APPEL À MOBILISATION EUROPÉENNE de la CRIIRAD sur la Contamination Légale des Aliments en cas d'Accident Nucléaire

CONTAMINATION LEGALE DES ALIMENTS EN CAS D’ACCIDENT NUCLEAIRE

ALERTE et PÉTITION DE LA CRIIRAD QUI ACCUSE LES EXPERTS D'EURATOM DE TRAVAIL SCANDALEUX

 

La CRIIRAD alerte sur un texte européen en cours d'examen au Parlement puis d'adoption par le Conseil de l'Union Européenne.

La Commission de Recherche et d’Information Indépendante sur la radioactivité « dénonce le travail scandaleux des experts Euratom et APPELLE À UNE MOBILISATION MASSIVE contre le projet de la Commission européenne ! »

Elle dénonce la « subord [ination de] la protection sanitaire aux intérêts du lobby nucléaire. »


Extraits :

« Les limites sont fixées pour 4 groupes de radionucléides et 5 catégories d’aliments, eau potable incluse.

Aucune modification n’a été apportée aux valeurs établies en 1987-1989.

Si les niveaux de contamination mesurés dans les aliments n’excèdent pas les Niveaux Maximaux Admissibles (NMA), ils pourront être librement commercialisés au sein de l’UE ou à partir de pays tiers.

Le projet garantit le respect de la limite maximale de dose efficace de 1 mSv/an.

Cette affirmation est totalement fausse. Les vérifications conduites par la CRIIRAD font apparaître des doses de l’ordre de 10 fois supérieures (et jusqu’à 100 fois pour des scénarios pénalisants) et montrent que les enfants paieront le tribut le plus élevé.»

 

« L’analyse critique a permis à la CRIIRAD d’identifier toute une série d’erreurs, d’incohérences et d’irrégularités. Elles sont graves et vont TOUTES dans le même sens : minimiser les risques et aboutir à la fixation de limites de contamination excessivement élevées. »

 

« En effet, de l’aveu même des experts, les Niveaux Maximaux Admissibles du règlement européen ont été définis pour l’impact d’un accident lointain, survenant à plus de 1000 km des frontières de l’Union européenne.

Problème :

Plus de 42% des 438 réacteurs électronucléaires en fonctionnement dans le monde sont implantés en Europe.

Or, le règlement s’applique à tous les accidents nucléaires majeurs et en premier lieu à ceux qui surviendraient en Europe !

Mais dans ce cas, les hypothèses de calcul ne tiennent plus : le pourcentage d’aliments contaminés serait bien plus élevé, ce qui impose des limites beaucoup plus basses ! »

 

La CRIIRAD dit qu' «il faut :

- soit revoir à la baisse , et de façon drastique, les NMA ;

- soit rédiger un second règlement applicable aux accidents susceptibles d’affecter fortement les Etats membres de l’UE

« C’est urgent : La probabilité que le prochain accident nous concerne est très élevée » du fait de la forte localisation des réacteurs électronucléaires en Europe.

 

La CRIIRAD demande une identification des responsabilités :

« Vu le nombre et la gravité des anomalies identifiées, il importe que toutes les responsabilités soient établies, tant au niveau des experts, que de la Commission, tant au niveau des élus que des Etats membres. »

 

Elle lance un Appel Européen à mobilisation :

« La CRIIRAD appelle tous les citoyens européens à se mobiliser pour défendre leur santé et celle de leurs enfants.

Elle les invite à s’informer et à signer, et diffuser, la pétition demandant une refonte complète, transparente et démocratique de la réglementation applicable en cas d’accident. »

 

Signature en ligne de la pétition (en ligne):

«Protégeons notre alimentation en cas d’accident nucléaire»

http://criirad-protegeonsnotrealimentation.wesign.it/fr

 

« Je demande :

- une refonte complète, transparente et démocratique de la réglementation incluant la réduction drastique des niveaux de contamination autorisés en cas d’accident nucléaire.

- l’interdiction immédiate des productions agricoles des zones contaminées, cette mesure ne pouvant être assouplie qu’après obtention d’informations fiables sur l’étendue, la nature et l’intensité de la contamination.

- que soit privilégiée la distribution d’aliments non contaminés et qu’il soit tenu compte des régimes alimentaires à risque. L’accès à des aliments sains doit être garanti, dans tous les cas, aux enfants en bas-âge, aux femmes enceintes et aux femmes qui allaitent.

- que la règlementation mentionne clairement les niveaux de risque et de dose jugés acceptables par les autorités, les hypothèses retenues par les experts ainsi que les obligations et modalités de leur vérification en situation réelle.

- que les normes de radioprotection ne soient plus définies dans le cadre du traité Euratom, traité qui a pour objectif le développement ou la promotion du nucléaire civil. Ceci conduit en effet à subordonner la protection sanitaire aux intérêts du lobby nucléaire.»

 

Communiqués :

version courte

http://www.criirad.org/aliments-nma-accidentnucleaire/nma_cp-vc_21-mai-2015.pdf

version longue (4 pages) :

http://www.criirad.org/aliments-nma-accidentnucleaire/nma_cp-vl_21-mai-2015.pdf

Dossier complet :http://www.criirad.org/aliments-nma-accidentnucleaire/sommaire.html

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Rappels (disponibles sur le site) :

Les conséquences de Tchernobyl en France :

http://www.criirad.org/actualites/tchernobylfrancbelarus/tchernobylmisajourjuil05/sommaireactionfrance.html

 

Catastrophe nucléaire au Japon : dossier spécial Fukushima

http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon_bis/sommaire.html

 

Campagne contre l'ajout de substances radioactives dans les biens de consommation et les matériaux de construction :

http://www.criirad.org/mobilisation/5mai2009.html

 

Qui est la CRIIRAD ?

La CRIIRAD - Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité – est née en mai 1986, au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl, à l’initiative d’un groupe de citoyens révoltés par les mensonges officiels et qui souhaitaient connaître la vérité sur la contamination réelle du territoire français. La CRIIRAD est une association. Ses missions sont définies dans l’article 1 de ses statuts (voir ci-dessous). Elle possède son propre laboratoire d’analyses.

Indépendante de l’Etat, des exploitants du nucléaire et de tout parti politique, la CRIIRAD existe grâce au soutien moral et financier de quelques milliers d’adhérents.

Elle mène ses propres investigations, informe le public et les médias. Si nécessaire, elle interpelle les responsables et les pouvoirs publics, engage des actions en justice et contribue ainsi à faire évoluer la règlementation en vigueur.

Ses missions (extraits) :

- de traiter toute question relative aux rayonnements ionisants

- de défendre sur toutes ces questions :

* le droit d'être informé et de participer aux processus de décision ;
* le droit de vivre dans un environnement exempt de pollutions radioactives et de disposer d'aliments et de produits dépourvus de risques radiologiques ;
* le droit d'être protégé contre les dangers et les risques induits par l'exposition aux rayonnements ionisants et aux substances radioactives.

http://www.criirad.org/association/association.html

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