Emmanuel Macron, ni gauche ni droite, ni ailleurs ni ici, et encore moins là-bas

Lycée Henri IV, Institut d’Études Politiques de Paris (Sciences Po), ENA, Inspection générale des Finances, banquier d'affaires chez Rothschild & Cie, le parcours caricatural d'un membre de l'élite qui dirige la France depuis des décennies et l'a amenée dans l'état de déshérence actuel.

 

                                Emmanuel Macron, ni gauche ni droite, ni ailleurs ni ici et encore moins là-bas

                                Lycée Henri IV, Institut d’Études Politiques de Paris (Sciences Po), ENA, Inspection générale des Finances, banquier d'affaires chez Rothschild & Cie, le parcours caricatural d'un membre de l'élite qui dirige la France depuis des décennies et l'a amenée dans l'état de déshérence actuel. La com', le marketing politique, la puissance des réseaux mediatico-politico-financier, l'artillerie lourde d'un certain capitalisme donne son maximum pour que le bon peuple, ni gauche ni droite, un peu l'un un peu l'autre, celui qui navigue au gré du vent et de la mode, celui qui gobe les beaux discours du premier de la classe, ce bon peuple donc, tombe en extase devant un nouveau maître. Avec ses idées « progressistes » du XIXème siècle, Macron sent bon la naphtaline. Costume sur mesure, élégance de jeune premier, sourire à l'avenant, millionnaire, Rolex peut-être, bel appartement dans le XVème à Paris, résidence au Touquet, à l'évidence, toutes les caractéristiques pour comprendre la situation matérielle et morale de la valetaille. La Finance frémit d'aise, le CAC 40 se pince puis se gondole, et oui des femmes et des hommes de gauche ralliés au centre mou (pléonasme), sont prêts à glisser leur bulletin de vote dans l'urne républicaine afin d' élire l'un des leurs ! Les dons déductibles des impôts tombent dans l'escarcelle du bel Emmanuel en tout désintéressement et toute transparence. La caste des hauts fonctionnaires inamovibles régnant à Bercy, prête à servir et Dieu et Diable, se réjouit déjà et frémit d'aise. Le célèbre rapporteur adjoint de la Commission pour -la libération de la croissance- (défense de rire) dirigée par le non moins célèbre et indispensable Attali se prépare à faire don de son corps à la France éternelle et au grand capital réunis. Tout ce qui a échoué sera mis en œuvre avec diligence. Ce chantre du néolibéralisme n'ignore pas les réalités : les inégalités sociales, la disparition des classes moyennes, les revenus du travail réduits bientôt à la portion congrue, le déclassement, la précarité, l'impact direct de la mondialisation et de la destruction systématique de l'environnement sur la réchauffement climatique etc...La liste est longue de ce qui constitue la gangrène (populisme, xénophobie, recherche du bouc émissaire) inoculée aux nations par un système à bout de souffle qui un jour cherchera dans une guerre entre grandes puissances, la solution de problèmes que le capitalisme sous sa forme actuelle c'est à dire strictement financière, est incapable de résoudre. Mais Emmanuel Macron ne remettra jamais en question le système dont il est l'obligé. Les causes à l'origine de la destruction lente mais inexorable de nos sociétés ne sont pas accessibles à son intelligence supérieure. Mauvais diagnostic, remèdes inadaptés voire mortels, capitalisme incapable de se réformer. Il apportera son aide au suicide collectif qui se profile avec l'appui d'une certaine gauche et d'un vrai gentil centre droit libéral. La France touchée par une macronite aigüe dans les prochaines semaines ? Nous vivons des moments passionnants ! La politique, monde (im)pitoyable.

 

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