Les services administratifs de l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) sont bien ennuyés. Sommés de réaliser encore et toujours des économies, ils n’osent soulever un dossier qui coûte pourtant cher à l’institution médicale. Celui de « la situation de professeurs retraités, mais toujours présents dans leurs services hospitaliers ». Ces derniers ne seraient plus employés par l’AP-HP, mais ils continueraient à utiliser les outils propres à leurs anciennes fonctions, comme le précisent les journalistes de La Lette A :
« Ces derniers continuent toutefois d’utiliser bureaux, secrétaires et lignes téléphoniques mises à leur disposition, le plus souvent pour caler leurs apparitions sur les plateaux TV ou interview radio. »
Faut-il préciser que l’utilisation de bureaux, de téléphones, ou encore de secrétaires, par des particuliers, à des fins personnelles, constitue au minimum un gâchis d’argent public difficilement justifiable ?
Et l’article de citer deux exemples de personnalités hautement médiatiques les professeurs André Grimaldi et Bertrand Dautzenberg. Etant donnée leur médiatisation, on comprend que l’AP-HP ne veuille pas les vexer… Un habituel « deux poids deux mesures », qui tue l’hôpital à petit feu depuis si longtemps !
Bertand Dautzenberg est un pneumologue retraité de l'Hôpital de la Salpêtrière, à Paris. Il est notamment connu pour ses prises de position sur la légalisation du cannabis ou sur la e-cigarette, à la télévision et sur les antennes radio.
André Grimaldi, ancien chef de service de diabétologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, est bien connu des spectateurs de BFM TV et autres chaines d’actualités. Ce médecin à la retraite aime être considéré par les journalistes comme un “lanceur d’alerte”. Dommage qu’il n’ait pas lancé l’alerte sur cette nouvelle affaire.
Comme d’autres, visiblement, ces personnes qui prétendent soutenir l’hôpital public devant les médias, mais participent à son endettement, ne devraient pas pouvoir agir de la sorte. Combien d’infirmiers supplémentaires leurs services auraient pu embaucher sans ces surcouts injustifiés ?