LETTRE OUVERTE au Pdt ACCARY : la rafle d'enfants par l'ASE 71 au LVA de Frontenaud.

L'ancien Directeur de l'ASE jusqu'en 2008, s'adresse directement au Pdt du Département de Saône-et-Loire. Un courriel démontre que le Pdt n'a cherché qu'à cacher les conséquences terribles pour certains enfants des décisions folles de l'ASE. Une histoire dingue, emblématique des dérives de l'ASE, devenue zone de non-droit.

Bernard BIGENWALD Le 3 novembre 2019

Varanges,

71250 CORTAMBERT

06 26 55 95 00

bbigenwald@yahoo.fr                                                                                              à Monsieur  André  ACCARY,

                                                                                                             Président du Conseil Départemental de Saône-et-Loire

 

 

                                       LETTRE OUVERTE A DIFFUSER URBI ET ORBI, et même aux francs-maçons !

 

Objet: rafle d'enfants par vos services, au nom du bien, au LVA les Bruyères, à Frontenaud

Monsieur le Président,

Je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être, si vous avez le temps, mais très franchement, et ça restera entre nous, je vous conseille de le prendre. Vous n'aviez pas souhaité, souvenez-vous, ma présence, il y a quatre ans, lorsque M. ROSSI vous demanda un entretien, au prétexte assez comique, que j'avais été l'ancien directeur de l'ASE, comme si 18 ans d'expérience pouvaient être nuisibles à la compréhension des réalités complexes de la protection de l'Enfance.

 Mais je comprends bien qu'étant entouré de deux remarquables éléments de l'administration française sans laquelle la France ne serait pas ce qu'elle est,  pour ne pas les citer, MM RIOUFOL et STECKER, respectivement Directeur de la DGAS, et Directeur du Service Enfance et Famille, vous n'ayez pas voulu les faire souffrir d'une comparaison trop cruelle entre mes idées claires et les leurs, plus embrouillées. Cette attention de votre part était noble, mais vous en payez maintenant le prix, avec le hourvari que viendra déclencher inévitablement, car je me charge, vous le constatez déjà, d'en faire la publicité, la dernière initiative malheureuse de la DGAS. Celle-ci a été prise par de nouveaux cadres si peu aguerris qu'ils n'ont pas su tirer toutes les leçons de la très curieuse manière dont avait été gérée par les deux susnommés le premier épisode, déjà cocasse, de ce que nous appellerons par pure commodité « l'affaire ROSSI », alors que pour être juste, mais ce serait méchant, on pourrait appeler « l'affaire ASE 71 » .

C'en est à croire que jaloux de leurs prédécesseurs, ils tenaient à toute force à les égaler dans l'acharnement et le ridicule. Car, il ne s'agit pas d'autre chose que d'acharnement, à vouloir démontrer que celui que vous avez vu de vos yeux, esprit carré dans un corps rond, peut-être un zeste trop tatoué à mon goût, Jean-Claude ROSSI, est une sorte de Dutroux de la Bresse dont on n'aurait pas encore découvert la cave.

 

capture-d-e-cran-2019-11-11-a-14-05-31-1

 J'avais noté cet acharnement magnifique mais démentiel, remarquez le bien, puisque je l'ai dénoncé, très gentiment dans un courrier en date du 18 octobre 2018, interpellant une responsable de l'ASE, voici donc un an. Je reprochais une gestion du cas ROSSI sur le mode de la rumeur, et l'invitais à visiter les lieux, que les récentes images de FR3 ont démontré comme magnifiques. Je vais finir par me prendre pour Nostradamus tant ce courrier est prophétique et annonce les récentes erreurs, dramatiques, dans le domaine de l'enfance en danger, que l'on s'est entêté à commettre à l'encontre du LVA des Bruyères, et donc de ses hôtes.

 

 Qui comprendra que l'on débarque avec 28 pandores, dont certains levaient les yeux au ciel, et une douzaine de travailleurs sociaux pour rafler 4 malheureux gamins qui effrayés, pleurant, n'ont sûrement pas compris qu'on venait les sauver des griffes d'un ignoble individu ? Forcément, étant moins stupides que les responsables de l'ASE, ils ne le voyaient pas comme ça, ROSSI : ils le sentaient au contraire chaleureux, « un gros nounours »,(sic) qui, certes, de temps en temps les engueulait, bien sûr, mais leur accordait, avec sa compagne Jacqueline, une attention et une bienveillance dont ils n'avaient jamais bénéficié jusque là. Cosette, sauvée des Thénardiers par Jean Valjean savait, bien, elle, à quoi elle échappait. En revanche, ceux qui pleuraient à Frontenaud se demandaient vraiment de quoi on avait l'idée saugrenue de les sauver.

 Il y avait le bon gros Moussa, adorable, noir comme de l'ébène, que j'ai pu observer quelquefois, si content de se trouver enfin dans un endroit chaleureux, après que sa mère eut tenté de le trucider avec un couteau. Il avait un rapport privilégié avec Jacqueline Rossi ; Il y avait le petit Nicolas, plutôt jaune safran qui sanglotait aussi, demandant « qu'est-ce qui se passe ? Je vais où ? » et qui a tenté de se cacher !   Jason, lui, qui venait d'arriver, et donc moins attaché aux lieux, était néanmoins touché. Jérémy, pourtant à peine plus ancien, a dû forcer le passage entre les gendarmes pour dire « au-revoir » à son présumé, tourmenteur, Jean-Claude ROSSI, suspecté de tous les péchés d’Israël  et de Sodome et Gomorrhe réunis, par l'ASE.

lll

 Quant aux jeunes majeurs, eh bien ils refusèrent de quitter les lieux, ce qui en dit sacrément long ! Je connais très bien l'un des deux, Adam KEBOUA : depuis quatre ans, il essaye vainement de me battre au bras de fer, ce qui m'assure une certaine aura, et il adore que j'utilise des mots recherchés, qu'il se fait expliquer. Il va se bidonner quand il va lire cette lettre, soyez-en sûr, et ça l'aidera un petit peu à digérer. Il goûtera mon souci didactique de lui démontrer qu'il est d'autres moyens fins de niquer autre chose que des mères. Il y a enfin Ranya BEZZIOU, révulsée, et qui a dit, colère, ce qu'elle pensait en face de la caméra de FR3 Bourgogne, en compagnie d'Adam. Je suis admiratif de leur capacité à exprimer aussi clairement leurs sentiments aussi bien oralement que par écrit, même si mon pied, l'avouerai-je, m'a démangé de leur botter le cul pour leurs fautes d'orthographe. Il est difficile de lire leurs témoignages poignants sans pleurer ! Je le leur ai dit, pour mon pied, et ils ont éclaté de rire : sans doute l'ASE, du train où elle délire, y verrait elle une forme de maltraitance !

Bref, personne ne s'est dit qu'une monstrueuse connerie était en train de se produire ? Personne n'a eu le courage de dire « stop, halte au feu,   il y a gourance » ? Personne, parmi les travailleurs sociaux n'a exercé son droit de retrait, comme à la SNCF, alors que le déraillement se faisait sous leurs yeux ? Peut-être a-t-on imaginé qu'ils étaient victimes du syndrome de Stockholm ?  Allons! Tout ceci est lamentable et indigne, et si emblématique d'une forme de maltraitance à l'ASE que vous risquez bien de gagner une réputation nationale pour ce coup foireux, si vous ne changez pas très rapidement votre fusil d'épaule par un geste spectaculaire ! Car c'est un cas d'école que l'on étudiera au CNFPT ! Comme d'ailleurs, autrefois, ma mise au placard indigne, en 1997, y fut étudiée parfois. 

Une lettre que j'ai écrite il y pratiquement un an jour pour jour, et que j'ai gardée précieusement, pour bien prendre date, car je connais comme ma poche la culture de l'ASE, et notamment le manque de courage qui la caractérise trop souvent, démontre que pendant 4 ans, personne de chez vous n'a osé prendre l'initiative d'une visite dans un lieu pourtant grand ouvert, à croire qu'un ogre l'habitait. Il y a peu, je présentai ROSSI à Marina, 4 ans, une pétillante gamine arménienne qui loge chez moi, et je lui ai dit que c'était un ogre. Elle a rigolé. Faut croire qu'une gamine de 4 ans est moins niaise que vos pétochards de cadres de  l'ASE ! Tout cela me consterne, et m'humilie en tant qu'ancien professionnel. J'ironise, mais vous savez bien que l'humour est la politesse du désespoir !

 

Marina, mon braintrust à moi Marina, mon braintrust à moi
                                                 Marina, mon braintrust à moi:meilleure que tous les cadres de l'ASE 71 réunis 

 

Bref, en plus de quatre ans, personne de l'ASE de Saône-et-Loire n'a été foutu d'inspecter un LVA qui est un des meilleurs de France, ce que vous ignorez, et dont le permanent est reconnu quasi unanimement parmi ses pairs, puisqu'il est Président et fondateur de de l'UNAPS. On s'est contenté de manière chafouine de s'en méfier, on ne lui confia plus aucun jeune du département, ce qui eut permis de voir concrètement ce qui s'y passait, et on se détermina sur des rumeurs et des calomnies à une fermeture en urgence, laquelle ne s'imposait absolument pas, pour des raisons de plus non précisées! Une fois encore, et là, ça devient une sale manie, le principe du contradictoire a été bafoué hardiment. Votre arrêté est mûr pour une annulation par un référé, lors même que Rossi aurait été une crapule : cela, n'importe quel juriste vous le confirmera. Vous aurez bonne mine ! Vous vous étiez cru à Kolwezi et ce sera la Bérézina !

 On a préféré en effet se fier à des rumeurs imbéciles sur le mode du « il n'y a pas de fumée sans feu », dicton infâme digne du temps où l'on dressait des bûchers pour les rouquins, et de dénonciations anonymes, dont la source unique est très probablement la seconde épouse de ROSSI essentiellement soucieuse de lui soutirer du pognon indu. Forcément, témoin de l'extrême crédulité de l'ASE en 2015, la finaude a largement bromégé la zone pour les gogos du service. Elle a su magnifiquement faire en sorte que les clignotants s'allument qui déclencheraient le branle- bas de combat, sans que quiconque aille voir qui pouvait trafiquer lesdits clignotants. Il eut été pertinent de ne pas s'en tenir à un réflexe pavlovien ! Et là, nouvelle erreur de vos services, en la personne de La Directrice de la DGAS , que je n'ai pas l'honneur de connaître, mais que je semble effrayer, car elle ne répond pas à mes appels, pourtant très conciliants, elle a été avertie, en temps utile, sur mes instances, non seulement de ce que l'ex- femme de M. ROSSI cherchait à lui nuire, mais de ce que l'ASE lui avait même fourni une attestation très inexacte qui ne pourrait que lui être utile pour enfoncer ROSSI. Il n'a reçu qu'un bref accusé poli de réception, lui assurant que le nécessaire serait fait, sans que ça se traduise pour autant par quoi que ce soit, depuis le mois de juillet. Si je considère les erreurs en cascade de vos services, je serais tenté de jumeler ces derniers avec les chutes de Plitvice, en Croatie, voire même avec celles du Niagara ! Ca attirerait des touristes dans notre si belle « Bourgogne du Sud » !

Pour la cave du Dutroux de la Bresse, en revanche, qui aurait pu bouster  le tourisme dans le Louhannais, je crois que c'est râpé, et il va falloir penser à autre chose !

   Rossi et moi prévoyions avant même qu'elle se produise, cette intervention calamiteuse, puisque nous étions convenus de nous rencontrer le mercredi suivant  celle-ci, avec son avocate, sur les lieux. Et puis, évènement que nous avions prévu aussi, voilà que la jeune Alecsandra, dont le cas a été dramatisé  au point qu'on a préféré la rendre à son dealer de copain (!) a avoué à une amie, qui a pris l'initiative magistrale d'enregistrer la conversation, qu'elle était désolée de tout ça, n'ayant jamais été maltraitée comme on le lui a fait dire. Je ne vous en dis pas plus, car cela relève désormais de l'équivalent des « boeufs-carottes »  de la Gendarmerie, qui n'attendaient  que quelques précisions supplémentaires pour intervenir. Je vous garantis un résultat gratiné de l'enquête, car ce que raconte la jeune, dans un « wesh wesh » de la plus belle eau, ressemble comme deux gouttes d'eau à de la subornation de témoin.

Regardez cela si vous n'êtes pas convaincu : https://www.facebook.com/lvaendanger/videos/765005940606915/ 

Je rappelle pour votre information très très utile, si vous voyez ce que je veux dire , que en droit pénal français, la subornation de témoin est un délit relevant de la corruption. Ce délit est prévu et réprimé par l'article 434-15 du code pénal et est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende, même si la subornation n'est pas suivie d'effet.

La subornation consiste à obtenir une déclaration mensongère (ou une attestation, déclaration, ou déposition), ou une abstention de témoignage, en usant de « promesses, offres, présents, pressions, menaces, voies de fait, manœuvres ou artifices », voire de son pouvoir, au cours d'une procédure judiciaire ou en vue d'une demande ou d'une défense, même si la subornation n'est pas suivie d'effet.

Je vous aurai suffisamment mis en garde pour que votre responsabilité pénale soit engagée : tout le baratin que vous pourrez tenir ne tiendra pas une seconde. En effet, savez vous que je détiens un très imprudent courriel de Mme Alice BONNET, Directrice de l'ASE, qui risque fort de se faire appeler Arthur, à M  Vincent BARBIER, Directeur Général des Services, à vous adressée en copie, ainsi qu'au reste de votre braintrust : copie en a été, par une inadvertance fatale, fournie à M. ROSSI. Il en ressort que vous avez donné instruction aux départements placeurs d'étouffer les échos de la misérable équipée de l'ASE ! C'est une énormité que vous n'avez même pas pesée ! 

Peut-être aurez vous donc l'honneur, ainsi que tout votre braintrust, de tirer M. BALKANY de sa solitude. Il risque de vous regarder avec quelque commisération, dans la mesure où lui a pu se foutre du monde pendant trente ans, alors que vous n'avez tenu que quelques semaines. Déjà, je ne pouvais que rire quand j'observais qu'une fois de plus, on demandait aux services qui ont merdé grave de justifier leurs propres cagades, mais alors, là, je m'esclaffe à m'étouffer, lorsqu'en plus, je constate que lesdits services apportent ingénument la preuve que vous avez donné l'ordre d'exercer des pressions sur les témoins de cette abominable équipée. 

ECCO ! 

De : BONNET ALICE <a.bonnet@saoneetloire71.fr>
Envoyé : vendredi 1 novembre 2019 17:55
À : LVA Les Bruyères <info@lesbruyeres.org>
Cc : ACCARY ANDRE <a.accary@saoneetloire71.fr>; BARBIER VINCENT <v.barbier@saoneetloire71.fr>; JUILLARD JOSETTE <josette.juillard@saoneetloire71.fr>; DELEGLISE SANDRINE <s.deleglise@saoneetloire71.fr>
Objet : Re: Suite fermeture LVA les Bruyères

Bonsoir Vincent,

Nous avons eu des contacts avec chaque Département et une information nationale a été faite.

Cependant les contacts transmis par M.Rossi se font au niveau des éducateurs qui suivent les jeunes et les consignes hiérarchiques ne sont pas toujours bien respectées à ce niveau...
Dans ce genre de circonstances ( fermetures, suspensions d'activités décidées par un Département ) qui n'est pas rare au demeurant dans ce secteur d'activités et pour des faits rapportés bien moins graves, la prudence des départements est généralement de mise.

Je reprendrai contact avec les départements pour voir si leur hiérarchie a validé ce type d'écrit/ attestations.

AB

 

 HOU  LA BOULETTE !!!!!


Précisions d'un vieux briscard de l'ASE,  encore loin d'être gâteux.  A ce point de mon récit, elles sont peut-être déjà superflues :

 

1°/ ce n'est pas aux seuls services qui ont merdé grave qu'il faut s'adresser, car leur prime réaction, bien entendu, est de vous bourrer le mou. Ainsi, avant de dire que l'ASE n'avait fait que son devoir, vous auriez dû mieux vous renseigner : il doit bien y avoir un « guide de l'ASE pour les nuls », ou l'équivalent, non ? De mon temps, c'était le Verdier.

 

2°/ Quand on a des suspicions légitimes concernant un citoyen lambda qui ne vous laisse pas franchir sa porte comme il en a le droit, bien entendu, on fait appel aux services de la justice. En revanche, pour des établissements relevant du contrôle de l'ASE, on n'a nul besoin de demander quoi que ce soit au Procureur : on contrôle, et c'est tout, et c'est normal, et si besoin, on transmet, mais seulement après ! Or, l'ASE ne l'a pas fait pendant quatre ans ! Elle a fonctionné pendant quatre ans sur le mode de la rumeur d'Orléans, qu'elle a largement entretenue s'intoxiquant elle-même.

 

Au lieu d'avoir l'heur de bénéficier des conseils d'un vieux sage, au début de cette histoire, en 2015, vous en êtes tenu à l'avis de deux nèfles qui n'ont songé qu'à protéger leurs fesses, découvrant malencontreusement les vôtres.

 

  Déclarer sans rire que l'ASE n'avait fait que son devoir, dans le style, « pas d'omelettes dans casser d'oeufs », ça laisserait presque accroire qu'un zeste de cynisme trotskyste aurait été instillé au sein de l'ASE dont j'étais le patron il y a juste un petit peu plus de 10 ans. Pour vous, élu d'un fief très bigot acquis d'emblée à la réaction, c'est risqué ! Feriez vous de l'entrisme trotskyste. Monsieur le Président ? Si c'est le cas, je vous rappelle quand même qu'il est plus facile de faire digérer par l'opinion publique l'écrasement des marins lettons, et pleins de vodka de Kronstadt, que l'écrabouillement de quatre jeunes relevant de l'Aide Sociale à l'Enfance. Enfin, et alors là, c'est le pompon, quelque chose que j'ai constaté à, mes dépens de manière assez comique pas plus tard que mercredi dernier, « on » (une femme)   a osé donner instruction à M. DEGUT, alors que j'étais dans son bureau, et qui, n'étant au courant de rien, aurait été bien mal de me lâcher quoi que ce soit, de ne pas me parler, signifiant que je n'étais pas désiré dans les locaux de la DGAS, comme si j'étais un individu suspect de quoi que ce soit ! Oui, je sais que Malika ROSSI, seconde épouse de M. Rossi laisse entendre, par tous les moyens, y compris les plus comiques, que je serais complice des « malversations » de M. ROSSI, mais qui peut croire une seconde à cette fable ? Si l'on m'avait interrogé, au cas où ce soupçon aurait effleuré quelqu'un, Il m'aurait été très facile d'apporter la preuve qu'en 2015, elle mettait chapeau bas pour mon courage de soutenir celui qu'elle appelait alors «  mon cher ex ».

 

Non seulement les moyens pour me faire taire sont honteux, mais ils sont surtout bien risqués, notamment dans le cadre d'une enquête, lorsqu'on en laisse des preuves aussi évidentes. Vous n'avez pas honte ? La Saône-et-Loire va-t-elle bientôt rejoindre la Corée du Nord dans une grande alliance eurasiatique ?

capture-d-e-cran-2019-11-11-a-19-47-14
 

Vous savez le résultat qu'aura cette tragique pantalonnade, qui aura élevé la stupidité de l'ASE 71 au rang des Beaux-Arts ? En dehors des conséquences pour les gamins que vos services ont écrabouillés, bien entendu, mais ceux-là comptent visiblement pour du beurre, eh bien, ça ne pourra que nourrir le dossier de ROSSI à la cour administrative d'appel, car cela prouve une volonté de harcèlement odieuse et qui perdure. Bien sûr, vous répèterez que vous n'avez fait que votre devoir, l'intérêt supérieur de l'enfant et tout le toutim... Ca suffira peut-être à embrouiller un journaliste hyper feignant qui ne voudra pas se fouler à trop gratter un dossier épais, mais en revanche, ça ne pourra que faire rire un magistrat. D'ores et déjà, la presse qui est allée sur place, chose que vos services n'ont pas fait jusqu'à maintenant, en dehors du jour du rapt, bien entendu, ne vous est aucunement favorable, cela est clair.

 

Déjà, au niveau du Tribunal Administratif de Dijon, les magistrats avaient été effarés, mais alors, là, il va falloir leur faire respirer des sels ! Au fait, savez vous que le jeune Jean-Jacques, qui a servi de prétexte à la première saison de cette passionnante série sociale s'est suicidé depuis ? Moi qui le pensais à l'abri grâce à vos services, je suis franchement déçu. Il a reconnu auprès de son amie Julia LE PREVOST, qui est venue spécialement soutenir ROSSI depuis Auxerre, lui fournissant un témoignage selon lequel il avait dit des conneries et qu'il le regrettait. Je n'irai pas jusqu'à dire que vos services ont tué Jean-Jacques, mais simplement qu'ils ont fait un boulot de sagouin, justifié un peu trop facilement par de bonnes intentions. L'enfer est pavé de bonnes intentions ! Je n'ai cessé de le dire et de le répéter quand j'étais le patron de l'ASE !

 

Bref, Monsieur le Président, parlons concrètement. Il y a quelques jours,  je vous écrivais dans une première version  off de cette lettre que vous aviez le choix entre faire le dos rond, vous démener comme un beau diable pour que les sentiments des victimes de la rafle soient étouffés, mais c'est déjà trop tard, car certains ont l'intention de continuer de s'exprimer à l'antenne ; éventuellement nous faire passer ROSSI et moi pour des cinglés ou des pervers, mais c'est franchement difficile, ou bien reconnaître de manière olympienne que vos services se sont plantés, en coupant d'une serpe jupitérienne quelques oreilles qui font pourtant le maximum pour rester basses devant vous. Et je vous engageais à la lecture de certaines fables de la Fontaine pour trouver une solution idoine. Maintenant, vous n'avez plus le choix, car je ferai en sorte que tout soit transmis à la justice, et que le dossier soit dépaysé. D'ores et déjà, vous n'êtes plus qu'en sursis. Dans un fief de bigots, et même dans un fief de sans-Dieu, voyez vous, votre cynisme n'est pas acceptable. Quelle erreur magistrale de ne pas m'avoir reçu il y a quatre ans ! Je vous laisse tout le loisir de vous mordre les doigts, et même plus, si besoin.

 

L'avis du Président Beaumont que j'ai asticoté, il y a 20  ans, du fond de mon placard vous aurait été fort utile, si ce vieux caïman n'est pas déjà momifié . Lui aussi avait fait l'erreur gravissime de me sous-estimer gravement avant de m'y jeter. Là, c'est pire, vous n'avez strictement aucun pouvoir sur moi, et les nouveaux moyens de communication réduisent à néant les tentatives de dissimulation.

 

La meilleure solution, il me semble, serait, en attendant votre inculpation, et pour donner le change, de reconnaître très officiellement qu'une erreur a été commise, par une visite en grande pompe du LVA. l'ASE sera enfin soulagée de ne y pas découvrir une salle de tortures. Elle pourra même faire des sondages dans la pelouse. On vous fera visiter la cave, qui ne contient qu'un congélateur sans cadavres, le bureau sur lequel M. Stephane BURNEROT (nom modifié, pour respecter son intimité débordante) le valeureux lanceur d'alerte, à qui je conseille de se reconvertir dans le hard, faisait bramer sa compagne, (on devrait même pouvoir y trouver un peu de son ADN ) et enfin, sous une chasse, le fameux « pistolet » qui a filé la tremblotte à S. BONNAFOURER (nom modifié ) au point qu'elle appela la CRIP, ce qui déclencha le débarquement en urgence de M. RIOUFOL, tel ZORRO,  au LVA, qui marqua le démarrage officiel en fanfare de cette fantasia chez les ploucs. Vous allez halluciner ! Tout ça pour ça !

rossi-9

Je vous garantis que vous allez rire jaune,   quand vous verrez ce tromblon déglingué pour pirates.  Et dès lors, vous constaterez que ce que vous considériez sans doute avec indignation, comme des outrances verbales de ma part ne sont que de pudiques litotes.

Je veillerai enfin tout particulièrement à ce que Jacqueline ROSSI si appréciée des gamins, et qui a été très éprouvée par deux fois, ne verse pas de la « mort au rat » dans votre café.

En tout cas, je reste à votre disposition pour que, bien plus sérieusement que ces jours derniers, l'intérêt de l'enfant prime. Car, là, on l'a sacrifié avec un cynisme effroyable. Il y aurait de très bonnes leçons à tirer de cette très mauvaise affaire pour des gens de bonne volonté. Je suis prêt à assurer une formation à partir du « cas ROSSI », qui n'est, je le répète, que le cas « ASE 71 », à condition naturellement que je puisse disposer du débeurdinoir qui fait la gloire de notre département. Même pour moi qui suis un mécréant affiché, face à des cas difficiles, l'aide des reliques d'un saint ne me  semble pas inutile.

J'espère ne pas vous avoir lassé. Croyez bien que je m'en suis tenu au strict minimum de munitions, bien que ma musette se garnisse toujours plus de jour en jour, un fond d'humanité me retenant de trop tirer sur les ambulances.

Ah ! Certains cadres de la DGAS feindront au début, de croire et de faire croire que je suis un aigri qui règle quelques comptes! Eh bien, non, pas du tout, mais il se trouve que je n'apprécie vraiment que ceux qui ont quelque courage. Dommage qu'ils soient si rares ! La majorité est composée d'anaroupettes, du grec « ana », privatif, si vous me permettez ce néologisme qui enchantera mon ami Adam. Et pour preuve, je rends un solennel hommage à Christian CHAMPSEIX, qui fut le seul à oser élever la voix pour dire, en 2015, que l'image que l'on se faisait de ROSSI était très éloignée de celle qu'il avait pu observer. C'était le seul, en fait, qui connaissait le LVA, puisqu'il l' avait inspecté l'année d'avant. De ce jour, il me l'a dit, il a été mis sur la touche, alors qu'il entretenait jusque là les meilleures relations du monde avec M. RIOUFOL. Celui-ci lui a fait observer qu'il lui fallait être solidaire du service. Je ne voyais pas l'ASE comme une mafia. Comme je lui disais que je n'avais même pas été informé de ce qu'il était parti en retraite, il m'a dit qu'il n'avait fait qu'un petit pot avec quelques collaborateurs, parce qu'il était dégoûté : c'était lors d'un entretien téléphonique que j'eus avec lui vers la Noël 2018. Il sera utilement interrogé sur ce point, mais je devine sa joie après tant d'amertume. Cet homme mérite la médaille du mérite, et je le salue.

 

Restant à votre disposition, pour  tenter de couvrir des plus flatteuses apparences votre retour douloureux à la réalité, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma jubilation intime après toutes les presque deux lustres de mépris que j'ai connus. Quant à vos collaborateurs, responsables de ce désastre, je les laisse, selon la formule d'Audiard, tourner sur orbite 

 

                                                                                                                                              Bernard BIGENWALD,

                                                                                         retraité pugnace, sévèrement burné,  et  même pas faussement modeste de la Territoriale

 

PS : J'espère faire rire mon ami  Jean-Marc LAHITTE, dit "El Kébir ", ex-Directeur Départemental de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Nous eûmes l'intelligence de travailler de concert, pour éviter justement que trop de gamins ne fissent les frais de querelles d'egos. Du fond de son lit, après une chimio qui le laisse sur le flanc, il adressait avant-hier son très amical salut à mon ami ROSSI, dont il sait la valeur. 

rossi-1
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rossi-2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rossi-3
 

rossi-4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rossi-5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rossi-6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rossi-7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rossi-8

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.