Les métamorphoses de Jean-Paul Delevoye

Le «grand con» brocardé par Chirac est un petit génie dans son genre, trouvant le moyen d’être partout et nulle part. Une sorte de spectre consistant, œuvrant à l’anéantissement des derniers obstacles sur la voie du marche ou crève néolibéral. On ne s’étonnera pas qu’une grande partie du personnel de la Macronie, sous une forme dégradée, soit à son image, s’il l’a recruté. Portrait sonnant.

Le commandeur est nu. C’est Jean-Paul Delevoie[1].
Les lauriers couronnaient une âme veule. Droit
Dans ses bottes, il fuit, où le vide l’envoie,
Volant de titre en titre, ainsi que veut le roi.  

Dans son Olympe en toc, Jupin[2] lève le doigt ;
Hermès parle au micro, tout alors se dévoile :
Le tartuffe a le cœur d’un saint ; l’aveu le doit
Absoudre ; il sort grandi d’un tel lever de voile.

La vertu qui s’étale et donne de la voix
Se dénonce elle-même, et poussant de la voie
Les bornes, roule à fond pour que les dieux la voient.

Le Capitole, au vrai, n’est qu’un rêve de lois
Quand pour y mettre un trône on se prive de l’oie.
C’est sûr, pareil pouvoir, un rien vous le dévoie.
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[1] Licence poétique qui lance la variation à la rime.
[2] Autre nom de Jupiter, qui sonne comme un diminutif bien seyant à notre enfant-roi.

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