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Billet de blog 10 mars 2022

Pour une France plus ouverte, plus accueillante et moins crispée sur elle-même

Alors que les relations internationales étaient peu présentes dans la campagne présidentielle, celles-ci viennent de s’y inviter avec force suite à l’agression armée de l’Ukraine par la Russie. L’occasion de faire le point avec Pascal Boniface, expert des relations internationales, directeur et fondateur de l’Institut de relations internationales et stratégiques :

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Les relations internationales dans la campagne présidentielle française :

« L’urgence de restaurer l’image d’une France plus ouverte, plus accueillante et moins crispée sur elle-même »

Pascal Boniface, directeur de l'IRIS © IRIS

Alors que les relations internationales n’étaient pas vraiment présentes dans la campagne présidentielle française, celles-ci viennent de s’y inviter avec force suite à l’agression armée subite de l’Ukraine par la Russie, qui a sidéré le monde entier. Le rôle de la France en Europe et dans le monde, face au spectre de la guerre aux portes de l’Europe, risque bien d’être désormais essentiel pour l’opinion. L’occasion de faire le point avec Pascal Boniface, universitaire français expert des relations internationales, directeur et fondateur de l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques) :

Benjamin Joyeux : « - Tout d’abord pour commencer, quel impact pensez-vous que l’agression russe puisse avoir sur la question des relations internationales dans la campagne présidentielle française ? Quel rôle peut jouer la France d’Emmanuel Macron alors que nous sommes en pleine campagne ?

Pascal Boniface : - La guerre déclarée par la Russie à l’Ukraine est venue remettre les questions internationales au premier plan de l’actualité et donc de la campagne électorale. Même si Macron a échoué dans sa tentative de médiation avec la Russie, on ne peut pas le tenir responsable de la guerre et il a eu raison de tenter jusqu’au bout la voix diplomatique. Forcément les périodes de tensions sont valorisantes pour le chef de l’État en titre. Les hommages fréquents fait par Marine Le Pen et Zemmour à Poutine avant la guerre pourront jouer en leur défaveur. Jean-Luc Mélenchon, qui n’a jamais été un partisan de Poutine, subit le reproche de sa critique de la politique de l’OTAN au moment où celle-ci triomphe surtout. Valérie Pécresse est coincée entre sa volonté de se démarquer de Zemmour et Marine Le Pen, sans trop approuver la politique de Macron.

BJ : - Les relations internationales sont généralement rarement abordées dans les campagnes présidentielles. Or cette fois-ci, étant donné le contexte, elles s’avèrent être importantes. Comment vous percevez la façon dont les différent.es candidat.es. se profilent de manière générale face aux questions internationales ?

Pascal Boniface : - Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’y avait pas jusqu’à récemment de réelles appétences des différents candidats sur l’international. Mise à part Yannick Jadot sur l’écologie, et peut-être Jean-Luc Mélenchon d’une façon plus globale, les autres ne les abordent pas réellement. Avant la guerre russo-ukrainienne, on pouvait avoir le sentiment que pour certain.es les relations internationales se limitaient à l’Islam et aux phénomènes migratoires. C’est un peu une tendance générale. On parle assez peu des questions internationales dans les campagnes électorales, et c’est d’autant plus frappant aujourd’hui qu’on va tout de même élire le ou la Présidente de la République qui dirige la diplomatie et les armées françaises, que la France est un pays qui compte et qui entend compter sur la scène internationale, que le monde est globalisé et que nos débats internes ont un impact sur la perception extérieure de la France. Et d’ailleurs cette focalisation sur les phénomènes migratoires et sur l’Islam est venue très fortement dégrader l’image de la France à l’étranger. Par ailleurs, contrairement à une rumeur tenace, les Français s’intéressent au quotidien aux questions internationales. On le voit au nombre d’émissions consacrées à ces questions ou au nombre de conférences sur le sujet. Vu qu’il y a un goût de plus en plus prononcé sur les questions internationales, chez les jeunes comme pour le reste de la population. Il est donc d’autant plus choquant qu’elles ne prennent pas une plus grande place.

BJ : Vous avez des exemples précis sur le fait que la façon française de traiter l’Islam ait pu impacter négativement l’image de la France à l’étranger ?

PB : - C’est une perception générale, non seulement dans l’ensemble du monde musulman mais également sur le reste de la planète. Les journaux américains et européens se demandent très régulièrement quelle est cette obsession de la France pour l’Islam, et bien sûr dans les pays où les musulmans sont majoritaires, au Moyen-Orient, en Afrique ou en Asie, les discours d’exclusion, le rappel d’une guerre de civilisations, y compris par certain.es candidat.es, le fait de marteler que l’Islam et la République ne sont pas compatibles, le fait de présenter la laïcité comme quelque chose qui vient bloquer et freiner l’ascension de l’Islam… sont tout à fait perçus. On est ainsi critiqué via un regard incrédule et critique de la part de la plupart des pays occidentaux, avec parfois même de la colère.

BJ : Il y a eu une évolution sur ce sujet, car par exemple au moment de la guerre en Irak menée par les Etats-Unis, la France, avec notamment le discours à l’ONU du ministre français des Affaires étrangères de l’époque, Dominique de Villepin, avait une assez bonne image dans le monde musulman. De même avec sa position alors plutôt « équilibrée » sur le conflit israélo-palestinien. Cette mauvaise perception daterait de quand pour vous ?

PB : - Ça a commencé à changer dès Jacques Chirac en 2005 quand la priorité a été la réconciliation avec les Etats-Unis, le voyage d’Ariel Sharon à cette époque revenant de Gaza et qui a été présenté comme le premier pas vers la paix. Et on a délié la relation avec Israël de la position sur le conflit au Proche-Orient. Et nos débats internes ont commencé à s’enraciner là-dessus. On est alors passé de cette époque où nous étions le pays occidental le plus populaire dans le monde musulman et plus largement dans ce qu’on appelle le Sud à aujourd’hui où nous sommes assez largement le pays le plus impopulaire. On pourrait prendre comme exemple ce débat sur le fait de savoir si ces jeunes femmes qui portent le voile ont le droit de pratiquer le football. C’est autorisé dans à peu près tous les pays du monde et interdit en France. C’est présenté comme une défense de la laïcité par les partisans de cette interdiction contre des manœuvres insidieuse d’entrisme de l‘islam politique alors que tous les pays le permettent et se disent une fois encore que la France a vraiment un problème avec l’Islam et qu’elle est obsédée par le voile.

BJ : - On qualifiait précédemment la doctrine française en relations internationales de « gaullo-miterrandienne ». Comment est-ce que vous la qualifieriez aujourd’hui au regard du dernier quinquennat ?

PB : - Emmanuel Macron s’est réclamé du gaullo-miterrandisme pendant la campagne électorale, laissant entendre que Nicolas Sarkozy et François Hollande s’en était éloignés. Il condamnait alors un certain néo-conservatisme. En réalité le premier changement vient à la fin du second mandat de Jacques Chirac qui, affaibli par son AVC, par l’assassinat de son ami Rafiq Hariri et par la défaite au référendum européen pris comme d’un vertige par son propre courage à s’être opposé à la guerre d’Irak, fait de la réconciliation avec les alliés une priorité. Nicolas Sarkozy va ensuite revendiquer cela en martelant l’appartenance de la France au monde occidental et en réintégrant les organes militaires intégrés de l’OTAN, ce sur quoi François Hollande ne va pas revenir, ne protestant même pas quand la BNP est condamnée à 9 milliards d’euros d’amende par la justice américaine ou quand Snowden révèle les écoutes intrusives des Américains non seulement à l’encontre de la vie privée de nos dirigeants mais surtout de nos intérêts économiques. Tout en se réclamant du gaullo-miterrandisme, Emmanuel Macron a mis beaucoup d’eau dans son vin. Il y a quand même le fait de répéter qu’on ne peut pas se passer des Américains qui fait que quelle que soit l’action des Etats-Unis, on ne va pas jusqu’à la rupture ou un « Non » franc et massif comme ont pu le faire en leur temps De Gaulle et Mitterrand ou Chirac en 2003 avant de retrouver pour ce dernier une voix plus coopérative. 

BJ : - Alors que se termine le quinquennat Macron, est-ce que vous percevez une réelle doctrine ayant émergé en politique internationale ? Quelle est la spécificité de la voix de la France aujourd’hui à l’international ? 

PB : - Jean-Yves Le Drian[1] n’a jamais réellement énoncé une vision globale de la France dans le monde. Il est plutôt un praticien qui s’est beaucoup concentré sur le Sahel en continuant à s’occuper activement des ventes d’armes. Macron s’est lui réclamé du gaullo-miterrandisme, l’ayant mis en action par moment, notamment en voulant maintenir un lien avec la Russie alors que les néoconservateurs voulaient y mettre fin et empêcher tout contact avec Poutine. Il a su s’opposer parfois à Donald Trump, mais sans jamais allé vraiment jusqu’au bout d’une opposition franche et massive. Je qualifierais donc sa politique de « gaullo-mitterrandisme tempéré ». 

BJ : - A propos des ventes d’armes à l’étranger, nous sommes tout de même un des seuls pays européens à ne jamais en débattre au Parlement. Quant aux critères, on a tendance à vendre au plus offrant (Egypte, Arabie Saoudite…) sans vraiment s’interroger sur les qualités démocratiques de nos clients. Comment est-ce que vous voyez ça ? 

PB : - Il est certain que par rapport aux ventes d’armes le principal critère est économique. Il n’y a pas de réticence par rapport à cela. Le cas de l’Egypte est emblématique. On a tout pardonné à l’Egypte et par exemple la condamnation par Le Drian de la junte au Mali qu’il juge illégitime aurait pu s’appliquer pour le Maréchal Al-Sissi, lui-même issu d’un coup d’état et qui pratique la torture sur une grande échelle. Le piège des ventes d’armes est que pour avoir une politique de défense autonome, il faut avoir une industrie nationale de défense pour ne pas dépendre des importations étrangères. Comme le marché français n’est pas suffisant pour rentabiliser notre industrie de défense, il faut des exportations. Si ces dernières sont légitimes en ce sens, on pourrait mettre des règles de non usage contre des populations civiles, plus exigeantes par rapport aux ventes d’armes que l’on réalise. On pourrait par exemple ne pas pousser à ce point la romance avec l’Egypte puisque le pouvoir actuel a été beaucoup plus ferme dans la condamnation de la junte malienne ou du régime Maduro au Venezuela, sans jamais émettre de réelles critiques à l’encontre d’Al-Sissi dont la répression peut être considérée comme encore plus brutale. On voit bien en l’espèce qu’il y a des principes à géométrie variable.

Nos voisins allemands par exemple n’ont pas la même volonté d’indépendance en matière de défense et dépendent de l’OTAN. Il faut savoir ce que l’on veut. Soit on arrête les ventes d’armes et on achète des armes américaines, soit on se dit que les vente d’arme sont une nécessité si on veut maintenir une industrie nationale d’armement tout en pouvant être plus exigeants sur l’usage qui est fait des armes et moins muets lorsque l’on n’est pas d’accord avec ceux qui nous achètent ces armes.

BJ : Et quel bilan faites-vous de l’opération Barkhane[2] ?

PB : - Là encore on voit qu’une opération militaire qui apparaît comme légitime et acclamée au départ suscite des réactions négatives lorsqu’elle s’enlise, dure depuis trop longtemps et devient contestée. On était coincé au Mali, ne pouvant pas réellement faire pression sur le pouvoir Malien pour qu’il lutte contre la corruption et déploie mieux les fonctionnaires pour reconstruire un état digne de ce nom. Nous sommes emportés par la critique de ce pouvoir. La principale leçon à en tirer est qu’une opération militaire ne doit pas durer très longtemps. Elle doit être là pour régler une situation, comme empêcher l’avancée de djihadistes au Mali, mais il ne faut pas s’éterniser et rester, au risque de s’enliser et de subir les reproches de la population, d’autant plus s’il s’agit d’un pays dans lequel les liens coloniaux peuvent être instrumentalisés pour s’opposer à notre présence. On aurait dû partir plus vite plutôt que d’avoir à subir le double reproche de vouloir intervenir dans la vie politique malienne tout en ne sachant pas résoudre les problèmes de la vie politique malienne.

BJ : Est-ce que l’on ne pêcherait pas un peu par arrogance ? Est-ce que la vision de la France à l’étranger ne passerait pas plutôt par beaucoup plus d’Europe ?

PB : - En l’occurrence sur le Mali, il semble que les autres Etats européens n’aient pas vraiment envie de s’y impliquer. On y a emmené des pays européens et maintenant on vient de partir donc c’est compliqué. L’Europe n’est pas forcément la solution. L’arrogance, c’est le cas parfois dans nos relations avec les pays africains, comme quand Macron par exemple fait un trait d’humour mal perçu en disant que le Président du Burkina est parti réparer la climatisation[3]. Ce sont des choses à éviter. Mais le principal problème en Afrique est d’être resté lié à des régimes vieillis, usés, fatigués, avec des dirigeants au pouvoir depuis 30 ou 40 ans par succession dynastique et qu’au nom de la lutte contre le terrorisme et de la nécessité de s’appuyer sur ces pays-là, par rapport au Tchad, au Gabon, au Congo, on a accepté des choses qui sont très franchement éloignées des critères démocratiques, de bonne gestion et d’une vision d’avenir du continent africain.

BJ : Pourtant Emmanuel Macron s’est tout de même vanté d’avoir rompu avec la « Françafrique » pour avoir un discours de vérité, notamment vis-à-vis de la jeunesse africaine, non ?

PB : - Au sommet Afrique-France de Montpellier, on a amené la société civile et la jeunesse. Mais c’est la limite du « en même temps » d’Emmanuel Macron.  En même temps Idriss Déby, Sassou-Nguesso et la jeunesse. On est resté accroché au vieux et le neuf n’est pas encore né, donc c’est la crise. Il y a un phénomène qui échappe à Emmanuel Macron, c’est que le monopole français en Afrique et particulièrement en Afrique francophone est terminé, quel que soit le président. Les pays africains ont désormais des relations multipolaires et de nombreux acteurs non africains et non français s’établissent en Afrique : le Japon, la Chine, la Turquie, la Russie. Il y a une multiplicité de présences en Afrique qui pousse à la concurrence et relativise l’importance de la France.

BJ : - Comment finalement jugez-vous ce quinquennat d’Emmanuel Macron en politique étrangère ? Quelle place trouver pour la France dans le monde multipolaire actuel ? 

PB : - Il faut à mon sens commencer par bien se rendre compte, ce qui n’est pas forcément le cas de beaucoup de politiques, que nos débats internes ont des conséquences sur notre image. Notre image est très fortement dégradée comme je le disais en début d’entretien, et il y a donc urgence à restaurer notre image pour une France plus ouverte, plus accueillante, moins crispée sur elle-même et moins haineuse par rapport aux réfugiés, aux migrants et à l’Islam. Si on veut de nouveau avoir une France prestigieuse et populaire, il faut prendre en compte cette réalité et cette priorité.

Ensuite il faut jouer à plusieurs niveaux : l’Europe est un atout, elle ne doit pas nous enfermer. On doit jouer la carte européenne mais ne pas négliger la carte française quand l’Europe nous bloque et créer, ce qui est fait en partie, des alliances multilatérales avec d’autres pays pouvant partager nos intérêts, Corée du Sud, Japon, etc. Il ne faut pas rester bloqué dans une vision trop « Otanienne ». Ce qui n’est d’ailleurs pas tout à fait le cas, je ne ferais pas ce reproche à Emmanuel Macron. 

BJ : - Au moment de l’élection d’Emmanuel Macron il y a cinq ans, la presse internationale avait plutôt été dithyrambique à son égard, saluant sa victoire contre le populisme incarné par Marine Le Pen[4]. Cinq ans plus tard où en est-on ?

PB : - En effet, au tout début du quinquennat, The Economist, la bible des milieux mondialisés, avait présenté Emmanuel Macron marchant sur l’eau parce qu’il y avait le soulagement de ne pas voir Marine Le Pen accéder à l’Elysée. Ce ne serait plus le cas aujourd’hui. C’était un président jeune et très pro européen mais les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Reste un certain volontarisme. On peut rendre hommage à sa visite à Kiev et à Moscou (même si ça n’a pas empêché la guerre) qui montre le fait de ne pas accepter de laisser les clefs de la sécurité européenne entièrement aux mains des Américains, même si Macron fait face à un milieu européen plutôt hostile car l’Europe reste très largement atlantiste et que ça vient obérer les marges de manœuvre de la France.

Donc c’est un bilan plutôt mitigé en matière de relations internationales. Emmanuel Macron n’a pas entièrement réussi. Nos positions sont plus faibles en 2022 qu’elles ne l’étaient en 2017, mais c’est lié à trois facteurs : d’abord la précipitation, quand le Président a d’excellentes intuitions mais ne se préoccupe pas suffisamment de la mise en musique de ses intuitions, en ne s’appuyant pas suffisamment sur ses ministres et sur l’administration, en voulant tout faire seul. Le deuxième facteur est le débat politique interne. Macron n’est pas responsable de Zemmour, Le Pen ou CNews mais ça pèse. Le troisième facteur concerne l’émergence de nouveaux acteurs, la France ne déclinant pas mais d’autres pays avançant plus vite qu’elle. »

* Propos recueillis en février 2022

[1] Actuel ministre français des Affaires étrangères sans interruption depuis 2017, il a précédemment été ministre de la Défense durant tout le quinquennat de François Hollande.

[2] https://www.defense.gouv.fr/operations/afrique/bande-sahelo-saharienne/operation-barkhane/dossier-de-reference/operation-barkhane

[3] Lire par exemple : https://www.liberation.fr/desintox/2017/11/29/macron-a-t-il-cause-un-incident-diplomatique-lors-de-sa-visite-a-ouagadougou_1613331/

[4] Lire notamment https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/05/08/la-victoire-d-emmanuel-macron-vue-par-la-presse-internationale_5124078_4854003.html

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