Macron. Un humaniste de façade.

Mediapart a décrit la « honte » qui gagne le premier cercle d’Emmanuel Macron.* Il devient, sans surprise, évident que Macron n’a trompé que ceux qui voulaient bien l’être.

Mediapart a décrit la « honte » qui gagne le premier cercle d’Emmanuel Macron.*

Il devient, sans surprise, évident que Macron n’a trompé que ceux qui voulaient bien l’être.

Le 30 octobre 2017, j’écrivais sur mon blog de Mediapart: « Macron est l’illustration que le leurre en politique continue de fonctionner ».

Expliquant: « qu’un jeune homme plein d’avenir et encore inconnu », avait été le conseiller d’un inattendu Hollande en campagne présidentielle, et qu’il avait « théorisé philosophiquement dés cet instant, dans la revue Esprit en 2011, ‘’qu’un homme politique a toutes les excuses du monde pour ne pas respecter ses promesses’’, annonçant en quelque sorte que rien ne changerait sous le règne de l’inattendu Hollande, comme rien n’avait changé auparavant, et que rien ne changerait après ».`

Cet après, nous y voilà. C’est notre temps présent, celui d’un Macron président. L’élève doué des jésuites, le formaté technocrate de l’ENA, le serviteur de la finance obligé, comme le sont ceux qui sont passés par Bercy, gouverne désormais en monarque absolu. Et comme Sarkozy et Hollande avant lui, n’a que faire des autres, et décide seul de tout, avec cet air satisfait de qui ne sera pas contredit. Il suffit de le voir sur la séquence fameuse de Youtube expliquer devant un auditoire muet qu’on « dépense « un pognon de dingue » pour le social.

Cette trahison prévisible d’un humaniste de façade était donc un évènement annoncé. Et rien ne changera la chose. Enfermé en lui même, et doublement par ses jeunes partisans arrivistes, Macron, comme ceux qui l’ont précédé, n’a d’autre idée en tête que son avenir.

Dés lors, certains peuvent quitter le mouvement qu’il a créé, ils seront remplacés par d’autres, venus d’une droite plus assurée, qui abandonneront Wauquiez à son profit.  

Ne nous étonnons de rien. Tout est écrit. La seule chose qu’on peut reconnaître à Macron, c’est d’avoir compris que les partis traditionnels s’étaient sabordés définitivement et qu’un boulevard existait entre les deux vides de la gauche et de la droite. Ce boulevard il l’a pris. Mais c’est un boulevard circulaire, et à chaque tour il creuse par aveuglement et trahison les trous qui le feront chuter.   

 

* https://www.mediapart.fr/journal/france/220618/apres-l-aquarius-la-honte-gagne-le-premier-cercle-d-emmanuel-macron

 

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