L'Inde, laboratoire de l'écologie populaire ? Voyage au pays de Rajagopal P.V

Ce mardi 19 mai 2015, Rajagopal P.V, leader du mouvement indien Ekta Parishad, est invité par le groupe des Verts au Parlement européen. L'occasion de revenir sur son combat et celui de son mouvement en Inde et bien au-delà, contre l'accaparement des terres et pour les droits fondamentaux et l'accès aux ressources des plus démunis.

"Jai Jagat!" ("la victoire du monde", cri de ralliement d'Ekta Parishad)

« Il y a assez dans le monde pour satisfaire aux besoins de tous, mais pas assez pour assouvir l'avidité de chacun. ». 
Mahatma Gandhi

« En trouvant la solution à notre problème, nous aurons contribué à résoudre simultanément le problème du monde […] Si l’Inde peut offrir sa solution au monde, ce sera une contribution pour l’humanité. » Rabindranath Tagore

Inde, Jaipur au Rajasthan, août 2008.  © Benjamin Joyeux Inde, Jaipur au Rajasthan, août 2008. © Benjamin Joyeux

L'Inde, longtemps absente de notre champ de vision, si ce n'est dans quelques cercles politiques et universitaires, est aujourd'hui de plus en plus présente dans les médias français. Elle est désignée en permanence comme la terre des contrastes, des paradoxes, comme l'Etat symbole, aujourd'hui encore, de l'orientalisme et de sa spiritualité face à un Occident matérialiste en quête de sens. Les tours opérateurs indiens et étrangers ne manquent d'ailleurs jamais d'exploiter cette image pour développer le tourisme au sein du « Sous Continent ».

Or, on ne retient bien souvent que les facettes les plus spectaculaires et paradoxales de la société indienne, pour les opposer les unes aux autres : croissance fulgurante dans le domaine des nouvelles technologies contre prégnance de traditions ancestrales, système inégalitaire des castes contre vigueur de la démocratie représentative indienne, pays de la non violence qui promeut la bombe atomique, société spiritualiste dont une majeure partie de sa population recherche l'enrichissement matériel, etc. Si ces éléments détiennent une part de vérité, au bout du compte, il ne subsiste qu'une image très partielle de la société indienne.

Certes, le pays connaît depuis plus de dix ans une croissance phénoménale, certes son leadership dans le domaine des logiciels informatiques est incontestable, certes le développement du cinéma indien et de ses chiffres faramineux a un impact sur la production culturelle mondiale, mais l'Inde est loin de se limiter à cela. C'est également, on le sait moins, un haut lieu de débats autour des choix de stratégies de développement, ce pays étant confronté à un immense défi en matières sociale et environnementale, et un véritable laboratoire d'actions militantes s'inscrivant clairement dans la mouvance de l'écologie politique.

L’Inde est en effet le deuxième Etat de la planète en nombre d’habitants, avec 1, 277 milliards d’habitants (2013). Connaissant depuis le début des années 2000 un taux de croissance de plus de 7 %1 (taux qui s’est maintenu malgré la crise économique et financière gravissime débutée en 2008 à plus de 5 %), le Sous Continent est une nouvelle puissance régionale et désormais globale, à l’image de son grand voisin chinois. Avec un produit intérieur brut (PIB) de 1 825 milliards de dollars en 2012, l'Inde fait aujourd’hui partie des dix premières puissances économiques mondiales. C’est également la quatrième puissance agricole mondiale et le secteur compte pour approximativement 20% du produit national brut (PNB). L’agriculture emploie encore plus des 2/3 de la population active. Pour donner un ordre de grandeur, un paysan sur cinq, dans le monde, est indien. 

Un humain sur six est Indien et ce pays peut devenir bientôt le deuxième marché de consommation mondiale, avec un demi-milliard d’individus dotés d’un réel pouvoir d’achat. De plus, l’Inde connaît aujourd’hui un nombre de diplômés supérieur à l’ensemble de la population française, ce qui lui permet d’être un leader mondial dans le domaine des technologies de l’information.

L’Inde est donc dès à présent un des principaux acteurs de la Mondialisation et un grand consommateur de matières premières.

Mais le développement économique indien pose à l’humanité un problème majeur : la planète ne dispose pas de suffisamment de ressources naturelles pour assurer à un milliard d’Indiens un niveau de vie équivalent à celui des populations occidentales, américaines ou européennes, selon leur mode de consommation actuelle. L’Inde est déjà le premier consommateur mondial d’or, et de loin : elle représente quelque 20% de la demande mondiale de ce métal. Le pays absorbe également 2% de la demande mondiale de cuivre et 3% de celle de pétrole brut.

La question de l’augmentation exponentielle de l’empreinte écologique indienne est incontournable aujourd’hui et le Sous Continent ne peut donc pas éviter la question de son schéma de développement. Même si la croissance permet à une partie de la population de s’enrichir, la soutenabilité de celle-ci est d’ores et déjà à prioriser. Ce défi environnemental immense comprend également et peut être surtout la problématique de l’accès aux ressources naturelles pour une grande partie de la population indienne, qui a beaucoup de difficultés aujourd’hui encore à subvenir à ses besoins vitaux, que ce soit pour l’accès à la terre, l’accès à l’eau ou l’accès à la nourriture de base.

L’Inde a pourtant amélioré considérablement le bien-être de sa population au cours de ces dernières années. Elle a fait des progrès constants en matière de réduction de la pauvreté, grâce à sa croissance rapide. Une classe moyenne très dynamique, dotée d'un réel pouvoir d'achat, a vu le jour (quelques 10,7 millions de foyers disposent aujourd’hui d’un revenu annuel situé entre 5000 et 20 000 dollars). Toute une nouvelle génération d'industriels et d'entrepreneurs s’est lancée dans la compétition au niveau mondial.

Des progrès notables ont également été enregistrés au niveau des principaux indicateurs sociaux, notamment l'alphabétisation et la scolarisation (plus de 190 millions d’enfants sont actuellement inscrits en école primaire en Inde).

Malgré ces chiffres encourageants, la réduction de la pauvreté demeure le plus grand défi de l'Inde. Selon les statistiques officielles, il y a toujours en Inde 260 à 290 millions de pauvres. Ces chiffres atteignent 390 millions environ, si l'on mesure la pauvreté en fonction de la norme internationale qui prend en compte les personnes vivant avec moins de 1 dollar par jour.

A l’autre bout de la chaîne, environ un million d’ingénieurs indiens ont un revenu égal ou supérieur à 25 000 dollars annuels. Tandis que le nombre de millionnaires en dollars augmente dans les grandes villes, à Bombay, Delhi, Bangalore, Calcutta ou Madras, des milliers de paysans, étranglés par les dettes, sont acculés au suicide. Depuis 2002, un paysan indien se suicide toutes les trente minutes dans le pays. Nous en sommes à plus de 270 000 agriculteurs qui se sont suicidés, dont la responsabilité incomberait pour une bonne part à la firme Monsanto2. 

Si les experts économiques tablent sur le fameux Trickle down effect3 pour lutter contre la pauvreté, l’écart semble pourtant se creuser entre les gagnants et les exclus de l’ouverture indienne à la globalisation. Et cet état de fait ne concerne pas seulement les Indiens mais nous concerne tous. En effet, la population indienne couvre tout l'éventail possible en matière d'éducation et de revenus, sa culture comprend des langues, des religions et des systèmes sociaux extrêmement variés, et sa géographie est un échantillon de la presque totalité des zones climatiques de la planète.

Comme l'écrit Mira Kamdar, chercheuse à l’Asia Society à New York et auteure à succès :

« L’Inde doit faire face à tous les problèmes essentiels de notre temps : extrême inégalité sociale, précarité de l’emploi, crise croissante de l’énergie, déficit sévère en eau, dégradation de l’environnement, réchauffement climatique, épidémie galopante de SIDA, attaques terroristes – le tout à une échelle qui défie l’imagination. […] Si l’Inde réussit […], elle nous aura montré comment sauvegarder notre environnement. Le pari de l’Inde est vraiment l’enjeu de ce siècle. »4

Comme l'Inde va continuer de connaître, sur les plans démographique, économique et social, un développement très important dans les années qui viennent, tout ce qui pourra être appris de l’expérience indienne est d’ores et déjà précieux pour la réflexion des écologistes et bien au-delà à l’échelle globale, parce qu'« il n’y a aucun défi auquel nous faisons face, aucune occasion que nous saisissons, où l’exemple de l’Inde n’est pas de réelle pertinence.5 »

Avec quelques 3,3 millions d'ONG6, l'Inde est un véritable laboratoire à l'échelle d'un continent permettant les multiples expérimentations de mouvements, associations et ONG oeuvrant notamment dans le domaine de l'environnement et du développement. C'est ainsi, en même temps qu'un immense marché laissant entrevoir des « relais de croissance » faramineux pour le commerce international, une extraordinaire terre de résistance : résistance face à la destruction de l'environnement au profit du développement économique, résistance face à la disparition de modes de vie ancestraux au profit de la modernité urbaine, résistance face aux agissements des multinationales telles que Coca Cola, etc. Le Sous Continent est devenu aujourd'hui un des principaux laboratoires de résistance face au rouleau compresseur de la mondialisation libérale et de lutte pour un autre modèle de développement face à la destruction programmée de l'environnement. 

L'Inde possède depuis Gandhi une véritable tradition critique du mode capitaliste de développement à l'occidental : Le Mahatma critiquait fortement la technologie moderne et beaucoup d'aspects de la culture occidentale. Il recommandait la production locale de nourriture plutôt que de recourir au commerce, de même que la fabrication artisanale de vêtements, le traditionnel dhoti indien et le châle cousu avec un « charka » (le fameux rouet que l'on retrouve sur les roupies indiennes) tout en boycottant le textile de l'empire britannique. Ses critiques de la modernité occidentale ont influencé beaucoup de penseurs politiques et il peut être considéré à juste titre comme un des pères de l'écologie politique mondiale.

Aujourd'hui, malgré la volonté d'une bonne partie de la population indienne d'accéder au « bien être » matériel de type occidental, les « enfants » et disciples de Gandhi sont fort heureusement encore très actifs. Beaucoup d'entre eux se retrouvent au sein du mouvmeent Ekta Parishad7.

Meeting d'Ekta PArishad à Gwalior en octobre 2012, au départ de la grande marche "Jan Satyagraha" © Benjamin Joyeux Meeting d'Ekta PArishad à Gwalior en octobre 2012, au départ de la grande marche "Jan Satyagraha" © Benjamin Joyeux

Ekta Parishad (Forum de l'Unité en Hindi), est créé au départ en 1991 pour défendre des paysans qui se font expulser de leurs terres par les autorités indiennes cherchant à fournir des terrains les moins chers possibles à des entreprises et industries pour qu'elles puissent y implanter leurs usines. Ne sachant pas lire pour bon nombre d'entre eux, ces paysans se voyaient offrir un acte de propriété (une patta) par les autorités, vidé en fait de sa substance. Ils étaient ainsi expulsables à tout moment, se voyant rétorquer l'irrégularité de leur acte de propriété.

Ekta Parishad s'est alors constitué pour défendre ces populations en suivant deux axes : d'une part la mobilisation des populations dans chaque panchayat (équivalent local de nos conseils municipaux), d'autre part le lobbying et le plaidoyer auprès des autorités, locales tout d'abord, puis régionales et nationales ensuite. Le mouvement a pris de l'ampleur, mené par son leader charismatique Rajagopal P.V, héritier de Gandhi et basant son action sur l'ahimsa, la non violence.

Rajagopal P.V marchant au milieu des militants d'Ekta PArishad lors de la Jan Satyagraha d'octobre 2012 dans le Madhya Pradesh, au centre de l'Inde.  © Benjamin Joyeux Rajagopal P.V marchant au milieu des militants d'Ekta PArishad lors de la Jan Satyagraha d'octobre 2012 dans le Madhya Pradesh, au centre de l'Inde. © Benjamin Joyeux

Aujourd'hui, Ekta Parishad est présent dans huit Etats indiens (Madhya Pradesh, Chattisgarh, Orissa, Bihar, Jharkhand, Uttar Pradesh, Tamil Nadu et Kerala), soixante districts et plus de 4000 villages, soit en contact direct avec plus de cinq millions d’Indiens. Les membres d’Ekta Parishad concentrent leurs efforts dans des zones reculées, là où l’agriculture est le principal moyen de subsistance.

Mais les campagnes menées par Ekta Parishad au niveau des États fédéraux lui ont fait comprendre très vite les limites des actions localisées, et le mouvement s'est lancé à partir de 2005 dans une vaste campagne nationale et internationale d'action non violente pour promouvoir un autre modèle de développement, après s'être donné une visibilité internationale en ayant notamment participé activement en 2004 au Forum social mondial de Bombay.

Avec la « Janadesh 2007 »8, Ekta Parishad lance un ultimatum au Gouvernement indien, dirigé alors par le parti du Congrès (censé être « à gauche » de l'échiquier politique), pour résoudre les problèmes fonciers au risque sinon de devoir faire face à des actions directes non-violentes d'une ampleur inégalée. La marche finale de Janadesh 2007 regroupe 25 000 personnes pendant 26 jours (du 2 octobre9 2007 au 28 octobre 2007) dans le Nord de l’Inde, entre Gwalior (Etat du Madhya Pradesh) et Delhi. À l’arrivée dans la capitale, quelques 100 000 militants et sympathisants manifestent pacifiquement. En Inde, cette marche est d’une envergure alors sans précédent depuis la campagne « Quit India » de Gandhi pour l’indépendance de l’Inde. Le Gouvernement indien de Manmohan Singh mulitplie alors les promesses. Sauf qu'au bout de quelques mois, ne voyant toujours rien venir, Ekta Parishad, et son leader Rajagopal, continuent de plus belle leur intense plaidoyer pour les oubliés du « développement » indien. Cela aboutit cinq ans plus tard à la Jan Satyagraha 2012, une nouvelle marche non-violente de 350 km organisée de nouveau entre Gwâlior et Delhi, et qui rassemble cette fois-ci plus de 100 000 marcheurs. L'objectif est on ne peut plus clair : la mise en application des engagements pris par le Gouvernement Indien en 2007 concernant les réformes du droit à la terre. Partie le 2 octobre, elle s'arrête à Agra le 11 octobre, Jairam Ramesh, ministre du Développement rural, ayant rejoint les marcheurs pour leur proposer un accord dont les deux points majeurs sont d'une part l'ébauche d'une véritable politique nationale de réformes agraires au profit des petits paysans et d'autre part l'adoption d'une provision légale pour fournir des terres arables et habitables aux sans-terre et aux sans-abri. Il s'agit d'une immense victoire sympolique pour Ekta Parishad.

Malheureusement, deux ans plus tard, c'est le BJP (Bharatiya Janata Party-« parti du peuple indien », droite nationaliste) qui sort victorieux des élections de mai 2014, et Narendra Modi10 est depuis lors le nouveau Premier Ministre. Elu sur l'image d'un partisan de l' « Inde qui brille », Modi a décidé quelques semaines après son arrivée au pouvoir d'assouplir très fortement les règles indiennes de protection de l'environnement pour faciliter l'implantation d'industries et d'entreprises notamment étrangères. Les petits paysans sans terres sont désormais très loin des préoccupations premières de cette Inde arrogante qui veut partir de plus belle à la conquête des marchés du monde. 

Mais la force de frappe d'Ekta Parishad est désormais incontournable, et les autorités ne le savent que trop bien : aux élections législatives de mai 2004, en incitant les Adivasis et autres hors castes indiens à voter, Ekta Parishad avait déjà fortement contribué à faire pencher la balance du côté du parti du Congrès et non du BJP11. Partant de la base, dans chaque petit village indien, il a contribué à faire prendre conscience de leurs droits et de leurs devoirs à des millions de petits paysans, tout en leur rendant leur dignité par l'illustration de l'importance fondamentale de leur activité, une agriculture traditionnelle indienne plus que jamais nécessaire face à la mondialisation libérale et la non viabilité d'une marche forcée vers une soi-disant « modernité ». Dotés désormais d'une conscience « de classe » et d'une culture politique, ces petits paysans sont une réalité électorale que les différents partis politiques indiens ne peuvent plus ignorer.

Ekta Parishad a su également multiplier les contacts à l'international, avec les sans terres aux Philippines, en Afrique et en Amérique Latine, faisant partie de Via Campesina et proposant sa propre vision du Monde, antilibérale, résolument écologique et profondément populaire.

Le mouvement prépare d'ores et déjà sa prochaine marche. Pour 2020, celle-ci veut désormais rassembler un million de marcheurs pour faire le tour de l'Inde. Ekta Parishad est soutenu en Europe par un réseau regroupé au sein d'Ekta Europe et en France par plusieurs associations et collectifs de militants, et officiellement par Europe Ecologie Les Verts12. 

Malgré l'ampleur et la difficulté de la tâche, l'exemple de cette organisation indienne et de ses réalisations constitue un grand espoir et une démarche à suivre et à soutenir pour tous les partisans d'une écologie populaire à l'échelle du globe, qui part des plus précaires et des plus marginalisés pour remettre radicalement en question notre modèle économique actuel et promouvoir un autre développement, favorable à tous. Ce combat n'est pas prêt de s'achever, mais il est fondamental, puisqu'il s'agit rien de moins que de l'avenir de la planète, et jusqu'à preuve du contraire par des économistes13, nous sommes tous concernés. L'écologie en marche portée par Ekta Parishad devrait pouvoir faire des émules jusqu'en France, où les habitants des quartiers populaires ou des zones rurales désertées sont bien souvent les premières victimes des dégradations environnementales de toutes sortes, pollutions visuelles, sonores, pesticides, mal logement, malbouffe, maladies de civilisations, etc. 

Benjamin Joyeux

1 C’est à partir de 1991, lorsque P. V. Narasimha Rao, alors Premier Ministre, décida d’ouvrir le pays à la concurrence internationale, que débuta réellement l’insertion de l’Inde dans le processus de mondialisation et le début de sa fulgurante croissance économique.

2 Revoir notamment Le monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin

3 Théorie économique libérale qui prétend que l’enrichissement de l’élite irrigue, grâce à ses investissements et à sa consommation en découlant, l’ensemble de la pyramide sociale jusqu’aux plus pauvres.

4 MiraKamdar, Planet India : L’ascension turbulente d’un géant démocratique, Actes Sud, Arles, 2008, p.26-27.

5 Mira Kamdar, ibid

6 Celles-ci sont plus nombreuses que les écoles ou les hôpitaux, avec environ une ONG pour 400 habitants

7 http://www.ektaparishad.com

8 « Le verdict du peuple » en hindi

9 Jour anniversaire de la naissance de Gandhi

10 Voir notamment : http://blogs.mediapart.fr/blog/benjaminjoyeux/280814/linde-modi

11 Bharatiya Janata Party, « parti du peuple indien », parti nationaliste hindou au pouvoir de 1998 à 2004

12Voir : http://transnationale.eelv.fr/2012/09/24/eelv-soutient-la-jan-satyagraha-marche-pour-lacces-a-la-terre-et-a-la-justice-sociale/

13 « Toute personne estimant que la croissance exponentielle peut durer éternellement dans un monde fini est soit un fou soit un économiste. » Kenneth Boulding.

  

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