Aujourd'hui pour se montrer il suffit de faire un gros caprice en espérant passer à la télé, laquelle ne semble pas bouder les scandales orientés. La pitchounette Mila s'en est occupée en insultant l'Islam et le Coran, une critique malsaine dépourvue d'arguments, ne reposant que sur des soubresauts scatologiques. La polémique enfle. A-t-elle lancée cette algarade de son propre chef ou a-t-elle été plus ou moins cornaquée par une fachosphère en pleine frustration ? Comment ne pas soupçonner un mode de provocation qui pourrait conduire à un second Charlie ? On provoque pour avoir l"occasion de dénoncer la résistance et ainsi renforcer le service de renseignements et son cortège de délations.
En revanche, une lecture laïque, ou simplement neutre, montre que Mahomet a été respectueusement salué par Lamartine et Victor Hugo, que le coran s'oppose en toute lettre au capitalisme, à l'usure ( gênant pour la BlackRoc ), voir les sourates 2, 3 et 4 : '' L'usure qui dévore en fraude les biens des humains '', que le musulman ne prend les armes que pour se défendre - position confirmée par Jacqueline Chabbi spécialiste de l'Islam - et enfin que le grand chef Allah se présente sous 99 noms, désignations multiples et sémantiques très éloignées des monothéismes centripédes. Puisqu'elle est étudiante Mila devrait apprendre à lire, en suivant les conseils de l'académicienne Barbara Cassin : '' C'est depuis une autre langue qu'on voit mieux la sienne propre ''. Le Coran est publié et traduit en bon français dans de nombreuses éditions.