Si Mélenchon veut Angela Merkel nue : arrêt sur image

 

De Gaulle a, paraît-il,  dit de l’Angleterre, qu’il la voulait « nue ».

Les fantasmes de Mélenchon à l’égard d’Angela Merkel sont-ils les mêmes ?

On peut se le demander après avoir entendu certaines de ses diatribes enflammées. Quoi qu’il en soit, pour rendre un peu plus  humaine Die BundesKanzlerin,  aux yeux du volcanique Lider maximo du Front de Gauche, peut-être rien de tel qu’une photo de celle-ci, foufounette ondulant sous le vent frisquet de la Baltique, dans la plantureuse  splendeur de ses vingt ans. Aussi, c’est bien volontiers, et à toutes fins utiles, que j’en transmets une au Comandante, par le biais de Médiapart.

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Plaçons nous dans l’hypothèse où Mélenchon atteindrait enfin l’objectif qu’il s’est fixé, celui de devenir le prochain premier ministre. C’est certes un objectif dont se gaussent certains incrédules stipendiés par la réaction, pantins fielleux et baveux de l’ordre socialo-libéral.  Est-il utile  que je précise que les mots me manquent pour exprimer mon mépris le plus absolu  à l’égard du scepticisme de ces iconoclastes ?  Je voterais volontiers démocratiquement à main levée leur émasculation si je pensais qu’il y avait  encore quelque chose à récupérer chez eux ! Dans cette  hypothèse bénie donc (bénédiction républicaine et citoyenne, il va sans dire) qui serait celle du   triomphe  du vrai peuple de gauche, cette photo de celle que sa politique désigne à la vindicte des peuples du sud de l’Europe pourrait avoir l’effet d’adoucir l’ire vengeresse du Comandante enfin devenu l’alter ego de la Chancelière. Est-il utile de préciser que  le Capitaine de pédalo compterait alors pour du beurre, soit à peine moins que maintenant,  bien entendu !

 

Que notre camarade le plus aimé prenne bien garde toutefois de ne pas tomber dans les pièges que lui tend son émotivité trop visiblement à fleur de peau. Elle    risquerait de le laisser un peu comme César devant Cléopâtre qui, rappelons-nous le  très coûteux chef d’œuvre de Mankiewicz,  ne portait  rien qu’un peu d’essence de Guerlain dans les cheveux, en déboulant du  tapis porté par des esclaves nubiens jusqu’aux pieds de son futur  Jules.  Comment ne pas être troublé en effet par cette image d’Angela sortant, telle la Venus de Botticelli, de l’onde ? Que le Comandante tente donc d’examiner d’une manière aussi précise et froide que possible  cette photo. Elle est révélatrice, à bien des égards, pour peu  qu’on la replace sous l’éclairage utile  d’une perspective historique tracée par nos plus grands politologues, de droite comme de gauche.  Héritiers de la France des Lumières, ils  sont très  attentifs à ce que notre puissant voisin, entrainé par son ubris immémoriale et toujours renaissante, ne retombe pas dans les ornières du passé.  Ils nous alertent, telles les oies du Capitole, par leurs cris,  pour nous  préserver  de cette perspective funeste ! Sachons les entendre !

 

Il n’est pas inutile de préciser que  le cliché ci-dessus, fut pris  par le jeune et prévoyant capitaine du KGB  Wladimir Wladimirowitch Poutine, qui dissimulait ses goûts de mateur sournois sous le seyant uniforme  de plage du KGB, lequel, signe annonciateur de la déliquescence de l’URSS, se réduisait déjà  à un tuba.

 

 La jeune et déjà plantureuse Angela Dorothea Kasner (« Deutsche Qualität ! »,  ne peut-on que s’écrier, tant c’est du solide) était alors  adhérente à la Freie Deutsche Jugend   ( Jeunesse allemande libre), organisation du parti au pouvoir en RDA, la SED (Sozialistische Enheitspartei Deutschlands). Ca, ça  devrait rassurer Mélenchon a priori.  Mais pour autant,  Achtung  justement !

 

 C’est que  la FDJ prenait le relais d’une tradition d’embrigadement de la jeunesse allemande  qui ne pourrait qu’alarmer un Olivier Todd, si attentif à observer les constantes de la ténébreuse âme germanique, sous l’écume des évènements.  Et il y a matière en effet ! Car la FDJ avait pris  la suite de la HitlerJugend,  laquelle prenait elle-même la  suite des Wandervögel (les oiseaux voyageurs) en les ayant incorporés d’office dans ses rangs. Les Wandervögel, avaient été eux-mêmes créés avant la première guerre mondiale, ce qui ne peut être un pur hasard.  Ils  célébraient déjà, sous le paravent d’un retour à la nature,  l’esprit völkisch, concept intraduisible dans la langue de Descartes, ce qui est déjà un mauvais présage, et cet esprit völkisch était le premier pas indubitable vers une orientation idéologique plus marquée et fatale : celle du Führerprinzip et de l’exaltation de la race des Seigneurs. Vous mordez le topo ? Ca donne froid dans le dos !

 

De toutes manières, soyons d’une implacable lucidité : trois jeunes Allemands titubant,  un peu bourrés, sous un fanion quel qu’il soit, serait-ce celui de leur club de foot préféré  à l’Oktoberfest,  ne sont-ils  pas objectivement les prémices, que dis-je, l’avant-garde d’un régiment  de Panzergrenadiere ?   la preuve en est qu’ils sont déjà blindés, non ? Et n’est-ce pas à partir de la célèbre Bürgerbraükeller, à Münich que Hitler démarra son ascension politique ? Lever le coude en Allemagne, surtout en groupe, ce n’est jamais innocent ! Le coude est à la moitié du bras ! De là à lever le bras tout entier, il n’y a qu’un pas, celui de l’oie.  Il y a donc de quoi s’inquiéter !

 

 Récemment encore, Olivier Todd ne nous rappelait-il pas, dans une émission de Frederic Taddeï, que les industriels allemands « chassaient en meute » ? Ceci, pour tout fervent abonné à la chaine Histoire,  veut bien dire «  comme les U-Boote de l’Amiral Karl  Dönitz en 42-43 » ! Il ne l’a pas dit, certes, mais c’est à nous de comprendre à demi-mots ! Il ne peut en dire plus, la censure de TINA veille !

 

Tout ça pour dire qu’après tout, il conviendrait d’examiner si l’image d’Angéla Dorothea dans le plus simple appareil, ne serait pas une illustration de la résurgence de ce  culte du corps et du surhomme que  la statuaire du sculpteur de Hitler, Arno Breker, et les films de Leni Riefenstahl sur  les messes païennes du 3ème Reich, célébrèrent dans une exaltation sans mesure qui conduisit à ce que nous savons ?

N'oublions pas, n’oublions jamais : vers la fin des années 30, un Français ramollo et  vouté  paradant dans le plus simple appareil sur une plage de la Baltique, ce n’était qu’un innocent latin lover souhaitant faire des effets de manche au milieu des Gretchen. En revanche, un grand blond musculeux dans le même état de nature, torse bombé et cul cambré, sur une plage  entre Cap d’Agde et Porquerolles, c’était un élément de la cinquième colonne faisant des repérages pour la Wehrmacht  ou la Kriegsmarine !  On ne sera donc jamais trop méfiant, si l’on veut éviter de voir  l’histoire se répéter !

 

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C'est là qu'un examen objectif et minutieux du gazon  d’Angela peut apporter quelques bémols à ces alarmes. J’en vois déjà qui s’esclaffent ou  se récrient : tas d’hypocrites qui n’ont pas de préventions à l’égard de la lecture des lignes de la main, ou qui voient leur destin dans les astres, toutes croyances pourtant nullement validées par l’Académie des Sciences.    D’autres, peut-être les mêmes,  ne  sont guère gênés lors de  leurs explorations amoureuses, pour tirer in petto des conclusions parfois à l’emporte-pièce sur leurs partenaires ! Mais qu’il s’agisse d’apporter le concours, certes encore balbutiant, d’une nouvelle science à la politique européenne, et les voilà qui ricanent !

 

D’emblée, notons que le gazon  d’Angela est bien moins dru que la moustache d’Edwy Plenel, sans qu’il soit possible d’en tirer quelque conclusion assurée que ce soit, du moins dans l’état d’avancement de la foufounologie (« Fufunologie »,  dans  la   langue de Goethe et d’Adolf, qui n’hésite pas à piller cyniquement les plus belles inventions de notre langue, comme Rome pilla naguères Athènes), sinon peut-être une certaine distance avec l’aire méditerranéenne, qui est aussi celle des « pays du  Club Med », vitupérés par Wolfgang Schaüble, ce Néron à roulettes.

 Ensuite, poursuivant notre observation avec le sérieux qui s’impose, nous sommes presque tentés de pousser un « ouf !» de soulagement : Angela se serait fait un ticket de métro que c’eut été  clairement inquiétant, et là, force est de constater que ce n’est pas le cas.  A Paris ou à Londres,  un « ticket de métro » indique sans ambiguïté aucune, une maitrise mesurée de la nature, un compromis conciliant  des extrêmes : la jungle naturelle et un désir d’ordre.  Bref, c’est un jardin zen ou au pire une pub pour la RATP.  A  Berlin, en revanche,  vu de Paris, il est difficile de ne pas être tenté d’y voir comme un rappel de la célèbre moustache du Führer,  celle qui a tant fait pour sa célébrité, dans les années 30 et 40, jusqu’au lointain Japon. Cette célébrité perdure,    et prend même forme de ferveur aujourd’hui au Proche-Orient, chez les barbus, ce  qui est un notable paradoxe.  Ca dissimule donc clairement une nostalgie rentrée du 3ème Reich, et donc un prélude, si l’on n’y veille pas,  à l’instauration d’un 4éme, qui angoisse tant les Grecs qui, pour la première fois depuis l’antiquité, tremblent de se la faire mettre, et par une femme encore !

 

La pilosité sans trop  d’apprêt  d’Angela n’indique rien de tout cela, fort heureusement, Gott sei Dank ! Mais tout au plus une maîtrise raisonnable de la nature, qui démontre tout autant un penchant pour l’écologie que le souci d’ordre d’une bonne ménagère allemande attentive à ce que, faisant ses courses, le cresson ne déborde pas du panier. Mais attention, c’est peut-être une ruse,  qui, comme le  disait Francis Blanche  dans le rôle de l’Obersturmführer Schultz dans « Babette s’en va-t-en guerre », serait  d’une  «  Kolossale Finesse » !

 

A bon entendeur, Salut !

 

PS : Il est recommandé de lire ce papier avec,  en arrière plan musical « Sieg Sieg avec toi » du génial Gainsbourg

 

Je profite de l’occasion qui m’est offerte ici pour exprimer qu’il serait grand temps que, dans le cadre de son émission « le dessous des cartes », sur la chaine franco-allemande ARTE, Jean-Christophe Victor nous présente enfin des  cartes de géopolitique de la pilosité pubienne féminine. Il démontrerait alors au moins qu’il est le  digne fils de son père, Paul-Emile,  lequel ne dédaignait pas, à ce qu’on m’a dit,  de pousser loin ses explorations tant auprès des hospitalières Esquimaudes que  des Polynésiennes qui  ne l’étaient guère moins.

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