DE ZORRO A ROBERT MENARD : les violences à l'encontre des femmes

LES REFLEXIONS DU ZAPPEUR CAMEMBERT SUR LES VIOLENCES FAITES A L'ENCONTRE DES FEMMES, DE MANIERE SUBLIMINALE.

 Quand est-ce que Henri Salvador sera interdit d'antenne ? Que fait Schiappa ? Analysons les choses froidement et de la même manière objective que celle qui a été utilisée pour vouer une fois de plus l'ignoble Robert Ménard aux gémonies. Celui-là, il ne lui manque qu'un pied bot pour ressembler totalement à Josef Göbbels, et on ne regretterait même pas qu'il empoisonne tous ses enfants avant de se suicider tant il convient  de se débarrasser définitivement, non seulement de la bête immonde, mais encore de ses rejetons.

Mais revenons donc à l'analyse que j'invite Schiappa à faire. Dans la chanson "Zorro est arrivé" de Henri Salvador,  par pas moins de trois fois, "la môme Suzie" est victime de violences faites aux femmes de la part de Jojo-le-bouffi.

La première fois, l'affreux Jojo pousse la pauvre Suzie sous une scie.  La seconde, il veut la "transformer en purée" avec de la dynamite, et la troisième, il la balance sous un train dans un sac !

Vous allez sans doute me dire naïvement que chaque fois, Zorro la sauve au dernier moment, et que cette fin étant  heureuse,   Zorro est donc un héros !  Certes, mais examinons les choses de plus près ! Un arrêt sur image s'impose qui nous permet de décrypter celle-ci.  Face à ce qui relève bien de la récidive par rapport à des violences répétées faites, qui plus est, à l'encontre de la même femme, la "môme Suzie" représentative, sachons le bien, de toutes les femmes, le fait que Zorro ne presse pas pour autant le pas et arrive toujours "sans se presser", démontre bien la misogynie latente du personnage chanté par Henri Salvador, et donc de celle du chanteur. CQFD ! Morale de l'histoire :  il ne sert à rien de dénoncer des ignobles personnages comme Robert Ménard si nous ne dénonçons pas aussi Zorro et Henri Salvador ! Oui, que fait Schiappa ?

Oserai-je l'exprimer ? Je soupçonne même Zorro d'être de mèche avec Jojo-le-bouffi afin  que le grotesque macho moustachu enveloppé dans sa cape ridicule puisse sauter tranquillou la môme Suzie, au terme d'un scénario cousu de fil blanc dans le droit fil des historiettes réactionnaires de notre enfance où les princesses en danger étaient sauvées in extremis par le Prince Charmant.

Quoi qu'il en soit, la pauvre Suzie aurait bien mieux fait de se tourner vers la permanence d'une organisation féministe. De solides compagnes de lutte bourrées de testostérone et non épilées, gode à la ceinture, auraient bien vite fait de faire passer à l'ignoble Jojo le goût de s'attaquer à des femmes sans défense. Leur action énergique aurait bouleversé  par une opération un peu brutale de labourage d'une face trop peu défrichée de sa personne, les certitudes quasi ataviques du bouffi en matière de genre,  certitudes imprimées en lui par des siècles de domination patriarcale.

Oui, décidément, que fait Marlène Schiappa ? 

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