Glyphosate, vaccins, Paracelse et la santé publique selon Europe 1 et le Figaro

Après un certain Raphaël Enthoven faisant doctement référence à Paracelse sur Europe 1 pour soutenir une hyper vaccination tous azimuts…, le Figaro ne manque pas de s’égarer sur des sables mouvants en citant à nouveau Paracelse dans sa dernière production « scientifique » sur le glyphosate retrouvé dans les urines d’un grand nombre de citoyens.

Après un certain Raphaël Enthoven faisant doctement référence à Paracelse sur Europe 1 pour soutenir une hyper vaccination tous azimuts…

https://www.youtube.com/watch?v=1cQbG08DBZE

le Figaro ne manque pas de s’égarer sur des sables mouvants en citant à nouveau Paracelse dans sa dernière production « scientifique » sur le glyphosate retrouvé dans les urines d’un grand nombre de citoyens :

http://www.lefigaro.fr/sciences/2019/02/28/01008-20190228ARTFIG00238-les-risques-du-glyphosate-ont-ils-ete-surestimes.php

On retrouve ce style péremptoire qui a été maintes fois annihilé par l’observation de réactions secondaires avec d’autres molécules retrouvées dans les organismes humains à faibles doses alors que les pseudo- spécialistes voulaient nier les quelconques effets secondaires à court, moyen et long terme :

«Toutes les choses sont poison, et rien n'est sans poison ; seule la dose fait qu'une chose n'est pas poison.» Cette maxime du médecin suisse Paracelse est vieille de bientôt 500 ans mais elle n'a rien perdu de sa modernité. Elle se retrouve encore aujourd'hui au cœur d'une question de société majeure: faut-il oui ou non s'inquiéter de retrouver des traces de glyphosate dans nos urines? Ne ménageons pas le suspense: sur le plan strictement sanitaire, il n'y a absolument rien à craindre. Les taux retrouvés correspondent à des consommations au moins des centaines de fois inférieures aux normes fixées par les agences sanitaires.

Pourtant, le grand public reste inquiet. Preuve en est, plus de 700 personnes ont fait analyser leur urine en France sous l'impulsion de l'association Campagne glyphosate. Et plus de 250 ont d'ores et déjà porté plainte, à titre personnel, pour «mise en danger de la vie d'autrui, tromperie aggravée et atteinte à l'environnement», nous assure son cofondateur ... ».

D’une part, je citerai deux exemples dans l’histoire récente de la médecine négativant totalement cette vision obscurantiste de la dose qui provoque les effets secondaires :

En effet, depuis les travaux de Charles Richet sur l’anaphylaxie

http://www.aaihp.fr/IllustreAncien-C_RICHET.php

on sait que de petites doses peuvent provoquer des réactions secondaires redoutables comme des urticaires, œdèmes de Quincke ou chocs anaphylactiques. L’exemple le plus connu est celui des antibiotiques dans la nourriture et spécialement la présence de pénicilline qui était considérée à la fin des années 50 comme sensibilisante dans le lait de vache avec de très faibles doses…, nous sommes bien loin de Paracelse ! :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2537924/

On retrouvait également à l'époque des traces de pénicilline dans les vaccins...notamment contre la poliomyélite dans une publication de l'Organisation Mondiale de la Santé !

Bull World Health Organ. 1959; 21(6): 703–713.

Hidden contacts with penicillin, Bernard B. Siegel

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Ensuite, alors que dans les années soixante-dix, la fumée de tabac avait totalement envahi les lieux publics, je démontrais dans les meilleures revues de médecine que les membres de ma famille atteint d’une soi-disant « dermite séborrhéique » étaient en fait allergique à l’haptène nicotine présent dans la fumée de tabac passive :

https://blogs.mediapart.fr/bernard-sudan/blog/170818/de-1887-2019-l-effondrement-du-dogme-de-la-dermite-seborrheique

https://www.amazon.fr/Vers-une-solution-dermite-s%C3%A9borrh%C3%A9ique/dp/1326900579/ref=cm_cr_arp_d_product_top?ie=UTF8

alors que la nicotine ne pouvait pas être « un haptène »….et la « dermite séborrhéique » sans séborrhée est décrite depuis 1887 à une époque où la fumée de tabac a commencé par envahir les lieux publics !

D’autre part, l’immunologie est une science un peu plus compliquée que ce qu’imagine Raphaël Enthoven, philosophe de son état et je citerai deux exemples récents et précis montrant comment la soi-disant certitude de certains peut mener à des catastrophes : en effet, alors que certains « professeurs » voulaient vacciner de force toute la population française contre la grippe…, la ministre de la santé Agnès Buzyn vient de reconnaître «l’efficacité moyenne» du vaccin antigrippal :

https://demarchesadministratives.fr/actualites/agnes-buzyn-reconnait-lefficacite-moyenne-du-vaccin-contre-la-grippe-saisonniere-cette-annee

ne faisant que confirmer les approximations de la pseudo pandémie de H1N1 fin 2009 début 2010 lorsque le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux voulait faire vacciner de force toute la population française :

https://blogs.mediapart.fr/bernard-sudan/blog/091117/bricolage-des-vaccins-et-intox-spectaculaire-des-medias

D’autre part, le vaccin contre la dengue devait protéger des millions de philippins et de potentiels effets secondaires majeurs viennent ternir une telle vaccination chez des sujets n’ayant jamais été touchés par la dengue auparavant.

https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Sante/Sanofi-pourquoi-vaccin-contre-dengue-vire-cauchemar-2019-03-02-1201006031

Comme on peut le constater, la science vaccinale est approximative…et je conseille fortement les deux livres récemment publiés par Michel de Lorgeril avec une analyse épidémiologique et scientifique fort bien argumentée :

delorgerilvaccins

 

 

 

 

 

 

 

En conclusion, Paracelse appartient bien à son époque mais depuis il y a eu Charles Richet… et une certaine humilité est de mise face à des situations médicales que nous ne maîtrisons que partiellement….

 

 

 

 

 

 

 

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