La cour des Comptes pointe du doigt les rémunérations excessives des agents EDF.

par contre la cour des Comptes ne s’est pas intéressé au système de retraite des agents EDF. Et pourtant il y aurait de quoi à redire sur la cohésion sociale de tous les salariés de la France….

Oui, les agents d’EDF et les retraités d’EDF ne payent que 10% de l’énergie électrique consommé, et cet avantage en nature n’est pas intégré dans les revenus (c’est au stade de projet …..).

Chaque société est libre de la rémunération de leurs salariés. Par contre pour assurer une cohésion sociale de tous les salariés de la France, il ne faut pas que les écarts soient trop importants, et que cela coûte à l’Etat.

Le point que la cour des comptes n’a pas relevé sur les agents EDF, c’est leurs retraites.

En se référant au rapport annuel 2017 de la CNIEG (La retraite des salariés des industries électriques et gazières) on remarque que  pour 139 773 cotisants, il y a 135 445 pensionnés de droit direct et 39 784 pensionnés de droit dérivé (ne me demandez pas quelle est la différence, je ne sais pas).

Ainsi il y 1,05 actif pour 1 retraité (de droit direct) en 2017, alors qu’en 2005 il y avait 1,4 actif pour 1 retraité (de droit direct).

En 2017 les pensions de retraites s’élèvent à 4 860 millions d’euros, soit 2300 €/mois par retraites en moyenne.

Le financement de l’assurance vieillesse de la CNIEG est assurée par :

  • la mise en place d’un adossement financier du régime spécial de retraite des IEG au régime général (auquel je n'ai rien compris)
  • l’instauration de la CTA (contribution tarifaire d’acheminement) sur chaque facture d’électricité et de gaz (proportionnelle à la puissance électrique souscrite ou à la consommation de gaz)
  • les cotisations des entreprises Electrique ou Gazière.

L’Acoss et l’Arcco/Agirc collectent les cotisations des entreprises Electrique ou Gazière, et reverse les pensions à la CNIEG comme le montre le schéma ci-dessous:

flux-financiers-cnieg

Quel usine à gaz (sans jeu de mot).

D’autre part en se référant au « BILAN DES RELATIONS FINANCIÈRES ENTRE L’ÉTAT ET LA PROTECTION SOCIALE 2019 », un certains nombre de régimes spéciaux reçoivent des subventions de l’Etat, pour un montant global de 6 358 M€.

subventions-des-regimes-speciaux

En ce qui concerne la CNIEG, la subvention est de 8 M€ (pas de quoi fouiller un chat, vous allez me dire).

Tous les régimes spéciaux ne sont pas viables (rapport entre les actifs et les retraités trop petit), et pourtant leurs niveaux de retraite sont plus haut que dans le régime général, et qui plus est avec un départ en retraite plus tôt.

Le plus flagrant c’est la SNCF avec 3,3 Md€ de subvention de l’Etat pour les pensions des retraités de la SNCF.

La justice sociale passe une reforme des retraites des 42 régimes spéciaux.

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