« Droit d’asile » : Faisons respecter le « droit ».

Demander aujourd’hui à ce que soit respecté le droit existant, marqueur de ce qui a construit nos sociétés, est une initiative qui se rattache au principe de commune humanité. Une telle demande fait l’objet d’une pétition lancée ces jours ci par des citoyens interpelant les gouvernements européens. Initiative qui requiert notre attention.

 « Il y a un besoin urgent de définir une nouvelle raison politique » a écrit  Alain Caillé dans sa défense du Convivialisme*, rajoutant qu’il faut avancer sur deux fronts à la fois : théorique d’une part, civique et militant (ou activiste), de l’autre. Le centre de cette réflexion est marqué par le principe de commune humanité.

 

Demander aujourd’hui à ce que soit respecté le droit existant, marqueur de ce qui a construit nos sociétés, est une de ces initiatives qui se rattachent à ce principe. Une telle demande fait l’objet d’une pétition lancée ces jours ci par des citoyens pour que soient respectés par les gouvernements européens les textes fondamentaux de l’Union.

Je relaie ci dessous le texte de cet appel que vous pouvez signer en ligne via le lien suivant :  https://www.change.org/p/martin-schultz-président-parlement-européen-moi-européen-ne-je-refuse-que-les-réfugié-es-soient-refoulé-es-en-mon-nom

 

LE DROIT D’ASILE EST UN DROIT

 

Dans l’expression « droit d’asile », tous les mots sont importants. Le DROIT offre à toute personne persécutée en raison des ses opinions ou de son identité, menacée par la violence, la guerre, la misère, la possibilité de trouver ASILE dans un autre pays que le sien.

L'objectif de cette pétition est de recueillir des millions de signatures pour rappeler les États membres au respect des traités qu'ils ont signés.

La Déclaration universelle des Droits de l’Homme (1948) et la Convention de Genève (1951) ont été élaborées à l'issue de la 2e Guerre mondiale qui avait contraint des millions de personnes à quitter leurs pays. Ces traités ont pour objectif de protéger les individus confrontés à une situation similaire.

Aujourd'hui, la tragédie se répète pour tous ceux qui, par millions à nouveau, cherchent refuge dans une Europe qui les refoule au lieu de leur ouvrir ses portes.

. plus de 4 000 personnes ont péri noyées en Méditerranée depuis janvier 2015

. 10 000 enfants migrants sont portés disparus

. la fermeture des frontières favorise le développement des réseaux mafieux : l'agence Europol estime que le chiffre d'affaires des passeurs pourrait atteindre 6 milliards d'euros.

Face à cette situation tragique, les gouvernements de l'Union européenne - à l'exception notable de l'Allemagne et de la Grèce - prennent des mesures qui, dans les faits, légitiment l'idéologie de l'extrême-droite : le repli sur l'espace national, la peur de l'étranger, le racisme.

En refusant de mettre en place une réelle politique d'accueil, ils aggravent la crise humanitaire mondiale et se rendent responsables d'un désastre humain.

Partout en Europe, des collectifs citoyens tentent de remédier aux manquements de nos dirigeants. À Calais, à Chios et à Lesbos, à Berlin, à Cologne, à Lampedusa, à Londres comme à Paris,  à Stockholm... des bénévoles s’investissent concrètement dans l’accueil des réfugiés, collectent des vêtements, de la nourriture, les familiarisent avec la langue, les institutions, les structures du pays.

Je soutiens ces initiatives, je m’y associe. Je veux amener nos représentants politiques à prendre conscience que nous sommes très nombreux à vouloir défendre les principes affirmés dans les textes fondamentaux de l’Union européenne. Très nombreux à refuser les exigences des partis ultra-nationalistes. Très nombreux à vouloir nous unir pour repousser la catastrophe politique et humaine que nous promet  leur manque de courage.

Je signe ce texte pour que nos gouvernements accueillent toutes celles et ceux qui cherchent refuge en Europe.

 https://www.change.org/p/martin-schultz-président-parlement-européen-moi-européen-ne-je-refuse-que-les-réfugié-es-soient-refoulé-es-en-mon-nom?tk=xQ5Ln_hG5bv3qYmkN46SOFVkYRmO7FLTR7u6G87lgzo&utm_medium=email&utm_source=signature_receipt&utm_campaign=new_signature

 

* « Le Convivialisme en dix questions », par Alain Caillé. Editons Le Bord De L’eau.

 

 

 

 

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