Brexit, mais qu'ils partent !

Les europhiles béats, style "dans l'Europe y'a rien à jeter" , une partie de la classe politique britannique , quelques médias compatibles City entonnent la petite musique : " et si on refaisait un référendum ?"

Les europhiles béats, style "dans l'Europe y'a rien à jeter", une partie de la classe politique britannique, quelques médias compatibles City entonnent la petite musique : "et si on refaisait un référendum ? ". En effet avec le OUI au   Brexit ce fut stupeur et tremblement. En France rappelons nous 2005, le NON majoritaire  au traité constitutionnel qui inscrivait dans le marbre le dogme néoliberal dans l'UE . Quelques mois plus tard Sarkozy jette le vote des français à la poubelle. Les députés censés représenter le Peuple font un doigt d'honneur aux citoyens. On peut conclure de ces 2 événements que la Démocratie s'use quand on s'en sert . Les citoyens sont sommés de répondre correctement (comme à l'école ) c'est à dire dans le sens voulu par le monde des affaires. Le CAC 40 , la City, voilà la vraie vie, les valeurs fondamentales qui comptent.

Le Royaume Uni est l'élève parfait qui suit les préceptes du dogme néoliberal. La Finance est reine, l'État rend un service minimum,  le marché s'occupe de tout avec les conséquences classiques : inégalités sociales et taux de pauvreté en croissance continue . Le Royaume Uni est ( était ? ) l'un des vers dans le fruit européen (il n'est plus le seul ). Du fait du vote à l'unanimité dans les domaines de l'harmonisation des législations nationales relatives à la fiscalité indirectes,  de la securite sociale et de la protection sociale, du financement de l'UE (ressources propres ) , toute évolution positive est (était ? ) rendue impossible avec le Royaume Uni. 

La Commission européenne est intransigeante sur les conditions du Brexit. Cette attitude semble appropriée, il s'agit de défendre les intérêts de l'UE. Est ce vraiment l'objectif ? En effet que se passe-t'il ? Le gouvernement britannique du fait de cette inransigeance n'arrive pas à  trouver de porte de sortie honorable ni pour les partisans du Brexit ni pour les antis. Situation de blocage qui laisse le temps aux lobbies libéraux, aux gouvernements à leur botte et aux médias europhiles inconditionnels d'enclencher la campagne promouvant un nouveau référendum. Cette phase est amorcée. Les milieux d'affaires ne peuvent que se réjouir : l'imbroglio entretenu du Brexit conduit à chercher LA solution dans un nouveau référendum. La pression va s'intensifier afin d'obtenir un retournement de l'opinion publique britannique. Le Brexit une farce ? 

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