Lettre ouverte à Lyes LOUFFOK, défenseur des enfants de l'Aide Sociale à l'Enfance

Le "principe de précaution" mis en avant pour la fermeture d'un Lieu de Vie en Saône-et-Loire par les services de l'ASE n'aura servi qu'à masquer ses manquements, et l'ont conduite à une maltraitance sur des ados fragiles qui n'étaient nullement en danger. Il convient de les écouter, au lieu de se laisser leurrer par des discours hypocrites.

 

Bernard BIGENWALD, 

Varanges, 71250 CORTAMBERT                            à M. Lyess LOUFFOK

Monsieur,

 

Je ne vous connais pas, et vous ne me connaissez pas non plus, mais nous avons, l'un comme l'autre le souci de la défense des enfants, vous en tant qu'ancien enfant de l'ASE, et moi en tant qu'ancien directeur départemental de l'ASE de la Saône-et-Loire, de 1990 à 2008.

Normalement, l'un comme l'autre, nous devrions au minimum avoir cet objectif commun, vous avec la fougue de la jeunesse, et votre expérience d'enfant placé, et moi avec mon expérience de 18 ans à la tête de l'ASE d'un département.

Aussi ai-je été fort désappointé de constater que par le biais de twitter, vous aviez été jusqu'à féliciter vivement le Président du Conseil Départemental de Saône-et-Loire, André ACCARY, du fait que ce dernier s'était prévalu du « principe de précaution » pour suspendre l'autorisation de fonctionner d'un Lieu de Vie, celui des Bruyères à Frontenaud, que je connais fort bien, car j'ai été à l'origine de son habilitation en tant que LVA, en octobre 2004, chose que j'ai faite, main dans la main avec le Directeur départemental de la PJJ de l'époque, M. LAHITTE. Nous avions l'habitude de collaborer pour éviter que les enfants dont nous avions la charge ne fissent les frais de querelles de service. J'y fais fréquemment des séjours depuis 7 ans environ, et j'ai pu observer avec soin, parfois 24 heures sur 24, et sur plusieurs journées d'affilée, ce qui s'y passait : des ados se socialisant petit à petit dans une ambiance quasi familiale, avec parfois des crises, certes, mais se faisant leur place, et prenant racines dans un milieu très agréable et chaleureux.

Oui, votre tweet louangeur à l'égard de quelqu'un qui a démontré qu'il se moquait complètement de la protection de l'Enfance et qui ne cherche actuellement qu'à mettre sous le tapis toutes les erreurs catastrophiques de ses services m'a littéralement écoeuré

Il aura  donc suffi que André ACCARY, mette en avant le  « principe de précaution » pour que vous gobiez qu'il a cherché à protéger l'enfance, et que erreur ou pas de ses services, le noble objectif de la protection de l'enfance justifiait tout. C'est déjà une sacrée naïveté de votre part, mais cette naïveté s'est doublée, force est de le constater de l'erreur fatale de n'avoir pas même regardé le reportage de FR3 Bourgogne, critique et interrogateur à l'égard de l'ASE. Vous vous êtes polarisé sur une proclamation qui vous a paru remarquable et novatrice, alors qu'en fait, elle n'a cherché qu'à masquer une erreur tragique, qui n'est elle-même que le résultat de l'incompétence des responsables de l'ASE, de leurs manquements aux principes élémentaires du droit, et de leur trouille qui a paralysé chez eux toute réflexion. Ils n'avaient pas mis les pieds depuis quatre ans dans l'établissement, d'où leur panique ! Dans la panique qu'ils ont créée, le principe de précaution n'a joué que pour leurs fesses, mais pas du tout pour les jeunes qu'ils ont prétendu protéger, et dont ils se soucient maintenant comme d'une guigne, après les avoir « dépotés » dans une violence psychologique terrible, ceci dans le moindre scrupule. Le seul souci du département, est que l'affaire ne soit pas connue dans ses détails au niveau national. Or, le cynisme du Président ACCARY mérite une telle publicité.

Donnez-vous la peine de revisionner le reportage de FR3 Bourgogne, et, en entendant s'exprimer des jeunes qui ont connu le même parcours que vous, vous allez déchanter sur le bon Président ACCARY qui, je le répète, n'a appliqué le principe de précaution que pour ses fesses.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/frontenaud-vise-enquete-lieu-accueil-jeunes-difficulte-ferme-temporairement-1742399.html

Vous avez donc été bien léger, mais je vous rassure pleinement, pas beaucoup plus que bien des gens qui clament leur intérêt pour « les gamins de la DDASS », et pour qui, finalement, ces derniers ne servent que de faire valoir. Ils prétendent dénoncer des injustices, proposent même des réformes, mais se font très aisément rouler dans la farine, ne prenant même pas le risque de trop s'interroger. C'est le cas notamment de Mme Perrine GOULET par exemple, qui a été invitée à visiter ce lieu de Vie, alors qu'elle élaborait son projet, par ailleurs très intéressant, et qui s'est défilée sans explication, vraisemblablement sur le conseil de l'ASE de Saône-et-Loire, qui a dû l'enfumer copieusement. Elle aurait dû avoir un peu plus de courage, comme celui qu'elle a démontré par exemple en s'entretenant avec des assistantes familiales qui devaient se cacher, dans la crainte qu'elles avaient de l'ASE. Les assfams du 71 auraient pu lui en dire autant !

Ce qui est arrivé au LVA, est loin d'être un exemple unique, et illustre justement jusqu'à la caricature, certaines dérives de l'ASE. Celle-ci peut faire très mal son boulot, et entend alors se couvrir prestement dès lors qu'un incident quelconque risquerait de la mettre en danger, en saisissant la justice, alors qu'il lui appartenait très clairement au premier chef de contrôler régulièrement en amont les établissements, ce qui n'est pas bien difficile, pour qui accepte de lever les fesses de son fauteuil.

Pour ce qui est du LVA des Bruyères à Frontenaud, l'ASE a fait particulièrement fort, en enfumant, sans vérifier quoi que ce soit pendant plus de quatre ans, le parquet de CHALON, et par contrecoup, la gendarmerie, en la personne d'une maréchale des Logis-Chef qui, visiblement, a fumé toute la moquette de marque #MeToo. Cette gendarme a déclenché par son zèle trop peu scrupuleux une catastrophe pour quatre jeunes raptés par une trentaine de personnes (!) dans un LVA où ils étaient fort bien. Les majeurs, eux, ont préféré rester, et se moquent copieusement de l'ASE sur les réseaux sociaux, ainsi qu'une jeune qui était en formation ce jour-là. Voyez ce qu'ils en disent sur le mur facebook « LVA en danger », qui collationne les témoignages, non seulement des rescapés du rapt, mais aussi des anciens pensionnaires !

 

Aujourd'hui, à l'ASE 71, huit mois plus tard, nul ne  se soucie aucunement de ce que les ados raptés sont devenus, nul bilan objectif n'a même été fait de leur rapt, et surtout, « motus et bouche cousue » est le mot d'ordre à l'ASE, qui, sachant qu'elle a fait une énorme connerie, est pétrifiée de trouille. Elle voudrait que nul ne parle plus de tout cela, mais il y a des fuites, et, pour ma part, je ne lui lâcherai pas les baskets, pas plus que celles du parquet de CHALON, et de la gendarmerie, puisque désormais le Colonel de gendarmerie local couvre sa subordonnée par esprit de corps. L'esprit de corps a beaucoup joué, dans l'affaire Dreyfus, il conviendrait de s'en souvenir ! Je ne me prends pas pour Zola pour autant, ni pour le colonel Picquard, rassurez-vous, mais je tire simplement des leçons élémentaires de l'histoire, à mon niveau de citoyen qui connait très bien l'ASE de l'intérieur. 

 

Le fait indiscutable en tout cas est que, un mois après sa décision, le tribunal administratif de Dijon a, dans une décision cinglante, fait litière des piteux arguments de l'ASE. Pour ce qui est du parquet de CHALON, il patauge depuis huit mois, sans pouvoir démontrer quelque maltraitance que ce soit de la part de M. ROSSI, le patron et permanent du Lieu, qui lui même n'a jamais été entendu. Pour dire les choses très clairement, tout ce que j'ai annoncé dans différents billets dans mon blog sur Médiapart s'est réalisé point par point, et j'ai démontré, preuves à l'appui qu'il y a une collusion évidente entre ASE, parquet et gendarme pour ruiner le LVA et ôter ainsi à son patron, accusé de fariboles par des dénonciations ineptes d'une ex-femme, toute possibilité de se battre. Tout cela est d'un cynisme odieux ! Chaque jour qui passe démontre cette collusion.

 

Il se trouve qu'en citoyen responsable, je dénonce cette saloperie en bande organisée. J'ai été un témoin de premier plan, jamais entendu jusqu'à maintenant, chose qui devrait vous mettre la puce à l'oreille.

 

Je vous invite à lire mes billets successifs sur cette affaire crapoteuse, en commençant par le premier : votre naïveté en prendra un sacré coup ! Si vous pensez que je ments, voire même que je suis un complice de ROSSI, patron du LVA, alors demandez vous pourquoi nul n' a osé jusqu'à maintenant  m'attaquer en diffamation, alors que je décris les choses sans fard, plutôt à la hache d'abordage qu'avec un plumeau, depuis novembre 2019 ! 

 

Je vous propose de prendre connaissance, en outre, d'un courriel que j'ai adressé au Procureur de Chalon, M. Damien SAVARZEIX, fin décembre 2019. Il ne m'en a jamais accusé réception, ce qui est bien curieux. Je pense néanmoins qu'il a titillé sa curiosité. J'y expose le plus clairement qu'il est possible, la réalité des choses, qui ne s'est complexifiée que du fait de l'incompétence totale des responsables de l'ASE, qui ont bien moins que moi, l'expérience de cette mission, et surtout très peu de courage. Dans la mesure où mon courriel, très argumenté, est resté sans réponse, je m'autorise à le divulguer publiquement pour faire bouger les choses. Il devrait vous démontrer à quel point les grands discours sur l'enfance malheureuse peuvent être suivis de peu d'effet, et être infiniment hypocrites : on fait beaucoup pour la vitrine, mais quand des intérêts personnels sont en jeu, le cynisme le plus cru l'emporte. Je divulgue avec d'autant moins de scrupule ce courriel, que M. SAVARZEIX refuse toute communication sur ce dossier, ce qui me donne à penser que ça s'agite en coulisse, et que, vraisemblablement, des pressions politiques s'exercent. Si cette hypothèse est avérée, cela vous donnera une idée de la place réelle de la protection de l'enfance dans les priorités de certains politiques.

 

Je vous demande la peine de lire beaucoup, mais si vous êtes vraiment aussi attaché à la cause que vous défendez officiellement, vous ne pouvez guère vous défiler. Il va de soi que si vous visitiez le LVA, vous y seriez très bien reçu, et pourriez discuter très librement avec les ados restants qui confirmeraient certainement, avec leurs mots, ce que j'ai décrit. Vous auriez aussi l'occasion de rencontrer M. ROSSI, qui est un homme pleinement reconnu par ses pairs, et qui, voyez vous, a été un ancien enfant maltraité et abusé, qui aurait pu tourner voyou, qui l'a même été dans sa prime jeunesse, et qui pour autant, d'une résilience remarquable, a connu un parcours fort intéressant, arrivant à sortir nombre de gamins du chemin fangeux tout tracé qui leur était promis. Je vous promets une belle rencontre, et ROSSI, dont je m'honore f'être l'ami, vous recevra avec le plus grand plaisir. Vous verrez alors s'il est le gourou libidineux des fantasmes débiles de l'ASE, ou tout simplement un homme solide, chaleureux, truculent, que les ados voient, eux, plus réalistement, comme un « gros nounours ».

 

Voici donc copie de mon courriel au procureur de CHALON qui résume bien l'affaire. Je vous communiquerai bien volontiers toutes les pièces jointes que vous désirerez, et qui vous démontreront à quel point des institutions qui devraient collaborer à la protection de l'enfance ont oeuvré par incompétence et désormais avec une très grande mauvaise foi au rebours de leur mission. J'ai réduit certains noms à leur initiale, pour éviter d'être "modéré" par Médiapart, qui, soit dit en passant, reste l'arme au pied alors que je lui sers sur un plateau une affaire bien gratinée :

Bernard BIGENWALD <bbigenwald@yahoo.fr>

À :damien.savarzeix@justice.fr

 

 

lun. 30 déc. 2019 à 17:51

 

 

Bernard BIGENWALD                                                                                         Le 31 décembre 2019

1, rue de la Verchère

Lieudit Varanges

71250 CORTAMBERT

Tel :06 26 55 95 00

et : 03 85 50 00 10

 

 

à M. le Procureur de la République de CHALON S/Saône

04, rue Emiland Menand,

71000 CHALON-SUR-SAÔNE

 

 

 

 

Objet : Des suites effarantes d'une histoire de cornecul et notamment des conditions très particulières de l'audition d'une mineure en fugue chez son copain dealer, par une Maréchale des Logis-Chef Gendarme de BEAUREPAIRE, le 12 octobre 2019.

 

 

Monsieur le Procureur,

 

 

Je fus le directeur de l'ASE de Saône-et-Loire pendant presque deux décennies jusqu'en 2008, et j'interviens non seulement à ce titre, ayant quelques compétences dans ce domaine, mais encore en tant que témoin, souvent de premier plan, puisque je suis un familier du LVA des Bruyères à Frontenaud, dont je vais vous entretenir, depuis le début du siècle, et enfin en tant que citoyen qui a la faiblesse extrême de prendre au sérieux le préambule de notre Constitution.

 

Sur conseil du Général de Division Thierry THOMAS, Chef adjoint de l'Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale, dont je vous communique ci-joint copie de la lettre, (P.J. N°1), j'ai l'honneur de vous saisir pour un certain nombre d'éléments ci-après, qui concernent la manière dont une jeune fugueuse, Alecsandra DE OLIVEIRA, a été entendue dans les locaux de la Gendarmerie de Louhans par la Chef Magali GOEPPEL, le 12 octobre 2019.

 

Cette audition faisait suite à une fugue de la jeune confiée au Lieu de Vie et d'Accueil des Bruyères, fugue déclarée par M. ROSSI, patron du LVA à la gendarmerie de CUISEAUX, selon une procédure habituelle. Après recherches de sa part, il a signalé donc qu'Alecsandra se trouvait chez un petit dealer du Louhannais, un certain Marco. Alecsandra découchait assez régulièrement ces temps derniers chez lui, revenant habituellement au petit matin, et, alors qu'elle avait décroché de la drogue depuis son arrivée au LVA, elle s'était non seulement remise à l'usage de celle-ci à son retour de vacances au Brésil, mais en dealait en sus à au moins une copine confiée au LVA elle aussi.

 

Rien que de relativement normal jusque là, compte tenu du profil des adolescents confiés, qui ne proviennent pas du Couvent des Oiseaux. Alecsandra étant arrivée droguée au LVA, avait remonté la pente, mais ses parents avaient commis l'imprudence (le mot est faible) de lui donner en cachette un téléphone portable à son retour de vacances, lequel lui avait permis d'appeler ses copains plus ou moins glauques des environs, et par ce biais, de retomber dans ses addictions antérieures. M. ROSSI n'avait fait en conséquence que son boulot habituel face à de telles circonstances.

 

Où la suite devint assez singulière, c'est que M. ROSSI, s'enquérant auprès de la Maréchale des Logis-Chef Magali GOEPPEL de ce que devenait Alecsandra après sa récupération et son audition par elle-même, s'entendit répondre sèchement qu'elle avait été placée dans un établissement dont « la magistrate lui avait donné l'ordre de ne pas lui donner le nom » ! Plus curieux encore, d'un coup de fil d'Alecsandra quelques moments plus tard à une copine dans l'établissement, il ressortit qu'Alecsandra avait été, en fait, rendue à son copain dealer, le jeune Marco, en attendant son retour chez ses parents, le lendemain !

 

Prévenu de ces faits ubuesques par ROSSI, nous en tirâmes tous les deux la conclusion logique, mais très cocasse, qu'il était désormais considéré comme plus dangereux que Marco, le dealer en question ! C'est pourquoi rendez-vous fut pris avec son avocate, au LVA, pour le mercredi 23 octobre. Mais la veille au matin eut lieu la rafle des enfants, le mot de « rafle » n'étant pas trop fort, compte tenu des effectifs de gendarmes et de travailleurs sociaux engagés dans cette traumatisante équipée, et de la terreur des enfants. Ce fut traumatisant parce que, tout simplement les jeunes ne furent sauvés de rien, et ils pleuraient donc. Il est remarquable que les majeurs décidèrent, comme c'était leur droit, de rester au LVA ! BREF, CE FUT UN FIASCO TOTAL, AU NOM DU BIEN CONTRE LE MAL ! (et peut-être contre le mâle, mais ça, il faudra le demander à la Cheffe Magali GOEPPEL ! )

 

Là, je fais un indispensable petit retour en arrière de plus de 4 ans qui explique pourquoi j'interviens dans cette affaire, et en quoi celle-ci n'est que la suite absurde et tragique, voire le remake, en encore plus stupide, d'une affaire antérieure, datant du printemps 2015, que j'avais bien connue, déjà, en tant que témoin de premier plan. Cette première affaire avait déjà duré bien inutilement jusqu'au mois de novembre de la même année, avec l'ASE, (mais bien plus longtemps avec la justice avant classement, début 2008 ! ) alors qu'un peu de bon sens eut permis de la régler en quelque jours, voire même en quelques heures, simplement en se mettant autour d'une table. Il fallut six bons mois ! Il est absolument admirable de voir combien de fonctionnaires peuvent être monopolisés durant un temps infini pour un pet de lapin entendu comme un coup de tonnerre par d'autres ( voire les mêmes ) fonctionnaires craintifs !

 

Pour m'épargner de remonter un à un tous les méandres de cet épisode antérieur, je vous prie de vous reporter à un courriel (P.J.N°2) que j'envoyai en octobre 2018, soit un an presque jour pour jour avant les derniers évènements qui motivent mon courrier de ce jour, à Mme LABORIE-FULCHIC, une responsable de l'ASE de Saône-et-Loire qui ne daigna pas même m'en accuser réception. Il en fait une synthèse aussi claire que possible. Ce courriel, quasi prophétique, démontre que mon flair, qui n'est que le simple résultat de 18 ans de pratique de l'ASE au service d'un esprit logique n'a nullement été pris en défaut. Pour autant, il n'a nullement été pris en compte par un service qui a préféré continuer de fonctionner jusqu'à l'absurde sur le mode de la rumeur incontrôlée, auquel il participait au premier chef. Cela a conduit tout naturellement, par une espèce de mécanisme infernal, à ce qu'il s'est intoxiqué lui-même, et intoxiqué derechef Mme SAENZ-COBO, et, par contrecoup la Gendarme Magali GOEPPEL ! Tous et toutes en furent persuadés : un monstre sévissait en Bresse que l'on n'avait pas réussi à débusquer jusque là ! Enfin, par bonheur, on tenait, avec la jeune Alecsandra, le moyen d'arriver au but : faire rendre gorge à cet ignoble personnage ! On n'est pas très loin de la rumeur d'Orléans, avec une histoire qui dure depuis presque 5 ans !

 

Je ne reviens donc pas par le menu sur ces événements de l'année 2015 qui avaient déjà tourné à un ridicule achevé que j'avais annoncé. Cela avait fort ulcéré les Responsables des Services Sociaux départementaux, MM RIOUFOL et STECKER, dûment prévenus par moi-même, infiniment moins novice qu'eux, et qui, de plus, étais, par un heureux hasard, sur les lieux. Mon esprit rationnel ne me portait pas à me contenter benoitement de fantasmes et de dénonciations qui m'apparaissaient invraisemblables. Je fus effaré de ce que les deux compères sus-cités n'étaient pas même fichus de se rendre compte, ce qui n'était pourtant pas difficile, qu'ils avaient été menés en bateau par un manipulateur, Stéphane C., Educateur, adjoint de M. ROSSI, dont il avait la confiance. C. sans doute un tantinet paranoïaque, se voyait probablement bientôt khalife à la place du khalife, et se constituait d'ailleurs déjà une ébauche de harem avec sa godiche collègue, Solène F., qu'il faisait gémir pendant des heures qu'ils eussent dû consacrer en priorité aux jeunes dont ils avaient la charge. C'était une habitude, que semblait avoir prise ce personnage, puisqu'il besognait déjà peu avant, une éducatrice de l'ASE, cette fois en dehors des heures de travail. Il faut bien que le corps exulte, mais ça la fichait un peu mal de la part de quelqu'un qui jouait les lanceurs d'alerte, et dénonçait des turpitudes inventées chez son employeur. Pour ma part, connaissant tout le monde, et prenant le soin d'entendre tout le monde, sauf les deux éducateurs qui se faisaient porter pâles à répétition, j'avais déduit assez vite qu'on était dans une espèce de folie, démarrée par un manipulateur, chacun allant sur son erre jusqu'à un naufrage final très peu glorieux que j'annonçai donc à M. RIOUFOL dans ces termes, dès le 3 juin 2015.

 

« Bref, j'espère éviter deux choses:

1/ que des décisions tout à fait malencontreuses ne viennent bousiller la vie de jeunes qu'on a déjà assez dépoté et rempoté comme ça, et qui ont trouvé enfin un point d'ancrage bienveillant qui leur fait le plus grand bien;

2/ Que l'ASE et toi ne vous ridiculisiez  complètement dans cette affaire.

 

J'espère que tu comprends bien que je ne m'engage pas à la légère. Mon écœurement n'est pas simulé. J'ai fait quand même assez de séjours répétés au LVA pour avoir pu couper et recouper les impressions que j'avais: Rossi fait un excellent boulot et vous êtes en train de casser d'une manière très peu professionnelle et  légalement très contestable un outil bien utile pour l'ASE, dont j'atteste pour l'avoir constaté d'une manière très concrète, que, s'il ne peut résoudre tous les problèmes,bien entendu, il fonctionne néanmoins fort bien. »

 

Très vexé que je lui mette les yeux en face des trous, et ne supportant pas la légitime indignation de ROSSI, M. RIOUFOL mit fin à tout échange de courriels, jusqu'à sa capitulation finale, lorsque tout penauds M. STECKER et lui, au mois de novembre, dans le bureau du Président André ACCARY, reconnurent, mais du bout des lèvres, que le LVA fonctionnait normalement.

 

Tout cela ne fut glorieux, je dois le dire, ni pour l'ASE qui s'était fait manoeuvrer par deux imbéciles mythomanes, ni pour Mme SAENZ-COBO, que j'avais vivement mise en garde, par courriel en date du 13 août 2015, par rapport aux errements que j'avais constatés de mon ancien service, de manière très détaillée et didactique. Elle ne m'a pas même accusé non plus réception de ce courriel, pas plus d'ailleurs qu'elle ne m'a accusé réception de courriels plus récents, comme si 18 années de pratique de l'ASE et ma parfaite connaissance du LVA étaient propres à dévaloriser tant mon témoignage, que mes conseils. Ceux-ci se sont pourtant révélés, sans nulle vantardise, extrêmement pertinents, en 2015, et j'ai l'immodestie de croire qu'ils le sont encore, en 2019, comme je vais le démontrer ci-après.

 

La seule réponse implicite à mon dernier courriel à Mme SAENZ-COBO fut un appel de la Chef Magali GOEPPEL, invitée par Mme SAENZ-COBO à prendre ma déposition. Elle devait m'entendre le 31 octobre, remit le rendez-vous, et depuis, je n'ai plus la moindre nouvelle !

 

On peut comprendre l' hésitation de la Maréchale des Logis-Chef, à me recevoir, car étant tout de même encore doté, en dépit de mon grand âge, de certaines facultés mentales résiduelles, je n'avais pu que faire des déductions logiques avant même que je connusse, à l'aube du 30 octobre, le contenu d'une conversation téléphonique de la jeune Alecsandra avec sa copine Maëva, laquelle avait eu la présence d'esprit de l'enregistrer. Il ressortait de cette conversation qu'Alecsandra niait avoir jamais déclaré avoir été maltraitée au LVA, mais qu'on lui avait dit que « ça durait depuis des années » ; qu'elle avait été très choquée quand Mme GOEPPEL lui dit que Malika ( la seconde femme de Rossi, qui est à l'origine des dénonciations mensongères d'abord anonymes qui sont arrivées à l'ASE et gobées illico sans questionnement par celle-ci) avait été une jeune placée au LVA (!) , et enfin, last but not least, que la gendarme lui téléphonait régulièrement, quasi comme une copine. Troublant, non ? Je me doutais bien, connaissant les sentiments d'affection d'Alecsandra envers les ROSSI, d'une histoire très foireuse, mais là, j'en eus la confirmation expresse et sonore, en wesh wesh.

 

Quand on connait comme moi Alecsandra, qui n'a jamais dit que du bien du LVA et des ROSSI, et qu'on la voit en outre danser et s'amuser, embrasser Jacqueline ROSSI après avoir reçu un cadeau d'elle dans une vidéo qui circule sur Youtube, la dénonciation pour maltraitances ne peut relever, à l'évidence, et pour quiconque, que du plus grand guignol ! Cf la vidéo :

 

https://www.facebook.com/lvaendanger/videos/765005940606915/

 

En fait, on a abouti, avec cette audition rocambolesque, au résultat de ce que j'ai dénoncé, il y a donc un an, de manière très précise, à une cadre de l'ASE : la gestion du LVA sur le mode de la rumeur, nourrie de plus par une attestation calamiteuse établie par l'ASE, à croire que cette dernière veut remporter un record de bourdes ! Cette attestation présente Malika GUIZANI, seconde ex-épouse de M. ROSSI, comme ayant été confiée « au LVA Des Bruyères »

 

Or, le LVA n'existe en tant que LVA que depuis octobre 2004 ! A cette époque ROSSI et Malika, sa seconde épouse, avaient, déjà, une enfant commune, Leelou, née en juin 2002, et étaient mariés depuis 2003 ! Que Malika G. ait été par deux fois, à l'âge de 15 ans et demi, en vacances, dans ce qui était un centre équestre, est bien vrai, mais c'est dans le cadre de vacances à la ferme, et non dans celui d'un placement dans un LVA qui n'existait pas en tant que tel, mais tout bonnement par l'établissement à qui elle était confiée ! A noter que parfois, Mme G., qui excelle visiblement dans l'art de suggérer sans dire, avance l'âge de 14 ans... La ficelle est énorme : elle fait cela pour faire croire que sa propre fille, qu'elle a par deux fois ramenée chez son père en clamant théâtralement qu'elle n'était plus sa fille et que sa fille n'avait plus de mère, serait en danger chez son père !

 

Leelou ROSSI, qui aura 18 ans en juin 2020, et qui, bien plus que sa mère, a la tête sur les épaules, devrait pouvoir lever toute équivoque ! L'ASE s'en est elle souciée, ce qui serait bien la moindre des choses ? Nullement ! Non seulement elle a établi une attestation bidon dont ROSSI a demandé la rectification depuis le mois de Juillet dernier sans le moindre effet, mais une fois de plus, pour faire bon poids, elle a donné le pas au fantasme qu'elle a créé par sa propre erreur calamiteuse, sur la réalité, infiniment plus simple et plus saine ! A moi, qui l'ai interrogée à part, Leelou m'a déclaré textuellement que sa mère était « une connasse ».

 

J'avais en fait pu observer et prévoir, dès le printemps dernier comment, pour soutirer de l'argent à ROSSI, Malika utilisait tous les moyens possibles et imaginables pour salir ce dernier . Assez finaude dans ses mensonges, ayant pu constater en direct tout le mal que ROSSI avait eu à se dépêtrer de dénonciations mensongères en 2015, et bien qu'à l'époque, elle l'ait totalement soutenu (je peux en fournir très aisément la preuve par des courriels qu'elle m'a adressés), elle sut en faire son miel. Il lui a suffi de dire en 2019 que tout ce qu'avaient déclaré les deux crétins mythomanes en 2015, était parfaitement fondé, et que ROSSI, classé pervers narcissique, belle tunique de Nessus, tenait la moitié de la Bresse sous son emprise ! Pour corser le tout, alors que j'ai un courriel d'elle, admiratif de mon soutien à ROSSI en 2015, elle me dénonce maintenant comme un complice des « malversations  » de ROSSI ! « Bon sang, mais c'est bien sûr »  comme disait autrefois le Commissaire Bourrel !

 

Il est à la fois atterrant et tragique que l'on ait pu prêter foi à de pareilles fadaises ! Et pourtant, tant à l'ASE qu'au niveau de Mme SAENZ-COBO, tombant dans le panneau tendu par Malika G., on repartit, ces temps derniers, comme en 14, ou plutôt comme en 2015 !

 

Bref, tout ce qui est arrivé dernièrement ceci relève du plus pur délire pervers d'une foldingue aux abois, délire amplifié par un attestation bidon délivrée par l'ASE elle-même, et encore plus par une atmosphère de suspicion de laquelle l'ASE n'a jamais voulu sortir, en ne se donnant pas même la peine de contrôler quoi que ce soit  ! Quand je parlais de rumeur d'Orléans ! Dès lors, je m'élève, sans plus trop être étonné pour autant, quasi blasé même, contre le fait que l'on n'ait tenu aucun compte ni de mes avertissements répétés, ni de mon témoignage, pourtant décisifs.

 

Il est vrai que mon passé au Conseil Général de Saône-et-Loire ne plaide pas en ma faveur, puisque j'y ai subi quatre ans et demi de placard pour m'être opposé à un passe-droit en matière d'adoption,  avant d'être réintégré par deux décisions successives du Tribunal Administratif de Dijon, la dernière fixant une astreinte de 1000 F par jour de retard. Cela fut suivi de 5 ans encore de harcèlement moral. Je résistai vaillamment. Cela peut suffire pour que je sente éternellement le soufre dans un milieu où la souplesse de l'échine est un gage de réussite professionnelle. A noter aussi qu'en 2015, pour me déconsidérer, celui que Malika GUISANI décrivait alors comme un « queutard-minute », Stéphane C., l'éducateur mythomane, pour convaincre la lingère du LVA de dénoncer des agissements chez ROSSI qu'elle n'avait jamais constatés, lui avait laissé entendre que j'avais eu des ennuis avec la justice parce que j'aurais tripoté des gamines. On retrouve chez Mme G. sinon les mêmes propos, du moins la même méthode. Plus c'est gros, semble-t-il, plus ça passe, du moins auprès des naïfs, qui semblent abonder.

 

Mon ancien service, très rancunier à l'encontre de ROSSI, et dirigé depuis longtemps par une succession d' incompétents peu assurés d'eux-mêmes et donc imperméables à la critique, a tout gobé sans vérifier quoi que ce soit. Il s'est même abstenu de contrôler le LVA comme c'est pourtant une de ses missions, pendant plus de quatre ans, et a refilé de nouveau le bébé, à savoir les dénonciations grotesques de Malika G., à Mme SAENZ-COBO qui a réouvert un dossier déclaré bien longtemps perdu, puis miraculeusement retrouvé, et dont Rossi n'a su qu'il avait été clos début 2018, que ces temps derniers, après donc qu'il ait été réouvert ! Tout cela est très rassurant pour les libertés publiques, n'est-ce-pas ? C'est dire si, dans cette affaire de cornecul à épisodes aussi burlesques les uns que les autres, les curiosités abondent !

 

Pour en revenir donc à l'audition d'Alecsandra, le 12 octobre 2019, par la Maréchale des Logis-Chef, Magali GOEPPEL, je n' y ai pas assisté, bien évidemment, mais je puis déduire, comme toute personne dotée d'un minimum de sens commun, qu'elle s'est déroulée dans des conditions pour le moins troublantes qui devraient être éclaircies dans l'intérêt de la vérité, et donc celui de la justice.

 

En effet, la jeune Alecsandra, que je connais bien, et dont je sais l'attachement, évident, aux époux Rossi, (confirmé par un petit film où on la voit embrasser, toute heureuse, Mme ROSSI) semble s'être retrouvée devant le choix entre acquiescer à ce qu'on voulait à toute force lui faire dire pour une noble cause, ou devoir subir les foudres de la justice, son dossier étant déjà bien assez épais comme ça. Elle a très vraisemblablement saisi l'aubaine tendue comme une carotte par la Maréchale des Logis-Chef Magali GOEPPEL, soucieuse au plus haut point de sauver une pauvre enfant des griffes d'un personnage dont ses collègues mâles n'avaient su détecter pendant si longtemps la face ignoble, mais dont l'attestation de l'ASE démontrait de manière plus que subliminale la perversité.

 

Il me paraît, en effet, clair comme de l'eau de roche, que, dans cette période un chouïa hystérique post-MeToo, il peut sembler exaltant de débusquer un abominable salaud tapi au fin fond de la Bresse, lorsque l'on est une femme dans un milieu composé majoritairement d'hommes, dont beaucoup connaissent forcément, depuis le temps, le sérieux de ROSSI, mais peuvent être soupçonnés, en bons phallocrates qu'ils sont forcément, de n'avoir rien vu, aveuglés par leur testostérone. Il n'y a que les femmes qui peuvent sentir ces choses là !

 

Bref, le résultat quasi immédiat de l'interrogatoire a été que M. Gian-Claudio ROSSI, Responsable d'un lieu de vie et d'Accueil pour jeunes relevant de l'Aide Sociale à l'Enfance, et dont je m'honore d'être l'ami, a été considéré comme tellement dangereux, que dix jours plus tard, son établissement a été fermé sans préavis, et tous les jeunes emmenés manu militari par force gendarmes et travailleurs sociaux réquisitionnés, comme s'il y avait un danger terrible à rester un jour de plus dans l'établissement ! Rien n'a été vérifié dans l'intervalle de temps : les fantasmes, les médisances, suffisaient, l'attestation inexacte, foin de précautions inutiles ! Ni les départements placeurs, ni les familles des enfants, qui n'avaient à se plaindre de rien, n'avaient été avertis de quoi que ce soit ! L'urgence supposée justifiait toutes les violations du droit !

 

Or, si les mineurs ont été enlevés, contre leur gré, les deux majeurs, tout de même, et même une mineure, Maëva, qui était en stage ce jour-là, sont restés, et clament par les moyens modernes d'aujourd'hui, et notamment devant les caméras de FR3, leur indignation, et leur dégoût envers ce qui leur apparaît comme une incroyable connerie. J'emploie le mot à mon corps défendant, ayant reçu une éducation exemplaire, mais puisque la jeune Maëva avec la roborative spontanéité de son âge, parle des « cons » de L'ASE dans une vidéo qui ne semble pas lui avoir été dictée, il y a des évidences que j'aurais bien mauvaise grâce à vouloir celer.

 

https://www.facebook.com/lvaendanger/videos/701486887026253/

 

Là où tout cela a été gratiné, et même franchement crapoteux, c'est qu'au lieu que l'on tint compte de ce qu'aucun jeune adulte n'avait désiré quitter le lieu, tandis que les mineurs pleuraient, cherchaient même à se cacher, ne comprenant rien à ce qui leur arrivait, il n'y eut personne pour avoir le courage de dire qu'il s'agissait d'une tragique erreur, et qu'il fallait y mettre fin !

 

Après ces évènements déplorables, mes efforts pour faire entendre au plus vite non seulement mon point de vue mais surtout mon témoignage, afin de limiter les dégâts, ont été vains, tant du côté du Conseil Départemental que de celui de Mme SAENZ-COBO, dont je pouvais pour le moins espérer un minimum d'écoute. Elle m'a raccroché au nez, furieuse, le 4 novembre au matin, sans que j'aie pu lui glisser un mot ! Il est vrai que mes courriels, sur le thème « vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas » avaient dû passablement titiller son amour propre ! Mais la cause que je défendais n'en valait-elle pas la chandelle ? Je veux bien comprendre qu'il soit être fort vexant d'avoir à reconnaître que, pour la deuxième fois, à quatre ans de distance, en dépit de mes récurrentes objurgations, elle s'est trompée magistralement, mais doit-on obligatoirement considérer comme naïf de ma part de vouloir croire que son rôle officiel est de faire la clarté, et non d'entretenir l'obscurité pour ménager son amour propre, qui de toute manière, a bien peu de chances de sortir intact  de cette tragique pantalonnade ?

 

Pire encore, du côté du Conseil Départemental, instruction a été donnée, ainsi qu'en fait foi un courriel en pièce jointe, (N°5) envoyé par erreur en copie à M. ROSSI (!), de bloquer la parole des témoins pouvant attester que le rapt des enfants avait été vécu comme un drame. Si ce n'est pas de la subornation de témoins, ça y ressemble fort, il me semble, et je vous saisis notamment, Monsieur le Procureur, pour cette raison. Tant l'expéditrice de ce courriel que celles et ceux auxquels il s'adresse, dont le Président ACCARY lui-même, réalisent-ils qu'ils commettent un délit, gonflés qu'ils sont de leur sentiment d'impunité ? J'en doute : les rivages de la raison sont déjà trop lointains pour eux, et entre la protection de leurs fesses et la protection de l'Enfance, ils ont fait un choix que l'on ne saurait, sans exagération, qualifier de cornélien.

 

Pour conclure, je vous demande donc d'être entendu rapidement, et ceci d'autant plus que Malika G. dans le délire de ses dénonciations tous azimuts, au JAF, aux prud'hommes et enfin à l'ASE, me désigne comme complice de « malversations » de ROSSI . Je ne ferai qu'une bouchée de ses accusations grotesques qui ne prouvent qu'une chose : qu'elle cherche à me salir pour, par contrecoup salir son ex-mari, son unique objectif étant de lui extorquer de l'argent indu.

 

Je demande que les conditions de l'audition de la jeune Alecsandra DE O. soient examinées avec le plus grand soin, et que la jeune soit entendue par d'autres personnes que la Chef gendarme GOEPPEL dont le rôle me paraît plus qu'ambigu. A signaler que Stéphane C., le sycophante que Malika G. appelait en 2015 « le queutard-minute », et qui s'était illustré, outre ses bruyantes galipettes durant son service, par ses manipulations de personnes fragiles qui en ont témoigné, habite aussi, par un curieux hasard, à BEAUREPAIRE, où officie la gendarme. C'est peut-être une piste. L'opinion de la Maréchale des Logis-Chef était en tout cas faite avant même d'avoir entendu la jeune Alecsandra : un peu trop faite, même. Ce qui peut être apprécié par les gourmets pour le fromage n'est pas forcément bon pour une déposition objective. Mme GOEPPEL avait été, m'a dit ROSSI, plutôt bravache au téléphone avec lui. En revanche, quand je lui expliquai par le même moyen, le rôle de C. en 2015, je la sentis palichonne, et elle sut me rappeler opportunément qu'elle n'était « qu'une petite main » !

 

Je demande expressément que, si rien de sérieux n'indique que ROSSI est coupable de quoi que ce soit, son dossier soit classé sans suite sans attendre qu'il soit étranglé financièrement par la réputation que l'ASE lui aura collée sans le moindre scrupule, pour la deuxième fois. Cette réputation est très loin de la réalité, pour qui veut l'examiner avec un minimum de sérieux. Je ne saurais trop souligner en outre l'intérêt qu'il y aurait à se transporter tout simplement sur les lieux pour prendre la mesure de la différence entre les fantasmes et ladite réalité, infiniment plus simple, et plutôt flatteuse à tous égards pour ROSSI. Son LVA est un modèle, reconnu par tous ceux qui le connaissent, ce qui n'est pas le cas pour l'ASE 71, qui imagine peut-être le terrain miné. Qu'est-ce qui l'empêche encore maintenant, de s'y rendre ? Elle ne l'a aucunement fait au cours de ces deux derniers mois ! 

 

Je ne puis accepter plus longtemps, en tant que citoyen digne de ce titre, que l' addition de légèretés, de fautes professionnelles, de délits mêmes, ne soit pas sanctionnée, et s'il le faut, je saisirai le plus haut sommet de l'état pour que cessent enfin les effets effarants de ce chapelet fatal, dont de bons fonctionnaires, payés toutes les fins de mois, quelle que soit leur incompétence, se moquent comme de l'an quarante ! Ce ne sont pas seulement des enfants qui ont été broyés dans cette affaire, 2 en 2015, et 7 cette fois-ci , soit tout de même 9 au total, ce qui est un beau score, c'est aussi toute une famille sur laquelle on s'est acharné par deux fois, presque à plaisir, sans que rien de sérieux vienne jamais établir qu'il y ait quoi que ce soit à lui reprocher. Et c'est enfin un homme que l'on ruine après plus de quarante ans de labeur, avec un cynisme effarant, pour retarder un ridicule qui éclatera inéluctablement, et qui pointe déjà son nez, tel un crocus après les derniers frimas ! La décision du T.A de Dijon de suspendre la décision de suspension de fonctionner du département en date du 21 novembre n'est-il déjà un signe avant-coureur de la déroute finale ? Le Conseil Départemental a demandé la cassation de cette décision, mais cela me paraît plus comme la marque honteuse d'un acharnement procédurier, que d'un quelconque souci de bonne administration de la justice et de protection de l'enfance.

 

Enfin je demande que Mme G. soit mise par votre biais en face de ses responsabilités de calomniatrice et de dénonciatrice de faits imaginaires, tant à mon encontre qu'à l'encontre de ROSSI. Pour ce qui me concerne, elle a eu le culot un peu inconséquent de porter plainte contre moi parce que je l'ai effectivement mise en cause dans un billet de mon blog sur Médiapart en tant que source des calomnies sus-citées, ce qui indique clairement que les contradictions ne l'étouffent guère, puisqu'elle s'est décidée à sortir de l'anonymat avec la même police de caractères que lorsqu'elle sévissait masquée (!), chose qu'il est très aisé de vérifier.

 

Les emballements de la justice dans cette affaire grotesque, suivies de lenteurs et palinodies à les reconnaitre sont suffisamment remarquables pour qu'ils puissent, si rien n'est fait pour corriger le cap, être eux-mêmes sanctionnés. J'ai veillé en tout cas à ce qu'il en reste suffisamment de traces pour pouvoir en fournir un récapitulatif accablant à qui de droit.

 

Aussi, je vous prie, Monsieur le Procureur, d'accorder enfin toute votre attention à ce sac de nœuds qui n'est devenu un sac de nœud qu'en l'absence du bon sens élémentaire qu'on était normalement en droit d'attendre d'institutions dont l'objet est de protéger la jeunesse, et non de la maltraiter par des mesures inconsidérées, et maintenant par des palinodies qui n'ont d'autre objet que de retarder l'inéluctable ridicule, tout en ruinant M.ROSSI, qui mérite certainement plus de considération.

 

Sans doute serez vous passablement agacé par le ton assez incisif de ma lettre, mais il se trouve que cela fait plus de quatre ans tout de même que je bous de colère devant l'acharnement  que l'on met à bousiller l'avenir de jeunes déjà assez démolis par l'existence, sous prétexte de les protéger, et devant la hargne aveugle, toute particulière, et irrationnelle mise par mon ancien service à accabler une famille qui n'a jamais démérité, et ce essentiellement pour de médiocres raisons d'amour propre qui n'ont aucunement lieu d'être, eu égard à la mission de chacun.

 

Il va de soi que je reste à votre entière disposition pour toute précision complémentaire.

 

Dans l'attente de votre prompte réaction, je vous prie donc d'agréer, avec l'expression de mon impatience justifiée, celle de mes sentiments respectueux.

 

 

 

Bernard BIGENWALD

 

 

PIECES JOINTES 

 

 

P.J. N°1  : lettre du Général Thierry THOMAS , de l'IGGN,  en date du 28/11/2019 ;

 

P.J. N°2 : Courriel de Bernard BIGENWALD à Mme LABORIE-FULCHIC,  en date du 16/10/2018 ;

 

P.J. N°3 : Courriel de B. BIGENWALD à Mme SAENZ-COBO, en date du 13/08/ 2015 ;

 

P. J. N°4 : Courriel de B.BIGENWALD à Mme SAENZ-COBO, en date du 24 /10/ 2019 ;

 

P.J. N°5 : Courriel de B.BIGENWALD à Mme SAENZ-COBO, en date du 25/10/2019 ;

 

P.J. N°6 : Courriel de Mme Alice BONNET, Responsable de l'ASE, au Pdt ACCARY, à Vincent BARBIER, Josette JUILLARD, Sandrine DELEGLISE, en date du 1/11/ 2019 à 17h55.

Bernard BIGENWALD Varanges 71250 CORTAMBERT

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BONNE LECTURE ! Vous noterez que ce courriel est vieux de presque 6 mois, que je n'ai pas reçu la moindre réponse,  que je n'ai toujours pas été entendu, et que c'est le black-out ! 

Cordialement, 

 

Bernard BIGENWALD

 

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