http://www.ecolo.org/documents/documents_in_french/fr.causes-Tchernobyl.jfrot.doc

Mes promenades sur internet m'on amené à découvrir des extraits de cet ouvrage écrit par Bernard Lerouge : Tchernobyl, un « nuage » passe… Les faits et les controverses". Je repartais à sa recherche et je tombais sur ce site :

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1281

Il s'intitule joyeusement "Sciences et pseudo-sciences" et me rappelle un échange tendu avec Evry Schatzman astrophysicien français à propos des limites de la Science. Cela se passait dans la petite ville de Chauvigny avant que soit édifiée dans les parages la centrale nucléaire de Civaux. Je n'étais qu'un "modeste" étudiant en mathématiques, intéressé par le congrès de la société française de physique et la pop' physique, manifestation "scientifique" à destination du peuple...

Evry Schatzman, rationaliste militant, ne pouvait rien ignorer du complexe militaro-industriel. Mais, comme le ferait plus tard Georges Charpack, il avait choisi de s'attaquer aux sourciers et autres magnétiseurs. Il était scandaleux, hors sujet, de demander ce que fabriquait ou contribuait à fabriquer les scientifiques. Et il était peut-être dangereux pour ma sécurité d'insister trop longtemps en étant entouré d'une grande majorité de "communistes".

Je n'insiste pas pour aujourd'hui, j'aimerais que ceux qui ont regardé les films de Wladimir Tchertkoff prennent connaissance du texte de M. Frot, qui date de novembre 2000.

Un dernier mot de mes dérives sur internet. Je connaissais Robert Jungk depuis quarante ans environ ("Plus clair que mille soleil", "Vivre à Hiroshima") et c'est en cherchant des informations à son sujet que j'ai découvert Günther Anders !

Günther Anders - "Et si je suis désespéré que voulez-vous que j'y fasse ?"

voir ici :

http://culturopoing.com/Livres/Gunther+Anders+Et+si+je+suis+desespere+que+voulez+vous+que+j+y+fasse+-2946

 

où j'emprunte cette citation

'Le courage ? Je ne sais rien du courage. Il est à peine nécessaire à mon action. La consolation ? Je n’en ai pas encore eu besoin. L’espoir ? Je ne peux vous répondre qu’une chose : par principe, connais pas. Mon principe est : s’il existe la moindre chance, aussi infime soit-elle, de pouvoir contribuer à quelque chose en intervenant dans cette situation épouvantable, dans laquelle nous nous sommes mis, alors il faut le faire.' - Günther Anders.



 

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