1) François Bayrou annonce que son choix rend possible pour la première fois depuis longtemps cette union nationale dont la France a besoin. Seriez vous prêt, en cas de nécessité, à faire partie d'une union conduite par François Bayrou.
2) Ne pensez vous pas que la politique que vous souhaitez, avec vos alliés communistes, voir appliquer par F Hollande dans les mois qui viennent puisse ne pas aboutir ? Un peu comme la politique de Mauroy en 1981 n'avait pas abouti. Et dans ce cas acceptez vous l'éventualité de cette union nationale que François Bayrou appelle de ses vœux ?
3) En ayant dit, après l'annonce de F Bayrou expliquant qu'il votera pour Hollande, que vous vous réjouissiez de voir se diviser la droite, ne pensez vous pas apparaitre comme l'idéologue figé que vous avez été, depuis des années, face à Bayrou, en clamant qu'il était de droite et du coté de Sarkozy. Pourquoi ne pas reconnaitre que ce n'est pas la droite qui se divise mais que c'est la gauche qui se renforce avec le choix de François Bayrou ?
4) En affirmant que vous tenez à l'œil Bayrou, "l'ami de la règle d'or", ne pensez vous pas que la majorité des socialistes va être amenée à vous tenir aussi à l'œil, vous, "l'ami des communistes" ?
5) En ayant affirmé, après le débat entre les deux candidats du second tour, que Sarkozy était facile à boxer, ne pensez vous pas apparaitre comme ayant cherché à diminuer la prestation, unanimement reconnue, de F Hollande. Et comme en ressentant un peu de jalousie, vous qui apparaissiez, à ce jour, et un peu abusivement peut être, comme le seul boxeur à gauche.
6) Vous qui vous êtes toujours violement opposé à F Bayrou, reprochant même à F Hollande et à Eva Joly d'avoir été trop aimable avec lui, "lui apportant leur onction" avez vous dit un jour, ne pensez vous pas apparaitre, aujourd'hui, comme ayant cherché à l'éliminer, car le ressentant comme votre concurrent direct. Et ne pensez vous pas qu'il l'est davantage, encore, après son choix de voter Hollande.