scenarios for sustainable futures. The University of Queensland, 2023.
du seuil de tolérance de la planète pour notre espèce (capacité de charge), même si aucune estimation fiable ne permet de dire dans quelle proportion.
Un grand nombre de pays du monde ont déjà accompli leur transition démographique (avec pour certains un déclin de leur population : Japon, Chine, Russie, Allemagne, Italie, Grèce, Portugal, pays baltes, pays d’Europe centrale et orientale...). Seule, l’Afrique continue de battre des records de natalité. À un rythme si soutenu qu’elle tire la population mondiale vers la hausse et qu’à la fin de ce siècle plus d’un habitant sur trois de la planète sera africain.
En France, tous les partis politiques évitent ou escamotent le débat démographique, surtout quand il s’agit de l’Afrique. Parmi eux, ce qui est surprenant : les écologistes.
Laisser croître notre nombre, comme nous sommes en train de le faire, est un choix dangereux pour l’humanité. Les dérèglements climatiques, l’effondrement de la biodiversité, les pollutions s’aggravent de jour en jour. Aujourd’hui, tandis qu’aucun coin du globe demeure inoccupé, à l’exception, Dieu merci, des parcs nationaux (mais pour combien de temps ?), l’« effet domino » des crises quelles qu’elles soient, ira crescendo. Que notre nombre diminue et il en sera autrement. Moins d’humains c’est également un potentiel de détérioration moindre.
En revanche, la décroissance démographique n’est pas synonyme d’effondrement économique comme beaucoup le croient. C’est même tout le contraire : la corrélation qui s’établit entre le déclin démographique d’un pays et l’amélioration du PIB, du PIB par tête, et de l’emploi, a été démontrée (Declining population and GDP growth, Th. Lianos, A. Pseidiris, N. Tsounis, 2023).
Sans rien changer à notre niveau de consommation, de remplacer les énergies fossiles par l’électricité bas carbone exigerait de multiplier par dix les installations actuelles (nucléaire, hydraulique, éolien, solaire). Un désastre sur les paysages avec des impacts majeurs sur la biodiversité. En laissant la population mondiale continuer de croître, c’est par quatorze qu’il faudrait multiplier ces installations en 2050 ! (A. Buéno, Faut-il une dictature verte ?). On comprend donc que la transition restera une illusion sans une double sobriété démographique et énergétique, sans de nouvelles innovations (centrales nucléaires à fusion, hydrogène naturel, rendement des énergies renouvelables...) et sans développer massivement les mobilités vertes (train, vélo...).
Quelque choix qu’ils fassent, les Européens (pour ne pas citer aussi les Américains) n’échapperont pas à des modifications drastiques de leur mode de vie, dans leur manière de travailler, produire, consommer, se déplacer. Des politiques courageuses, ambitieuses et coûteuses seront nécessaires pour mettre en oeuvre à grande échelle d’aussi complexes et difficiles transformations. Ce n’est pas là de l’écologie punitive, mais de l’écologie solidaire. Solidarité et partage avec le reste de la biosphère. En d’autres termes, un changement de paradigme, un glissement de l’anthropocentrisme séculaire auquel nous nous accrochons, vers un biocentrisme dans lequel l’homme renoncera d’exercer son hégémonie planétaire.
Résumons-nous : si un futur décarboné demeure un objectif incontournable, il ne dépend pas que des énergies renouvelables. Il dépend de la technologie (captage, utilisation, stockage) bien sûr, mais aussi et surtout du comportement démographique de notre espèce. Or, le nombre des Sapiens continue d’augmenter, même si un fléchissement de la natalité est constaté dans de nombreux pays. Compte tenu du phénomène d’inertie démographique, si le dynamisme nataliste actuel de l’Afrique se maintient, il ne faudra pas s’attendre à une décroissance de notre nombre avant la deuxième moitié du siècle.
Le taux de fécondité des pays d’Afrique subsaharienne s’avère la variable d’ajustement critique. Si l’on parvenait à abaisser ce taux, le démographe H. Leridon a calculé une économie de 1,2 milliards d’habitants à la fin du siècle. La planète resterait en-dessous d’un seuil de 10 milliards et le continent noir n’en compterait alors que 3,3 milliards au lieu des 4,5 projetés. L’économie est loin d’être négligeable puisqu’elle représente l’équivalent de la population de quatre Nigeria, des centaines de milliers d’hectares de savanes et de forêts épargnés, l’émission de grandes quantités de GES évitée. Sans doute aussi des migrations moins massives, notamment vers l’Europe. N’est-ce pas là un objectif à court terme clair, simple, accessible ?
La sobriété démographique est la moins coûteuse de toutes les sobriétés et la plus facile à mettre en oeuvre. L’Afrique, qui ne montre aucun infléchissement de ses taux de natalité, doit pour cette raison être la cible d’un programme de planning familial de grande ampleur. Avec tact et sans ingérence, car la natalité est un sujet sensible. Les programmes de planning familial, de nature médico-sociale, ont été jusqu’à présent bien acceptés dans une grande majorité de pays africains. Lorsqu’ils sont bien organisés, le succès est garanti : de plus en plus de femmes africaines se disent prêtes à utiliser des moyens contraceptifs modernes. D’autant que l’Afrique part de loin : 8 femmes sur 10 (contre 3 sur 10 dans le reste du monde) n’ont pas accès à la contraception, empêchées par la culture, la tradition ou la religion. L’obstacle est parfois un défaut de volonté politique.
À la proue de la transition écologique mondiale, l’Occident (dont l’Europe) doit aider l’Afrique à effectuer ses réformes démographiques. Quitte, dans les pays réfractaires, à conditionner son aide à un plan national de sobriété démographique et d’éducation, comme il le fait déjà avec le social et l’environnement. Le recul de l’âge du mariage des jeunes, l’interdiction de la polygamie font partie de ces conditions. Quelle femme africaine accepte de bon coeur d’engendrer un enfant tous les deux ans dès son adolescence, de supporter le coût économique d’une famille nombreuse, qu’au moindre aléa elle verra sombrer dans la famine et la pauvreté ? Quelle jeune fille, avec des projets d’avenir, accepte de bon coeur de se voir retirer de l’école à 13 ans en vue d’être mariée ? Le vrai humanisme n’est-il pas de faire des enfants bien éduqués ? Le vrai humanisme n’est-il pas que chacun s’épanouisse au sein d’un environnement sauvegardé ?
L’éducation laisse beaucoup à désirer en Afrique, où selon l’ONU il manquerait 15 millions d’instituteurs ! En Afrique, à peine une fille sur trois achève le premier cycle du secondaire. Selon la Banque Mondiale, dans les pays à faible revenu (la grande majorité des pays d’Afrique) l’accès de toutes les filles à l’enseignement secondaire pourrait contribuer à une réduction d’un tiers du nombre d’enfants par femme et à une hausse de 25 % de l’utilisation de contraceptifs. Ce qui conduirait à une diminution de la croissance démographique mondiale à hauteur de 0,3 point de pourcentage (1,2 milliard d’Africains en moins selon H. Léridon de l’INED), et permettrait ainsi d’engranger des gains chiffrés à 3 000 milliards de dollars par an, avec des effets cumulatifs au fil du temps.
Enfin, l’aide internationale ne doit plus délaisser l’économie informelle, mieux adaptée aux conditions spécifiques du continent noir que l’économie classique, tout en offrant aux femmes des opportunités réelles d’autonomisation et d’émancipation.
De toutes les transitions, la transition démographique serait la plus efficace, la moins coûteuse et la plus rapide à mettre en place de toutes les transitions, même si ses résultats en matière de nombre ne seraient attendus que dans la deuxième moitié du siècle.
Quels avantages aurions-nous d’être moins nombreux ? Un avantage environnemental considérable : moins d’étalement des villes, moins d’artificialisation des espaces agricoles et forestiers (60 à 80 000 ha/an en France). N’oublions pas que 60% de la consommation des terres est pour l’habitat. Réduire l’agglutination humaine dans les régions surpeuplées (Ile-de-France, Grand Lyon, PACA...) serait bénéfique à notre bien-être et à notre sécurité. Bien plus que la multiplication des caméras urbaines ou le fichage digital comme en Chine ! Moins d’enfants par famille c’est la garantie d’une meilleure éducation pour chacun et moins de promiscuité, surtout dans les logements modestes.
Les milieux d’affaire et leurs épigones politiques sont évidemment contre toute idée d’un ralentissement démographique et encore moins d’un déclin. Ils y voient le spectre d’une récession. Ce n’est pas étonnant : plus la main d’oeuvre (principalement étrangère) est abondante, plus les conditions d’emploi sont à leur avantage. A contrario, en situation de pénurie, les salaires augmentent et le taux de chômage diminue. Et on peut imaginer sans peine (bingo !) de meilleures conditions de travail : un travailleur recherché est choyé et bien payé. Le mythe du non financement des retraites en cas de pénurie d’actifs est également bien ancré. Le suivre revient à se faire aspirer dans un trou noir démographique. Plus de retraités et moins d’enfants dans la société ne changerait pas grand chose. Quant aux Églises, elles sont traditionnellement contre tout moyen artificiel de réduction des naissances, mais pour d’autres raisons, des raisons morales. Vu du Vatican ou des Eglises d’Amérique, la contraception et les avortements sont des « crimes ». Ces dernières ont réussi à peser sur les projets de limitation des naissances au sein même de l’OMS. L’islam est moins catégorique, mais une sourate du Coran incline dans le sens de la conservation des oeuvres créées par Dieu. En prouvant aux oulémas que densité de population élevée et protection de la nature ne sont pas compatibles, obtiendrait-on leur approbation ? A voir l’augmentation rapide des populations musulmanes à travers le monde, je n’en suis pas si sûr.
Il est temps de se désengluer de l’archaïsme véhiculé par ces intellectuels cramponnés à leurs idéologies anthropocentristes et progressistes. Le vrai progrès comme disait René Passet est « celui qui permet l’insertion durable des activités humaines dans le milieu qui les porte ». Rien d’autre là qu’une règle dérivée de l’évolution. Ecoutons aussi le paléo- anthropologue Pascal Picq : « les espèces comme les civilisations vivent sur leur adaptations du passé, mais leur survie dépend de leur capacité à inventer les adaptations à un monde qu’elles ont contribué à modifier ». Vivre en plus petit nombre en est, dans ces conditions, l’une des plus indispensables.
En France, ce serait tout à l’honneur des écologistes politiques que de revoir leur position en matière de démographie. Ils briseraient un tabou et décoïnceraient un débat qu’ils ont pour le moment refusé d’élargir malgré les conseils de leurs prestigieux mentors (Dumont, Cousteau, Levi-Strauss...). En révélant où est le vrai humanisme et en se rapprochant de l’écologie efficace, comme en reconnaissant la pertinence des signaux d’alarme envoyés il y a déjà un demi- siècle par le Club de Rome (rapport Meadows, 1972), parmi lesquels la menace d’une population mondiale bien au-dessus de la capacité de charge de la planète, ils ne courraient aucun risque de s’enliser sur les terres de l’extrême droite et renforceraient leur crédibilité.
Bernard BOUSQUET
Ecologue-forestier
Ex-expert auprès des Nations-Unies et de l’UE
pour la biodiversité et l’environnement
Auteur de:
Prochainement en librairie :
LA SAGESSE
DE L’ÉLÉPHANTE
Une démographie responsable pour une écologie efficace
Essai critique et sociopolitique, cet ouvrage nous invite à adopter une démographie responsable et écologique, en analysant les mouvements migratoires entre l’Europe et l’Afrique favorisés par une proximité géographique et des liens historiques forts. Il constate que la surnatalité africaine développe de multiples fléaux : réduction et érosion des terres arables, déforestation, désertification, braconnage... entraînant des vagues de famines périodiques, des guerres civiles, des actes de terrorisme et des crises sanitaires. Ces différentes calamités engendrent des foules grossissantes de malheureux qui s’exilent attirés par le faux paradis européen où, esclaves modernes, malléables et corvéables à merci ils deviennent des supplétifs de l’économie marchande ultralibérale et mondialisée. Ainsi le « vieux » continent, qui n’a jamais aussi bien porté son nom, voit sa population augmenter sans que les problèmes de surpopulation, criant dans certains territoires, soient une de ses préoccupations majeures. Même les partis politiques qui placent l’écologie au cœur de leur programme semblent atteints de myopie démographique. Pourtant le schisme actuel entre démographie et écologie provoque des dégâts de plus en plus visibles qui empêchent d’atteindre les objectifs vitaux pour préserver notre environnement et la survie de l’humanité. Loin d’un malthusianisme mal compris, il propose de mettre en place une société d’équilibre et de renaturation, centrée sur l’indispensable sobriété de nos modes de vie et un retour à un biocentrisme salvateur.
Contact :
Libre & Solidaire
37 rue Clisson - 75013 Paris Tél 01 48 74 15 23 libre.solidaire@gmail.com www.libre-solidaire.fr
Format : 15,5/22,5 336 pages
Prix : 23,50 €
Ingénieur des eaux et forêts, docteur en écologie, Bernard Bousquet s’est spécialisé dans la préservation des aires protégées. Il a parcouru le monde pendant quarante années de vie professionnelle, envoyé en mission par diverses institutions internationales, pour des projets de conservation de la nature. Il a travaillé au sein d’écosystèmes variés, dans plusieurs continents, dirigeant des inventaires de biodiversité et réalisant les plans de gestion de nombreux parcs nationaux et réserves naturelles, dont des hotspots inscrits dans la liste du patrimoine mondial ou classés en réserve de biosphère par l’UNESCO.