La guerre en Palestine révèle la médiocrité du journalisme français.

L’entité occupante en Palestine dépasse de nouvelles limites du droit et de l’Humanité. Dans le même temps le journalisme français s’enfonce dans sa médiocrité ou sa complicité c’est au choix….. au final peut-être les deux : le journalisme français est aux abois.

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L’entité occupante en Palestine dépasse de nouvelles les limites du droit et de l’Humanité. Dans le même temps le journalisme français s’enfonce dans sa médiocrité ou sa complicité c’est au choix….. au final peut-être les deux.

 

Lorsqu’on parle de l’occupation et des crimes en Palestine, la place médiatique et journalistique française se plie à la dictature de la pensée unique, de la mise en pause de la liberté d’expression et du choix d’un camp. Le camp de l’occupation, du crime, du nettoyage ethnique de l’illégalité.

Nos écrans, journaux, une de presse ignorent les agressions, violences, expulsions des opprimés palestiniens, parmi lesquels des enfants, femmes, personnes âgées. Par contre dès qu’une riposte de la résistance à l’occupant se fait sentir nous nous retrouvons inondés de fausses informations, de mensonges historiques, de parti-pris.

Pour exemple, les médias français ont ignorés toutes les agressions dont ont été victimes les palestiniens à Jérusalem depuis le mois d’avril pour se réveiller au moment de la riposte palestinienne venue de Gaza.

Les manifestations contre le nettoyage ethnique de Jerusalem en général et du quartier de Cheikh Jarrah en particulier se sont intensifiées au fur et à mesure que les forces d’occupations accentuaient leur riposte violente.

Dominique Vidal, un journaliste français, a réagi contre le silence des médias internationaux face à l'intervention de la police d’occupation contre les Palestiniens à Jérusalem-Est :

"Pourquoi le fait d'être israélien permet-il de commettre des crimes qui ne sont pas punissables et qui sont "oubliés" par les principaux médias ? Étant journaliste français et juif, j'ai honte.", a-t-il assuré.

"Pourquoi les grands médias avec lesquels vous travaillez ne rapportent-ils pas, ou si peu, ces graves événements en raison du danger qu'ils représentent pour le Moyen-Orient et pour les droits de l’Homme".

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Cependant, au moment où des crimes de guerre sont commis par les soldats d’occupation lourdement armés, par la police et les colons racistes, de nombreux médias traditionnels, deviennent complices car ils minimisent la violence offensive de l’occupant et amplifient la riposte défensive des Palestiniens.

 Ce samedi 5 juin 2021, pas de compassion pour leur consœur, la journaliste d'Aljazeera, Givara Budeiri, alors qu'elle était battue et arrêtée par les forces d’occupations pendant qu’elle couvrait la répression des forces d’occupation à Jérusalem.

Nous avons connus les journalistes français plus prompt à condamner les violences faites à leurs confrères et consœurs en tout point du globe. Nous les avons connus donneurs de leçons en ce qui concerne le droit à la liberté d’informer et la liberté d’expression. 

Le journalisme français est aux abois, il est sorti de l’Histoire en refusant son entrée dans le nouveau millénaire, sensé être celui du progrès, de la justice et de la liberté.

La journaliste est frappée et emprisonnée par les forces d'occupations lors de sa couverture des manifestations à Jérusalem © Al Jazeera

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