Dermatite atopique, dermite séborrhéique, tabac, pesticides et effets secondaires

Récemment dans la revue « Dermatology »,  des chercheurs viennent une fois de plus de démontrer la relation entre la fumée de tabac passive dans les locaux privés et l’apparition de dermatites atopiques d’adolescents et spécialement de jeunes adolescentes.

Récemment dans la revue « Dermatology »,  des chercheurs viennent une fois de plus de démontrer la relation entre la fumée de tabac passive dans les locaux privés et l’apparition de dermatites atopiques d’adolescents et spécialement de jeunes adolescentes.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Exposure+to+Environmental+Tobacco+Smoke+and+Prevalence+of+Atopic+Dermatitis+among+Adolescents+in+Kuwait.

 Il y a exactement quarante années, je publiais cette évidence de la relation entre la fumée de tabac passive et un autre syndrome dermatologique, la dermite séborrhéique du visage concernant mon observation familiale à l’aide de nombreux tests allergologiques et immunologiques :

https://blogs.mediapart.fr/bernard-sudan/blog/170818/de-1887-2018-l-effondrement-du-dogme-de-la-dermite-seborrheique

et notamment dans la célèbre revue « British Journal of Dermatology » :

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/j.1365-2133.1981.tb00962.x

ainsi que dans la revue « Food and Chemical Toxicology » : 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/6890518

On peut tristement constater que le temps entre l’apparition de symptômes d’étiologie inconnue et la relation de cause à effet d’une substance comme le tabac peut être très long, en l’occurrence pour les syndromes dermatologiques comme la dermatite atopique et la dermite séborrhéique.

Cette constatation vaut également pour l'observation récente d'un huitième cas d'agénésies transverses du membre supérieur (ATMS) concernant les naissances de bébés sans bras dans un rayon de 17 kms :

https://www.lemonde.fr/sante/article/2018/10/30/bebes-sans-bras-de-l-ain-un-huitieme-cas-identifie_5376404_1651302.html

Aussi, il paraît logique d’incriminer le rôle de pesticides à l’origine de ces malformations dans une zone rurale utilisant de fortes doses de ces produits. Les futures analyses de l’eau, de la terre et de l’air devraient permettre de retrouver l’origine de ces malformations alors que la prise de médicaments tératogènes semble exclue.

La liste des médicaments tératogènes est répertoriée ci-dessous :

https://lecrat.fr/spip.php?page=article&id_article=742

On se souvient de l’affaire de la thalidomide dans les années cinquante et soixante :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Thalidomide

qui avait provoqué entre 10000 et 20000 cas de malformations tératogènes.

Alors que la coordination des données n’a pas été optimale pour recenser tous les cas observés puisque le dernier cas recensé récemment concerne un enfant né en 2012, on comprend mieux la lenteur pour déterminer l’origine de maladies de la peau et leur apparition depuis la fin du 19ième siècle, notamment pour la dermite séborrhéique, décrite pour la première fois en 1887, à un moment où la fumée de tabac a commencé par envahir les lieux publics en plus des lieux privés :

http://www.lulu.com/spotlight/BJLS

Que dire des pesticides qui se retrouvent dans l’eau, les légumes et les fruits !

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