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Billet de blog 9 nov. 2016

Trump et Brexit. Surdité des élites dirigeantes et réponses populaires.

Qui s’interroge en France, à droite comme à gauche, sur les raisons qui pourraient pousser les électeurs vers un saut dans l’inconnu en 2017, comme cela vient de se passer aux Etats-Unis, mais aussi en Grande-Bretagne ?

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Qui s’interroge en France, à droite comme à gauche, sur les raisons qui pourraient pousser les électeurs vers un saut dans l’inconnu en 2017, comme cela vient de se passer aux Etats-Unis, mais aussi en Grande-Bretagne ?

Les élites dirigeantes anglaises et américaines n’entendaient rien, ne voyaient rien, du désespoir et du malheur de leur peuple.

Les leaders français, de droite comme de gauche, comprennent-ils ce que pensent les citoyens hexagonaux de leur politique inchangée depuis 30 ans ? Ont-ils saisi qu’ils se sentent sacrifiés sur l’hôtel de leurs décisions ? Et y a-t-il un seul programme des candidats à la primaire de droite qui propose aux Français un espoir de retrouver ce qu’ils ont perdu en trente ans, et un signe que toutes ces décisions de grands projets prises dans des cénacles d’experts où trônent les seuls intérêts particuliers, aient une chance d’être annulées ? Ces grands projets du type Sivens ou NDDL, ces grands traités du typa TAFTA et CETA.

Y a-t-il un seul Commissaire à Bruxelles qui propose de placer les intérêts européens en premier, comme Trump le propose aux électeurs américains ?

Et donc qui décrète que les règles qui régissent les échanges entre pays doivent reposer sur des bases identiques et être équilibrées.

Qu’on ne peut affaiblir l’emploi dans un pays en permettant à un autre pays d’exporter une main d’œuvre à bas coût et ne bénéficiant pas de l’égalité de traitement social.

Qu'on ne peut vendre des produits fabriqués avec des normes sociales et environnementales inexistantes.

Les chefs de gouvernement qui siègent au Conseil européen ont-ils montré une seule fois qu’ils étaient décidés à mettre plus de transparence dans leurs prises de décisions ?

Les socialistes au parlement européen cesseront-ils de se partager les postes en alternance avec la droite au prix de compromis inévitables ?

Quel homme politique, quel parti, aura le courage d’afficher un programme original, qui ne soit pas l’alignement vers le plus démagogique du moment, ou la copie du modèle néolibéral dominant dans les grandes écoles, les universités, les institutions internationales ?

Aucun, ni à droite, ni demain à gauche, ne sera crédible aux primaires. Car, tous seront sortis de cénacle trentenaire au pouvoir. Et ce n’est pas un petit nouveau, biberonné à la banque Rothschild, aux idées déjà vieillies, et au look glacé comme une couverture de Paris-Match qui pourra faire croire à un changement possible.

La classe politique a raison de s’inquiéter. Mais cela fait des années que l’inquiétude est la condition de vie des Français.

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