Eric Fottorino résumait fort bien les travaux publiés par Jacques Benveniste dans les colonnes du quotidien Le Monde avec son enquête objective sur les expériences de transferts électromagnétiques le 23 janvier 1997:

1. Un ordinateur enregistre les ondes électromagnétiques moléculaires: la solution (ovalbumine ou acétylcholine par exemple) est posée sur un capteur diffuseur relié à l'entrée micro de la carte-son de l'ordinateur, enregistrement sur disquette. La disquette contient donc le signal électromagnétique d'une molécule sans la molécule !

2. Il s'agit de "jouer le message" de la molécule à de l'eau naïve. L'ordinateur diffuse le message amplifié pendant 20 minutes, donc l'activité électromagnétique est "imprimée" sur l'eau.

3. L'eau "imprimée" est injectée et on choisit un système biologique sensible à la substance enregistrée: le coeur de cobaye avec une variation du flux coronarien ou les globules blancs avec une réaction de type inflammatoire.

Les transferts d'activité enregistrés à l'Université de Chicago et transmis par E-mail Internet depuis Clamart montraient bien la réalité d'un phénomène électromagnétique démontré par Jacques Benveniste ce qui paraissait hallucinant pour certains "chercheurs" à cette époque, notamment pour un certain Georges Charpak qui s'était risqué à dire "Si tout cela est vrai, il s'agit de la plus grande découverte depuis Newton"...

Le titre résumant les expériences de Jacques Benveniste était éloquent:

"Ces réactions confirmeraient la réalité de la transmission à l'eau du message initial"

Fottorino termine son article par un résumé clair et net:

" Depuis 1988, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts de la science. Les accusations de fraude demeurent à ce jour non étayées. Reste la possibilité, crédible, de l'artefact. Reste aussi l'hypothèse que tout cela soit vrai".

En 2014, la dernière hypothèse de Fottorino était la bonne puisqu'une équipe de recherche de l'Université de Washington a mis en ligne fin août 2013 une expérience démontrant un transfert d'information d'un cerveau humain à un autre cerveau humain via un ordinateur et Internet:

http://www.washington.edu/news/2013/08/27/researcher-controls-colleagues-motions-in-1st-human-brain-to-brain-interface/

Nous avions déjà eu la communication de rats à distance via internet entre le Brésil et les Etats-Unis à des milliers de kilomètres de distance début 2013:

http://blogs.mediapart.fr/blog/bernard-sudan/150313/communication-des-rats-distance-en-2013-et-experiences-internet-du-pionnier-jacques-benveniste-en

et maintenant le transfert d'informations de cerveau humain à cerveau humain.

Les étapes décrites dans l'expérience sont les suivantes:

1. Les signaux cérébraux de la première personne qui pense à bouger sa main pour tirer dans un jeu vidéo sont enregistrés à l'aide d'un casque muni d'électrodes.

2. Un ordinateur situé dans une autre pièce enregistre le signal moteur de la main transmis par internet.

3. La deuxième personne porte un casque de stimulation magnétique transcranienne lui permettant de recevoir une onde électromagnétique et donc de déclencher avec sa main le mouvement  de frappe sur le clavier pour déclencher l'action sur le jeu vidéo.

4. On voit le résultat sur l'écran de l'ordinateur de départ.

On voit ainsi que les expériences du pionnier Jacques Benveniste deviennent une réalité mais bien longtemps après ses premières publications:

Benveniste, J.; Aïssa, J.; Jurgens, P.; Hsueh, W. (1993). "Transatlantic transfer of digitized Antigen signaling at high dilution". FASEB Journal: A602. 

Benveniste, J.; P. Jurgens, W. Hsueh & J. Aissa (1997). "Transatlantic Transfer of Digitized Antigen Signal by Telephone Link". Journal of Allergy and Clinical Immunology, 1997. 

On retrouve les dernières expériences de transfert d'informations de Jacques Benveniste confirmées par d'autres laboratoires et spécialement par Luc Montagnier:

http://www.solidariteetprogres.org/documents-de-fond-7/science/article/les-decouvertes-de-luc-montagnier-revolutionnent.html

On comprend aussi mieux les réactions incontrôlées de Georges Charpak qui avait créé une PME (Biospace en 1989...un an après la publication de Nature et ensuite EOS) pour le développement de materiel de détection de cancers ou de Jean-Marie Lehn qui se retrouvait dès 1991 au conseil d'administration de Ciba-Geigy à Bâle et ensuite à Ciba et Novartis...:

http://www.lesechos.fr/30/04/1991/LesEchos/15880-30-ECH_jean-marie-lehn-au-conseil-d-administration-de-ciba-geigy.htm

Charpak et Lehn ne pouvaient pas scier les pieds de la chaise sur laquelle ils étaient "tranquillement" assis et n'ont fait que retarder un changement de paradigme inéluctable.

Je comprends mieux pourquoi l'étiologie de la dermite séborrhéique n'a jamais été élucidée par les dermatologues depuis 1887 à une époque où la fumée de tabac a commencé par envahir les lieux publics... car ils n'ont rien vu venir avec "leurs yeux"...:

http://www.bernardsudan.net/post/Dermite-s%C3%A9borrh%C3%A9ique%3A-la-plus-grande-imposture-du-vingti%C3%A8me-si%C3%A8cle-en-dermatologie-et-en-m%C3%A9decine2

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