Terre de Promission ou Terre de désertion : méditation sur un dépassement de la solution des deux états (II)

Pour ce second volet, j’aurai pour guide un grand islamologue français, grand non pas tant par son œuvre scientifique et exégétique, déjà en soi remarquable, que par son engagement infatigable en faveur de la paix au Proche-Orient et de l’émancipation des peuples, je veux parler de Louis Massignon (1883-1962), dont Robert Laffont a courageusement édité en 2009 les Écrits mémorables, dans la collection Bouquins (2 tomes).

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Partons de cette vertu sacrée de l’hospitalité qui semble avoir été oubliée de tous ces intérêts géopoliticiens qui se disputent la Terre sainte en érigeant Dieu en gardien de leurs cadastres de larrons. En français, hôte signifie aussi bien « celui qui reçoit » que « celui qui est reçu ». L’étymon latin, hospes, possède la même ambivalence sémantique. Qui voit dans cette ambivalence un paradoxe ne mérite pas le nom d’homme. Si l’on cherchait un moyen de tempérer le droit de propriété, si odieux à Rousseau et à Proudhon, on l’a dans ce petit mot presque insignifiant : hôte. Vous n’êtes chez vous que dans la mesure où le voyageur ou le naufragé qui vous demande l’hospitalité se sent chez lui chez vous. Une porte fermée à double tour, en bouclant l’espace à soi, le fait passer du statut d’espace personnel concédé à celui d’espace personnel usurpé. Avis aux constitutionnalistes avant-gardistes qui plancheraient sur une modification du droit de propriété : je suggère une reformulation du genre : « Aucun bien immobilier n’est réputé inviolable tant qu’il y a des hommes à la rue, des mal logés ou des délogés. » En 1948, à Paris, l’émir druze Adil Arslan, délégué à l’ONU, ne rencontra qu’incrédulité chez ses hôtes quand il raconta qu’une veuve bédouine, dont le mari avait été assassiné, reçut un soir la visite d’un fugitif. Celui-ci toucha rituellement le poteau de sa tente, réclamant l’Iqrâ, le droit à être recueilli. La veuve lui fit signe d’entrer. Elle lui offrit le vivre et le couvert durant les trois jours prescrits puis l’aida à s’échapper. Elle avait reconnu dans le fugitif l’assassin de son mari, mais on ne se venge pas d’un scélérat en détresse, car cette détresse est peut-être un chemin de rédemption.

Comme l’explique Louis Massignon, « le Salâm, l’Amân, chez l’hôte musulman, est un des actes canoniques de sa religion monothéiste abrahamique »[1]. Les musulmans ne rougissent pas d’être les fils d’Abraham, cet « ami de Dieu », Khalîl Allâh, qu’ils invoquent de façon solennelle et communautaire, pour le salut de chacun et de tous, à la fête des Sacrifices, ’Id al-Qurbân, à la fin des cinq prières quotidiennes, aux fiançailles et aux funérailles. Abraham, voyageur apatride originaire d’Ur, n’a reçu de Dieu la Terre sainte en héritage que parce qu’il y a déployé en Son Nom une hospitalité exemplaire, à l’égard des trois anges de Dieu, à Mambré (le Coran renvoie par trois fois (XI, 72 ; XV, 51 ; LI, 24) à ce passage de la Genèse (XVIII, 1-33)), comme à l’égard de tous les hôtes étrangers qu’il a bénis. Les principes musulmans de l’Iqrâ (dakhâla, jiwar) ou droit d’hospitalité et de l’ikrâm al-dayf ou respect de la personne humaine de l’hôte envoyé par Dieu n’ont pas d’autre source. Quand on demande aux gens de nommer des lieux saints musulmans en Palestine, ils n’en trouvent généralement qu’un seul : le mont du Temple, à Jérusalem. Qui sait qu’il en est un autre, à Hébron, d’une importance égale ? C’est le tombeau d’Abraham, dont l’armée israélienne contrôle l’accès. À l’époque où les Européens cherchaient à se concilier les Arabes pour les employer comme auxiliaires dans leurs querelles de bornage, T. E. Lawrence et Louis Massignon, agents de liaison de l’Angleterre et de la France auprès de l’émir Fayçal en 1917, purent vérifier avec amertume combien leurs compatriotes méprisaient les dons d’hospitalité traditionnels qui leur étaient faits, qu’ils revendaient sur les marchés, lorsqu’il s’agissait de bêtes de prix, ou à des antiquaires, lorsqu’il s’agissait d’objets artisanaux.

L’exercice plein et entier de l’Iqrâ, du droit d’hospitalité, a été rendu difficile au XXe siècle par le partage des dépouilles de l’Empire ottoman. Le traité de Lausanne, en 1923, vit ainsi l’entérinement par le droit international du principe raciste « assyrien »[2] des transferts massifs de populations minoritaires mal intégrées à la communauté étatique nationale ou rejetées par elle. S’il était dans l’intention des signataires de punir l’Empire ottoman par où il avait péché, le traité de Lausanne aura été une réussite, même si la déportation emblématique des Arméniens fait oublier un peu vite que l’Empire, en 1839, avait officiellement émancipé les minorités religieuses et ce, dans le cadre même du droit public islamique. Pour le reste, ce traité bafoue et annule le droit international chrétien garantissant la liberté de conscience des minoritaires. Ce droit, en vigueur depuis les traités de Westphalie, avait été consacré par le traité d’Oliva, en 1660, entre la Suède, la Prusse et la Pologne, et confirmé à nouveau à Nimègue (1678), à Ryswick (1693) et à Vienne (1815). Depuis le traité de Lausanne, les populations qui gênent ne sont plus que des pions que les diplomates déplacent sans vergogne sur la carte et livrent à la merci des états hôtes, qui les marginalisent[3] ou les enrôlent dans leurs bisbilles internes. La SDN d’abord, puis l’ONU ensuite, en furent réduites à ramasser les morceaux, la doctrine moderne du « respect de la personne humaine », telle que définie par le pacte Kellogg en 1929, se contentant d’énumérer de beaux principes sans oser aborder frontalement l’hypothèse de leur transgression, ainsi que le régime et la nature des sanctions y afférents. L’impuissance de l’ONU à sanctionner l’État d’Israël pour ses violations répétées du droit des populations arabes musulmanes et arabes chrétiennes (1/10 de la population palestinienne, tout de même, lors de la création de l’État d’Israël) à vivre où elles sont nées, en bonne entente avec les nouveaux venus, leurs hôtes, vient de ce que l’aberration des transferts a été intériorisée. Or, ce « pousse-toi de là que je m’y mette » posé comme conséquence naturelle des victoires militaires et continué par la colonisation, avec la scandaleuse impunité que l’on sait, déroge à la préséance de l’hospitalité sur toute autre considération.

L’abandon par le droit international du peuple palestinien, des habitants arabes musulmans et chrétiens de la Palestine, non content d’exacerber les haines, a rendu intenable, pour le commun des croyants, la générosité abrahamique. Bon nombre de Palestiniens et de leurs soutiens extérieurs, dont l’amitié intéressée leur est nuisible au dernier degré, n’espèrent plus qu’une chose : avoir les moyens de rendre la pareille aux Israéliens. De part et d’autre des innombrables murs de cette Terre ceinte plutôt que sainte, les frères ennemis s’enfoncent dans une manie démographique qui non seulement confirme l’état de guerre, où chacun compte ses forces, croyant, comme Xerxès, que la multitude fait la puissance, mais encore embrigade les générations futures pour leur interdire de penser à autre chose qu’à la vendetta et graver la brouille conjoncturelle dans le registre de l’éternité. Sur cette manie démographique se greffe une paranoïa obsidionale qui fait le guet à toute heure sur le mur et scrute du même œil inexorable le côté ennemi et le côté ami, car sur ses arrières, l’objecteur de conscience, le pacifiste, le citoyen de même confession que l’adversaire sont assimilés à des agents de la cinquième colonne.

Il importe ici de dire que la façon dont l’État d’Israël s’est construit dans les années 1940, au lendemain d’un conflit mondial à noyau génocidaire, non seulement se heurte à cet axiome élémentaire de la sociabilité suivant lequel on ne doit pas faire à autrui ce qu’on ne veut pas qu’on vous fasse, a fortiori ce qu’on n’a pas voulu qu’on vous fît, mais encore s'oppose à la philoxénie d’Abraham, père de toutes les nations, philoxénie confirmée par Isaac lui-même, qui demanda à Ismaël de le rejoindre à Hébron pour qu’ils enterrassent ensemble leur père. Se souvient-on que les États-Unis, qu’on présente généralement et rapidement comme l’allié naturel et inconditionnel d’Israël, envisagèrent d’abord un contrôle international de la Palestine, puis s’effrayèrent des conséquences d’un tel précédent et laissèrent les Juifs affermir leurs positions par la force ? Il était bien sûr permis aux Juifs d’Europe persécutés de partir/de revenir en Terre sainte par soif de justice, d’y réensemencer le désert, de construire un nouveau Temple, un comptoir spirituel, respectueux des réseaux de solidarité et d’échanges existants. Au lieu de cela, la plupart se comportèrent en pionniers colonialistes, en nostalgiques d’une royauté annexionniste largement fantasmée[4]. Les circonstances n’excusent pas tout. Elles n’excusent même rien pour qui tient sa ligne morale. Un homme courageux se reconnaît à son aptitude à résister à la poussée prétendument irrésistible des circonstances.

Si le concert des nations n’arrive toujours pas à s’harmoniser en Terre sainte, c’est bien que le nouvel ordre capitaliste mondial est une tartufferie. « La Terre sainte, dit Louis Massignon en une très belle image, devrait être le kindergarten, le jardin d’enfants de l’humanité réconciliée. »[5] Cette réconciliation, pour Judah Leon Magnes, fondateur de la première université hébraïque en terre retrouvée et partisan d’un état binational, pas plus juif qu’arabe, passait par un retour rapide des réfugiés : « Il est inadmissible et incroyable que l’on traite actuellement les personnes déplacées comme des otages politiques. »[6] En effet, tout déplacé est un hôte de Dieu. Le même Magnes, persuadé que le nouvel Israël ne pouvait être assis que sur des bases inattaquables, c’est-à-dire moralement pures, affirmait : « Il faut l’égalité des trois religions en Terre sainte. »[7] Les chrétiens fondamentalistes qui, dans l’ignorance à peu près complète des confluences religieuses et culturelles du Proche et du Moyen-Orient, appuient la politique de grignotage territorial inique menée par l’État d’Israël au détriment des Arabes palestiniens devraient se remémorer cette phrase du pape Pie XI, initiateur de la lutte idéologique contre le nazisme : « Nous devons être spirituellement des sémites. » Le sacrifice empêché d’Isaac s’est trouvé réalisé par le Christ. Les chrétiens, quoique non-circoncis, sont aussi les fils d’Abraham et, à ce titre, ils sont tenus de déverrouiller leurs portes, d’ôter les barreaux à leurs fenêtres et d’ouvrir leurs bras aux pèlerins et aux expropriés. Autrement et plus vertement exprimé, « un chrétien colonialiste est un apostat » (Louis Massignon).   

On aurait tort de réduire la question de la présence juive moderne en Terre sainte aux tripatouillages irresponsables du mandataire britannique (diviser pour mieux régner et surtout industrialiser) et à la formation conflictuelle de l’État d’Israël. Pour comprendre les enjeux profonds de cette séquence historique, il faut revenir sur les conditions de mise en branle du mouvement sioniste. Le gros mot est lâché, qui provoque ordinairement sur l’Internet la valse des étiquettes et des noms d’oiseaux et contraint les internautes en mal de positionnement à faire les acrobates sur la pointe glissante des mots en -isme, sur laquelle trop de pieds malpropres ont marché pour qu’on y voie encore clair. Il est un moyen de tourner la difficulté : emprunter la passerelle de la critique juive du sionisme politique, dont Louis Massignon rend très bien compte dans un article paru dans la revue Dieu Vivant. Un proverbe arabe très ramassé dit : « Al-jâr thumma l-dar », « D’abord le voisin, ensuite la maison ». Le philosophe juif Achad Ha’am ne faisait que développer ce proverbe quand, dès 1893, il s’adressait en ces termes aux tenants de la formation d’un état juif en Palestine : « Pourquoi poursuivez-vous la reconstitution de la nation d’Israël en Terre sainte sans entrer en conversation avec vos frères arabes qui l’occupent ? » Plutôt que de le paraphraser laborieusement, je cède la place à Louis Massignon. Celui-ci peint avec une grande précision les forces en présence et nous fait toucher du doigt le processus d’amorçage de cet immense gâchis qui est la honte ineffaçable de la diplomatie occidentale, si prompte à se couronner de lauriers, dès lors que, grâce à elle, on se massacre à petite échelle :

« [Les descendants d’Isaac] ont été lentement formés à revenir en Terre sainte dans l’esprit de pénitence et de larmes de leur liturgie, dans l’esprit d’Abraham ; leur vocation séculaire à l’exil et au mépris qui a été pressentie par Isaïe et dans les psaumes, a provoqué le retour en grande humilité, en Palestine, de rabbins, orthodoxes ou caraïtes, généralement des Séfardim andalous, ou maghrébins, élèves des grands auteurs juifs qui avaient su utiliser la langue arabe comme instrument de pensée technique, Bahya, Maimonide, le grammairien Yehuda-Ben-Quraish ; qui préparèrent en Terre sainte toute une floraison littéraire juive judéo-arabe. À ceux-là s’ajoutèrent des Iraniens, venus de Bukhâra et Derbend, et des Arabes du Yémen. On sait la fidélité séculaire de leurs visites au Mur des lamentations (kotel Ma’ariva) ; signe, non de désespoir, mais d’immortelle espérance. Mais au cours du XIXe siècle, l’influence européenne fait son apparition parmi les Juifs revenant en Palestine, pour « démessianiser » leur espérance, la laïciser, la fonder sur des « moyens économiques » ; à travers un bienfaiteur britannique, Montefiore (1869), à qui l’on doit le rassemblement des immigrés au nord et à l’ouest de la vieille ville de Jérusalem. Les comités de magnats, désireux, non pas d’aller eux-mêmes « l’an prochain à Jérusalem », mais d’y envoyer leurs frères pauvres et persécutés, sont à l’origine de toute la colonisation juive subséquente, avec le baron Edmond de Rothschild, l’ICA, les B. Berith et le Keren Hayesod. D’autre part, à dater de 1882 (Chowewe Zion), la masse immigrante recrute chez les Juifs des pays slaves, menacés par les pogroms, non plus des Séfardim arabisés, mais des Aschkénazim germanisés, de parler yiddish, aux antipodes de la mentalité orientale palestinienne. Dès 1912, un de mes amis turcs, caïmmacam de Gaza, me disait l’impression « dissociale » de ségrégation volontaire de ces nouveaux venus ; ces colonies se considéraient comme en terre vierge, refusaient de communiquer aux autorités turques leurs « nufüs » (registres d’état-civil) et les femmes s’y privaient de bijoux, tant qu’il n’y avait pas de bijoutier juif. Certes, ces nouveaux venus étaient des pionniers courageux, des défricheurs méthodiques, mais c’était déjà toute l’atmosphère de la colonisation qu’ils apportaient, avec le raidissement de l’émigré chassé par la haine ; ce retour à la terre était, selon la pensée de Herzl, un remède contre le désespoir, hors de tout recours à Dieu, ce qui explique l’excommunication du sionisme par les rabbins orthodoxes à Bâle en 1897 et la gestation de ce racisme terroriste que préconisent l’Irgoun et le groupe Stern, après Jabotinsky ; chez un chef de grande allure come Weizmann, que guide, lui, à défaut de foi dogmatique, le culte de ses morts, il n’y a d’intérêt qu’économique, en vue d’un équilibre, à l’égard des Arabes de Palestine ; seuls Ariel Bension, par mysticisme, L. Billig, parce qu’arabisant, et J. Magnes, par sens inné de la justice, ont témoigné d’un désir profond d’entente loyale judéo-arabe. Le sionisme compte, pour réussir, sur des moyens profanes et ce que Magnes appelle bibliquement l’« idolâtrie », qui déclenche immanquablement la catastrophe. »[8]

Alors, la sortie par la foi du conflit israélo-arabe ? C’est un laïc agnostique qui pose la question, devant l’échec patent des solutions politiques bricolées par des chancelleries habituées à instrumentaliser les peuples. Louis Massignon, comme je l’ai découvert récemment, proposait aussi de faire de Jérusalem, nœud des tensions actuelles, une ville ouverte, mais l’administration de Jérusalem par l’ONU lui posait problème, car il avait vu dès sa création sur les décombres de la SDN toute la débilité native de cette institution. Je maintiens, pour ma part, que cela vaut la peine d’être essayé, par-dessus les têtes de dirigeants dont la médiocrité abyssale n’est plus à prouver, et en accord avec les peuples concernés. De même que l’idée d’un état binational serait à réactualiser. Mais puisqu’on a sous la main un pape des plus audacieux, servi par une diplomatie vaticane rompue à tous les coups tordus, je suggère que le Saint Père force le destin : il lui suffirait de renoncer à la donation de Constantin en la dénonçant et de se rendre seul, incognito, mêlé aux pèlerins musulmans, sur l’esplanade des mosquées, où, se révélant soudain au monde entier ébahi, il entamerait un jeûne sacrificiel, à l’exemple du Gandhi du « satyagraha » (la revendication civique du vrai), jusqu’à ce qu’à ce qu’un accord de cogestion égalitaire et équitable de la Terre sainte soit signé et ratifié par les parlements des peuples concernés. Monsieur Bergoglio, encore un effort !                     

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[1] Louis Massignon, « Le respect de la personne humaine en islam et la priorité du droit d’asile sur le devoir de la juste guerre » (Revue internationale de la Croix-Rouge, n° 402, Genève, juin 1952), Écrits mémorables, I, p. 788.

[2] L’Empire assyrien est le premier état connu à systématiser ces transferts.

[3] Louis Massignon, qui visita en août 1949 les camps de réfugiés du Proche-Orient, où s’entassaient près de 650 000 personnes, exposa leurs griefs dans Le Monde du 2 novembre 1949 : « On ne les a pas traités comme des hôtes, mais comme des otages ; on les a qualifiés de paresseux, d’entretenus, de lâches, d’inadaptables, de névrosés de la bougeotte. On a blessé sottement chez eux ce que j’appellerais le point vierge de la conscience humaine, la dernière pudeur du pauvre déshabillé, de la femme tombée, l’honneur farouche du bandit et du bagnard : en les méprisant du haut de notre indulgence. »

[4] Voir Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, La Bible dévoilée. Les nouvelles révélations de l’archéologie, Paris, Bayard, 2002.

[5] Louis Massignon, « Israël et Ismaël » (Le Monde non chrétien, 1949), Écrits mémorables, I, p. 719.

[6] Ibid., p. 720.

[7] Ibid., p. 725.

[8] Louis Massignon, « La Palestine et la paix dans la justice » (Dieu Vivant, cahier n° 12, 1948), ibid., p. 737-738. 

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