Urgence absolue à la Prison pour Immigrés de Bordeaux

Urgence absolue à la Prison pour Immigrés de Bordeaux : ces personnes exigent sous peine de mort par famine le respect des Droits de l’Homme qui les a conduits vers la France

Sans me permettre cette fois-ci d’interprétation du CESEDA ni des conventions de Schengen, je laisse chacune et chacun prendre connaissance de l’état lamentable de la pensée dominante institutionnelle française, pourrie par des années de tergiversations mesquines et biaisées, sans pensée humaniste ni philosophique, avec le seul objectif de développer puis de contenir les visées conflictuelles d’un Front National parasitant la philosophie de l’accueil et du vivre ensemble.

Cette pensée dominante conjugue à nouveau ses efforts pour rationaliser toute migration des personnes sur le territoire, à des fins géopolitiques et non consensuelles, alors même que le désastre du Moyen Orient vit les conséquences d’actes occidentaux iniques qui l’ont déstabilisé.

Au-delà de ces questions de gouvernances multiples et de marchés, il est à prendre en compte ici en dernier recours – alors qu’il eût mieux valu le considérer comme un “premier lieu” mettant l’humain au centre des choix sociétaux de tout ordre – le désespoir généré par des politiques scandaleuses réitérées, qui n’ont eu de cesse de profiter de cette main d’œuvre à divers titres, tout aussi bien que d’un développement de technologies d’“intelligence artificielle” (quel gros mot ! il serait plus approprié de dire "de gouvernance totale via des technologies infiltrées") afin de “fliquer” massivement et en temps réel ces populations fuyant la guerre, qui ont été stratégiquement désignées comme des gêneurs dans le “bon” agencement économico-politique.

 

La France, comme l’Europe marchent sur la tête, et les morts en Méditerranée sont chaque jour plus nombreux.

 

Aujourd’hui, les rescapés des tempêtes se heurtent aux intransigeances honteuses des gouvernants qui les enferment, sans qu’ils puissent être accusés d’un quelconque crime ou délit, pour le simple fait de ne pas être “administrativement corrects” :

la justice légale est ainsi évitée au nom d’un protocole décidé sur des coins de table par quelques-unes et quelques-uns, au mépris de toute la Philosophie des Lumières qui voudrait pouvoir faire façade encore au grand jour en masquant soigneusement les replis de ses “Centres de Rétention Administrative”, ces Camps d’Enfermement Officiels, répartis sur notre territoire comme ailleurs, au XXI° siècle !!

 

Quand nos dirigeants penseront-ils qu’un humain est un humain, et que ses droits sont inaliénables, à une époque où les marchandises les plus diverses traversent les frontières le plus simplement du monde ?

Que signifie “En marche” dans ce cadre-ci du respect historique de l’humain garanti par la Révolution Française et la Constitution à chacune et chacun, par la DUDH du 10 décembre 1948 * etc. ?

Époque de désintégration du sens commun et qui relègue les Personnes dans un désespoir généré par l’Institution seule, alors que les Associations de la Société Civile crient au secours depuis des années (des dizaines…) .

Il faut ouvrir le dossier de ce scandale de la proto-pensée pour faire éclater cette bulle de prétendue bonne conscience qui empeste, et pousse la Personne Humaine vers la Mort.

 

Lisons ainsi et réfléchissons pour agir à ce cri ultime de ces personnes libres enfermées ici, à Bordeaux !

Quand allons-nous pouvoir garantir la dignité à des réfugiés fuyant l’horreur ?

Quand allons-nous pouvoir dormir en ayant contribué à leur sauvetage vital ?

 

20170825 courrier des personnes enfermées au CRA de Bordeaux © Ces personnes libres enfermées administrativement 20170825 courrier des personnes enfermées au CRA de Bordeaux © Ces personnes libres enfermées administrativement

20170825 signatures des 14 personnes libres enfermées administrativement © Ces personnes - CIMADE 20170825 signatures des 14 personnes libres enfermées administrativement © Ces personnes - CIMADE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Courrier des personnes retenues au CRA de Bordeaux qui souhaitent le transmettre aux citoyens et associations bordelais.

Ce même courrier a été transmis à la police aux frontières et aux intervenants du centre de rétention, aux avocats et bientôt aux institutions.

La Cimade

Centre de rétention administrative de Bordeaux

06 76 64 31 63 »

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* « Préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (DUDH) de 1948

http://www.un.org/fr/universal-declaration-human-rights/index.html 

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

 

L'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre »

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