appel à signatures de la Maison d'AMNESTY INTERNATIONAL de TOULOUSE avant le 29 mars

L'urgence philosophique française à protéger les "réfugiés" : appel de la Maison d'Amnesty International de Toulouse

A l'heure où les tensions s'accroissent à propos de la menace terroriste en Europe, la France maintient son repli derrière ses frontières.

Les récupérations identitaires et xénophobes sont à nouveau latentes et je tiens à présenter cet appel de la Maison d'AMNESTY INTERNATIONAL de TOULOUSE pour précisément combattre les amalgames et contribuer à ce que chacun prenne la mesure réelle des enjeux d'humanité bien concrets dans notre pays.

Je dis “d'humanité” et non “humanitaires”, car il ne s'agit pas ici uniquement d'une action, essentielle, pour rendre effectif le droit international fréquemment bafoué, d'une forme de bonne volonté ponctuelle plus ou moins distanciée, bien importante, ou d'une tentative pour retrouver sa bonne conscience dans des périodes où le trouble pénètre au profond de chacun, mais d'une action de l'ordre de la philosophie d'un vivre-ensemble prospectif.

La question est celle de ces personnes réfugiées (1) en France, qui ont vécu des horreurs comme celles que nous connaissons et qui frappent à nouveau à nos portes, touchent nos proches ou nos amis, et pour lesquels UN GESTE POLITIQUE FORT est ABSOLUMENT URGENT, comme il a été convenu de l'imaginer lorsqu'il s'est agi de nos compatriotes.

La question est de penser au-delà des nationalités pour se placer au niveau des humains – que nous sommes globalement et singulièrement – dans leur capacité sociétale à imaginer un futur à leur vie, un futur où chacune et chacun soit en droit de participer à sa mesure à la construction de notre société en devenir.

Et cette question du “vivre-ensemble”, philosophiquement donc, est essentielle aussi pour nous, en France, qui avons bien du mal à faire entendre à nos représentants politiques qu'il faut sortir de l'impasse de pensée actuelle, de l'impasse actuelle du manque de fraternité, alors même que nombreux sont ceux qui ne misent que sur le contrôle de tout et de tous – lequel sera toujours insuffisant dans cette visée – et sur le resserrement de nos libertés constitutionnelles.

Que le renseignement coordonné soit indispensable, cela est évident, mais l'administration et l'État ne doivent nullement oublier les perspectives qui attendent trop :

cette philosophie de la vie sociétale en actes, fondée sur la devise de la République.

 

Je vous invite donc

• à consulter le site d'AMNESTY INTERNATIONAL pour davantage d'informations sur l'urgence à protéger ces familles syriennes et leurs enfants scolarisés :

200 personnes menacées d'expulsion comme s'ils n'étaient que des marchandises que l'on pourrait déplacer dès la fin de la trêve hivernale, alors même qu'elles n'ont passé l'hiver que dans un immeuble désaffecté, nouvel effort qui leur a été imposé de façon inadmissible après leur parcours de fuite devant les massacres :

http://amnestyinternationalmidi-pyrenees.blogspot.fr/2016/03/appel-urgent-en-faveur-de-familles.html

• et à signer la pétition urgente : elle doit être remise mardi prochain 29 mars au préfet de la Haute-Garonne afin qu'il ne donne pas suite à cet arrêt du Tribunal de Grande Instance

https://www.change.org/p/non-%C3%A0-l-expulsion-de-familles-syriennes-de-leurs-logements-%C3%A0-toulouse

 

(1)

a- Textes de référence

• La Convention de Genève relative au statut des réfugiés du 28 juillet 1951.

• Le Protocole de NewYork relatif au statut des réfugiés (1967).

• La Convention de l’OUA (1969).

• La Déclaration universelle des droits de l’homme, articles 13 et 14 (1948).

• Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1966).

• La Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (1950).

• La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (1984).

• La Convention internationale relative aux droits de l’enfant, article 22 (1989).

 

b- Réfugiés : actions pour faire vivre leurs droits

Fuir son pays et chercher refuge n’est pas un choix, mais une nécessité. Dans le monde, chaque jour, des personnes quittent leur pays parce que leurs autorités ne peuvent ou ne veulent pas les protéger de graves atteintes à leurs droits fondamentaux.

• Amnesty International (AI) veille à ce que toute personne qui pourrait bénéficier du statut de réfugié ne soit pas renvoyée dans son pays d’origine où elle pourrait subir de graves atteintes aux droits humains.

• AI dénonce les renvois des réfugiés dans leur pays d’origine par les autorités du pays d’accueil.

AI appelle la communauté internationale à respecter son obligation de solidarité en accueillant les personnes réfugiées et en venant en aide aux pays qui en accueillent le plus grand nombre.

• AI agit pour que les réfugiés puissent avoir accès, sans discrimination, à un travail, à un logement, à l’éducation et à la santé.

 

c- La protection sociale des personnes étrangères par les textes internationaux (février 2016) :

 

http://www.gisti.org/spip.php?article5226

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