Les médias lèchent Macron

La lune de miel continue. La Macronmania ne faiblit pas. "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" et le quasi quadragénaire à l'allure fringante, top mannequin et bien sous tout rapport

La lune de miel continue. La Macronmania ne faiblit pas. "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" et le quasi quadragénaire à l'allure fringante, top mannequin et bien sous tout rapport, n'est que sourire étincelant, toutes ses dents, haleine fraîche et yeux brillants. On connaît la suite. La Presse lèche, lâche, lynche. Première faille, Richard Ferrand, le chouchou. Il est vrai que dans son cas, rien d'illégal (à priori) seulement un brin d'immoralité. Le népotisme c'est pas grave, des petits arrangements qui ne font réagir que les grincheux et les envieux, ceux qui ne sont pas connectés aux bons réseaux, en particulier ceux de la finance et des affaires. La moralisation de la vie politique est en marche. Les failles et interstices des lois seront bouchés. Ainsi le principe "tout ce qui n'est pas interdit est autorisé" n'aura plus cours dans cette nouvelle République irréprochable. Il y aura bien quelques scories, quelques faits délictueux ou presque, à la limite, qui de temps en temps feront la une de médias curieux, des piqûres de rappel en quelque sorte. Mais ce seront des histoires anciennes. Hollande avait commencé le travail, Macron est censé l'achever. Dont acte. Ne jugeons pas R.Ferrand sur sa moralité, erreur de jeunesse puisqu'il ne s'agit pas d'erreur de casting de la part de notre Président.

Si la Macronmania se poursuit, le P.S.bashing a lui aussi encore de beaux restes. Des droites à la Gauche extrême en passant par le centre Macronesque, on jouit du spectacle. Le P.S. est mort, les dernières pelletées sont jetées. Bientôt le couvercle sera cloué. Pourtant, sur les cendres, les plantes peuvent pousser, une rose bien rose avec des épines et pas molle de la tige. Entre Mélenchon, le nouveau Che et Macron, le nouveau Kennedy, entre le bleu de travail de l'un et le costume bien coupé de l'autre, il n'y aurait pas place pour un parti social, démocrate, humaniste et écologiste ? Sûr de ses racines idéologiques, revendiquant toutes les lois sociales votées par ce mouvement politique depuis 1936, fidèle aux grandes figures exemplaires que sont Jaurès, Blum, Zay, Mendès France ..., un nouveau parti socialiste unifié est non seulement possible, mais il est également une nécessité pour le débat démocratique et pour l'expression d'une pensée structurée permettant de présenter un projet pour tous, ambitieux, volontaire avec la part d'utopie qu'il faut revendiquer.

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