Depuis la première description de la dermite séborrhéique (DS) en 1887, il fallut pratiquement un siècle pour démontrer que le taux de sébum était le même dans deux groupes de patients avec ou sans DS.

Aussi, il faut bien localiser les glandes sébacées avec leur environnement cellulaire pour envisager l’implication d’autres cellules à l’origine des réactions érythémateuses de la peau.

Dans son livre « L’allergie à l’aube du troisième millénaire » en 1997, l’immunologiste Claude Molina décrivait bien les mastocytes tissulaires autour des glandes sébacées confirmant ainsi mes premiers travaux dès 1978 impliquant ces cellules à l’origine de la dermite soi-disant séborrhéique.

Il fallut attendre 2011 pour qu’une équipe de chercheurs démontrent la présence d’histamine, un médiateur de l’allergie et de l’inflammation issu de la dégranulation des mastocytes dans la peau de patients atteints de DS, cellules précisément si proches des glandes sébacées, confirmant toujours mes travaux.

Les traitements locaux proposés par la dermatologie ne reposent que sur des molécules anti-inflammatoires comme les corticoïdes utilisées trop souvent pour les réactions allergiques ou anti-fongiques comme le kétoconazole aux propriétés anti-leucotriènes donc anti-allergiques.

L’implication de pityrosporum, un saprophyte de la peau présent sur toutes les peaux enflammées ne tient pas car les solutions à base de succinate de lithium, un sel de lithium n’ont aucune activité contre ce champignon montrant que l’origine de la DS est bien allergique ! On se demande comment pityrosporum pourrait « sauter » du visage vers la zone médio-thoracique…

Dès 2010, l’utilisation de sels de la Mer Morte par de nombreux patients atteints de DS et aussi de psoriasis a montré son efficacité pour bloquer cette réaction soutenant mon hypothèse d’une restauration de la communication cellulaire des mastocytes tissulaires.

La description de ma DS familiale impliquant l’haptène nicotine montre bien la corrélation entre le début de cette dermatite en 1887 et la fumée de tabac active et passive qui a envahi toute la vie publique pendant le vingtième siècle puisque maintenant 3 à 5% de la population mondiale en est atteinte.

L’ensemble de ma recherche depuis 47 années, dès l’âge de seize ans…est résumée dans mon livre « Vers une solution de la dermite séborrhéique » montrant bien que beaucoup de monde n’avait pas intérêt à résoudre cette réaction concernant tellement de patients : industrie du tabac, dermatologues et industrie pharmaceutique…

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