GUEULE DE BOIS POUR LA RÉPUBLIQUE

Méfions-nous des chants des sirènes : il est encore temps de partager nos intelligences.

GUEULE DE BOIS POUR LA RÉPUBLIQUE

 

Après deux gouvernements au moins de déni de l'intelligence des citoyens, les symptômes de souffrance prennent le pas.

L'attachement structurant aux idéaux du vivre-ensemble fondés sur le respect des singularités et la redistribution de la richesse collectivement créée est en crise profonde : les représentants ne représentent plus, la déception se tourne en névrose.

En mer, les dangers masqués par le brouillard mugissent.

Dans la mythologie, Cassandre n'était pas écoutée, la parole disant les faits à venir étant inentendable, bien qu'audible.

Les puissants n'ont su que faire de leur puissance, s'étant isolés dans les dogmatiques rationalistes, esclaves eux-mêmes de plus puissants qu'eux dans des systèmes mondiaux de manipulation qui les ont jetés dans la fosse aux lions des compétitions sans fins.

Ils se sont espérés à même de réagir - présomptueux de croire qu'ils pouvaient se passer de l'écoute de leurs électeurs - montrant leurs muscles, alors que leur pensée s'égarait dans le court terme et oubliait la philosophie.

Les gens, déniés, fragilisés, récoltant tour à tour les paroles non tenues, les discours mensongers anti-pro crise du FMI, toujours déconsidérés comme s'ils étaient éternellement en âge de minorité, n'en peuvent plus de ne jamais ou presque être entendus, ni respectés dans leurs savoir-faire, leurs savoir-vivre, leurs savoir-être.

L'intelligence singulière et collective peut créer des œuvres magnifiques : les artistes, les associations en sont la preuve au quotidien. Les entreprises ont tout à y gagner aussi. La société doit être représentée par un gouvernement en phase qui développe une vision partagée.

C'est par cette intelligence, avant les cris et la fureur , que nous pouvons nous soigner de la souffrance…

il ne suffira pas de se parler mais de faire, en s'écoutant mutuellement, sans laisser de place aux donneurs de leçons, fausses idoles qui guettent n'espérant que de recréer une nouvelle vérité, radicale, absolue et coercitive, désormais dotée d'un bâton automatique couplé au panoptique numérique déployé précédemment. Elles seront impuissantes par leur dogmatique à générer de l'espoir, du respect de l'autre, du partage positif et prospectif, patient, intergénérationnel, de la culture. Nouvelle crise dans la crise, risque de psychose.

fions-nous des chants des sirènes : il est encore temps de partager nos intelligences.

 

J'entends déjà les sirènes crier de douleur sur les toits de nos mairies.

Œuvrons pour et avec les générations qui viennent.

 

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