Tout fout le camp sauf la co---rie qui reste

Comment définir la co...rie ? Bien sûr la question est vaste et ses pratiquants constituent une multitude. Il ne faut pas s'exclure des pratiquants, moi par exemple, au hasard, je suis le c.n d'un autre, voire de plusieurs, des c.ns eux aussi, certainement, enfin je l'espère et ça me console.

Comment définir la co...rie ? Bien sûr la question est vaste et ses pratiquants constituent une multitude. Il ne faut pas s'exclure des pratiquants, moi par exemple, au hasard, je suis le c.n d'un autre, voire de plusieurs, des c.ns eux aussi, certainement, enfin je l'espère et ça me console. De toute façon, ma co...rie est provisoire, je dirais même accidentelle, soyons objectifs ! Donc la co...rie, celle des autres, se caractérise par sa permanence, en toute occasion, quelque soit le sujet, elle a le front bas et plissé par l'effort de la pensée qui a du mal à surgir du néant. Le c.n pense mais il pense court, il ânonne ce que les leaders de l'opinion générale et commune répètent, fausses vérités, phrases toutes faites, slogans, idées ( pré ) conçues par d'autres, faciles à mâchouiller, faciles à baver ou à éructer selon les circonstances. Le c.n réfléchit de travers ou plutôt il biaise, cherche des faux-fuyants, des justifications lorsque par miracle (merci mon Dieu, la preuve de votre existence ) le c.n s'aperçoit qu'il a dit une co...rie. Le c.n n'avoue jamais, on l' a mal compris et de toute façon la question a été mal posée. Le c.n a de la culture générale et particulière, enfin peut-être, allez savoir, mais il les cache tellement bien, profondément enfouies qu'elles sont. Prenons la politique, le c.n vote consciencieusement pour celui ou celle qui présente bien, peu importe le programme et ses conséquences, pour celui ou celle qui lui promet de régler son compte au bouc émissaire du moment, pour celui ou celle qui fait preuve de fermeté envers le plus faible, pour celui ou celle qui va lui serrer la ceinture, c'est pour son bien, il sera en meilleure santé, plus compétitif, moins de droit du travail, ça concerne les autres, moins de protection sociale, ça concerne les fainéants et les profiteurs du système " qu'est trop généreux, c'est nous qu'on paie pour les parasites". Le c.n est mesquin, adepte des petites vengeances, il règle ses comptes de manière subreptice, faut pas que ça se voit trop et c'est pas lui c'est l'autre. Le c.n admire celui qui a beaucoup plus que lui, mais alors là, beaucoup plus que lui. Et peu importe si le mouton que le riche a tondu c'est lui, le c.n. Il accepte de bon gré et en redemande. Au passage, le riche n'est pas c.n, par nature, car il est riche et vous fait la nique, à moi aussi. C'est l'ordre des choses et l'ordre mon général que je salue, ça ne se conteste pas sinon où irions nous - ma pauvre dame - ! Le c.n pardonne tout à celui qui le prend pour ce qu'il est. Par contre, gare à celui qui est encore moins bien loti que lui, car c'est déjà trop. Il doit rester derrière dans la queue, c'est sa place naturelle, qu'il y reste. Le c.n est envieux - d' un comme lui - qui voudrait sortir du rang. Il se prend pour qui celui-là ? Sûr de lui et dominateur, à l'aise partout, il ne craint rien. Il parle haut et fort surtout dans les lieux publics, discrétion et savoir-vivre ne font pas partie de la panoplie. C.n et méchant ( pas toujours ), peste et choléra, les 2 en 1, le paquet cadeau mais sans le bolduc pour faire joli. Le c.méchant est méchant car il a conscience de sa co...rie. Après tout dépend du dosage, une dose de méchanceté pour 4 doses de co...rie ne donne pas la même chose que l' inverse ( voir avec le pastis ). De toute façon un danger pour la Société, pour sa  famille, ses amis et voisins et j'oublie certainement quelqu'un. Il voudra bien m'excuser. On ne pense pas à tout.

Je n'ai pas fait le tour du sujet, il n'est pas épuisé, et ce serait c.n de l'affirmer. D'ailleurs une question se pose là et pas ailleurs: la co...rie est-elle universelle, je veux dire identique partout, avec les mêmes caractéristiques ou bien chaque pays propose -t-elle sa co...rie spécifique, locale comme la cuisine par exemple ? Co...rie absolue ou relative ? La question a son importance. Bien repérer la co...rie de l' autre surtout si l'autre est étranger permet d'éviter bien des désagréments.Vous ne vous êtes pas reconnu dans cet archétype, vous avez certainement raison, d'ailleurs moi non plus… En résumé, la co...rie est probablement universelle ( je m' avance, je prends un risque modéré ), permanente, un " commun " plein d' avenir et spécicifique au genre humain comme le rire.

Note additive : les députés qui ont voté la loi dite " anticasseurs " mardi 5 février sont -ils des c..s irresponsables ou des sal..ds assumés ? 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.