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Billet de blog 21 avr. 2021

Ma Vérité sans fard : bilan de mandat et réalité de mon éviction

5 ans de mandat efficace et heureux se terminent. Conseiller des Français de l’étranger, un mandat méconnu mais utile. Les élections consulaires auront lieu en Mai. Je n’y participerai pas. Évincé par celle qui me considère comme son rival... La Vérité sans fard sur le mandat et sur mon éviction c’est dans le billet ci-après.

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« MA VÉRITÉ SANS FARD sur le mandat de conseiller des Français de Belgique qui s’achève et sur la préparation des élections consulaires dans les coulisses socialistes ... »

Je suis devenu conseiller consulaire en cours de mandat. J’ai siègé près de cinq années au sein du Conseil consulaire.

Je livre ici quelques réflexions sincères, sans fard.
Ma plume est libre et le restera malgré les vicissitudes et les accrocs de la vie politique.

Le rôle d’élu n’est pas toujours assimilable à  un dîner de gala pour paraphraser Mao. Le militantisme socialiste est parfois fait de tracas et tintamarres plus que de vraie camaraderie. Mais peu importe. Seules comptent la défense  des valeurs auxquels on croit pour rendre la société plus humaine, la République plus solide et la justice sociale plus présente. 

RÉFLEXIONS SUR LE MANDAT : un rôle modeste mais utile.

Le rôle de conseiller des Français de l’étranger est à la fois important et modeste. Important car nous gérons un ensemble  de moyens significatifs (les bourses scolaires et les crédits STAFE qui sont des subventions allouées pour des projets locaux). Modeste car nous avons un seul rôle pour avis et que les conseils consulaires sont présidés par des diplomates jusqu’à présent (cela va changer bientôt).

 L’administration consulaire est professionnelle, nous sommes souvent d’accords, parfois nous exprimons des nuances ou des critiques. Dans l’ensemble j’ai exercé mon rôle de façon constructive, comme un partenaire de l’administration et comme un citoyen qui vit en Belgique depuis 10 ans et qui portait la voix de personnes parfois éloignées de notre dispositif consulaire. Je salue Raphael Tranoy un consul général d’un grand professionnalisme et d’une extrême amabilité, que lui et ses équipes dévouées soient remerciés ! Ce fut un plaisir de travailler avec eux tous. 

Je me suis senti assez souvent dans la peau d’un syndicaliste des Français de belgique. 

Résolvant des problèmes très banals d’accès au service public, apportant un coup de pouce ou un éclairage modeste en terme d’information. Mais étant parfois mobilisé sur des problèmes plus significatifs (Aller étudier sur place les dossiers de bourses scolaires pour éclairer ou compléter l’instruction initiale des fonctionnaires du consulat, discuter de l’aide sociale d’une famille en grande difficulté depuis des années, intervenir auprès du consulat pour des Français bloqués à l’étranger...). 

Un syndicaliste est pour moi dans le concret, pas dans le blabla, il aide parfois modestement mais est un secours précieux en cas de gros pépin. 

C’est un travail d’équipe que j’ai mené. Nous étions neuf conseillers élus. Je salue l’ambiance qui régnait entre nous. Quel plaisir de retrouver cette équipe lors des moments de représentation. Lors du 11 novembre ou du 14 juillet par exemple ! Mais aussi à chaque réunion de travail. Je n’ai pas souvenir de clash entre nous. Parfois des désaccords . Mais peu « d’idéologie », et de l’amitié avec certains au delà des clivages politiques ! Qui ont moins de sens en matière consulaire où nous travaillons dans le consensus le plus souvent. 

L’investissement des élus dépend des contraintes propres à chacun mais aussi de la volonté individuelle. Nos indemnités sont modestes mais existent, ce n’est pas un mandat bénévole comme je peux le lire parfois. Mais quasi bénévole (de mémoire je touchais 250 euros par mois environ).

 Je remarque qu’une conseillère, élue sur ma liste socialiste et écologiste, n’a quasiment pas siégée pendant 7 ans ! Elle a d’ailleurs été sanctionnée par le consulat qui n’a pas versé une partie de ses indemnités. Chacun ses raisons. Elle en a sûrement et est très impliquée dans la vie politique belge visiblement. Mais cette personne est à nouveau candidate sous les couleurs du PS. Ce genre d’attitude est très problématique au plan civique...elle abîme la démocratie. Quand on ne peut pas ou ne veut pas siéger on démissionne ! Ce n’est pas déshonorant bien au contraire. Et quand on a pas eu le temps pour vraiment exercer un mandat on en tire les conséquences pour ne pas se représenter. Je dis cela sans animosité personnelle à l’égard de cette personne sympathique que j’ai vu une fois en 5 ans... 

La qualité du mandat dépend des compétences et savoir faire qu’on possède à la base. Il n’y a pas de formation d’élu et il faut se former sur le tas. J’avais la chance d’avoir travaillé 13 années auprès du ministère des Affaires étrangères et 5 ans auprès de l’AEFE ! Cela m’a beaucoup aidé ! Mais j’ai appris beaucoup sur d’autres sujets comme la sécurité. Nous avons eu une période rude en terme de terrorisme. La France et la Belgique ont été touchées au cœur. Je pense ici aux victimes et à leurs familles. Puis il y eut la crise sanitaire. Cette épidémie qui n’en finit plus. Qui nous éprouve tous par sa durée et par le caractère retors du virus ! 

Pendant la crise du Covid nous avons participé à de très nombreuses réunions d’information avec le consulat ou Mme l’ambassadrice (à qui je tire mon chapeau pour son engagement sans faille). Comme mes collègues je me suis senti utile pour expliquer et informer mes compatriotes, pour donner une info fiable et sûre et ne pas tomber dans l’a peu près... je suis frappé de la déperdition d’information quand les institutions communiquent sur le Covid, frappé aussi de la politique du Stop and GO menée en France. Bien sûr cette crise est inédite, mais ne pouvait-on pas faire mieux ? 

J’ai pu porter aussi  des dossiers qui me tenaient  à cœur. Parfois en vain. Comme le maintien de la journee d’appel et de défense que je n’ai pas réussi à faire aboutir. Pourtant la formation républicaine et citoyenne de notre jeunesse devrait être une absolue nécessité ! J’ai pu aider à mon échelle les projets culturels et éducatifs qui étaient présentés en Conseil STAFE. J’en faisais une priorité. Je sais l’importance de notre lycée français ! De notre réseau d’Alliances  ! Ce sont des lieux importants pour la communauté française même si je n’oublie pas tous les française et français qui portent des projets privés et qui parfois souffrent de la crise actuelle cruellement...ces Français ordinaires, patron de bar à Bruxelles, animateurs culturels dans des théâtres, enseignant dans le système belge ou sans emploi de façon provisoire ou plus durable, ces mères de famille, ces anonymes, ce sont eux aussi que l’on doit représenter même si nos contacts sont réduits. Nous devons aider à faire vivre la notion de communauté française unie ! 

J’ai réalisé quelques déplacements en province. Pas aussi souvent que nécessaire. C’est aussi cela la réalité d’un mandat à dimension d’un pays qui même modeste dans sa géographie nécessite du temps pour se déplacer. Le week end j’ai souvent privilégié ma vie de famille et mes deux jeunes garçons. Je ne suis par exemple jamais allé non plus à Anvers aux Conseils d’administration du lycée français. L’horaire, le jeudi soir, me convenait mal par rapport à ma vie professionnelle qui m’amene chaque semaine à Paris. J’aurais pu faire plus. Mais je crois avoir été globalement assidu et très actif dans les conseils. 

Je sais que les consuls honoraires et autres associations des Français de Belgique assurent une super présence en Wallonie ou en Flandre, là où les élus sont parfois moins présents.... merci à tous ces bénévoles !  Merci en particulier à mon association d’appartenance et de de cœur, Français du monde (Français de Belgique). Je salue aussi les autres associations citoyennes qui se sont crées ces dernières années. Elles organisent le maillage citoyen et convivial de notre communauté ! J’ai pu participer ainsi individuellement  aux activités culturelles et de convivialité de l’Union des Français de Belgique et je remercie Fabien Ferasson de Quental pour son dynamisme. Je pense d'ailleurs qu'on peut animer un club littéraire et devenir chroniqueur littéraire pour un journal en ligne porté par des personnes qui ne viennent pas de notre bord, sans pour autant être un traitre à la cause du PS. Je suis heureux d'ailleurs de pouvoir exercer comme journaliste littéraire et donne rdv tous les mois sur lesfrançais.press à ceux qui voudraient me lire.

RÉFLEXIONS TRANSPARENTES SUR LA PRÉPARATION DES ÉLECTIONS DANS LES COULISSES : j’ai été évincé mais je reste loyal à mes idées de gauche.

La période politique de préparation des élections consulaires de Mai 2021 a été compliquée à cause du report des élections de près d’un an.

Mais il y a eu aussi des tensions politiques. Hélas. 

En tant que socialiste j’ai été candidat à la candidature aux consulaires. L’appel à candidature a été lancé en interne en Août 2019.

J’ai soutenu spontanément la candidature à la tête de liste de Cécilia Gondard alors que nous mettions en place notre dispositif de campagne à venir. Cela me semblait naturel. Nous avions travaillé ensemble main dans la main au conseil consulaire. J’ai pensé que Cécilia allait revenir rapidement vers moi pour discuter de ma candidature. Nous nous connaissons depuis une dizaine d’années et sommes des militants expérimentés tous les deux. Des presque voisins qui habitent dans des quartiers proches. Des amis dont les conjoints se connaissent et s’apprécient au point de faire de la musique ensemble. En conseil consulaire notre entente a souvent été enviée par les autres conseillers. Nous formions un duo écouté et complice !

Bref. 

j’ai attendu en vain un appel, un courriel, une proposition de discussion qui ne sont jamais venues. Plus le temps passait plus je réalisais que le souci de ma camarade était de m’écarter. Pour des questions de rivalité de bas étage. Cécilia préparait déjà sa candidature aux sénatoriales. Craignait-elle qu’en devenant élu consulaire à nouveau je candidate ensuite pour l’investiture à la sénatoriale ?

Je ne peux que me perdre en spéculations sans réels intérêts. 

Aux consulaires la liste des candidats à la candidatures n’a jamais été publiée par le secrétaire de section Matthieu Giton ni par la tête de liste qui n’ont même jamais renvoyé un accusé de réception à ma candidature ! Opacité totale. 

La démocratie  interne ce n’est pas ça. Le respect des autres ce n’est pas ça. 

J’aurais aimé simplement pouvoir défendre ma candidature devant les militants socialistes qui n’ont pour la plupart pas même été informés de son existence.

Ces méthodes sont celles d’un autre âge. Dire que ce sont des méthodes d’apparatchiks est l’évidence. 

Cécilia a choisi comme second de liste le secrétaire de la section PS Matthieu Giton qui avait été complice de ses manœuvres pour m’écarter . 

Je remarque que le Parti socialiste a perdu la très grande partie de ses adhérents. Que depuis deux ans et même si les chiffres sont dissimulés cette chute des effectifs n’a pas réellement été endiguée. C’est dû à ce genre de pratiques anti-démocratiques. Aussi. Et pas seulement aux errances du« socialisme » et à son appauvrissement...

La section PS de Bruxelles compte, en étant généreux, une vingtaine d’adhérents actifs aujourd’hui. Elle en avait plus de cent vingt en 2012.

Chacun est responsable bien entendu. Mais les coupables sont la lutte des places, l’effritement idéologique, le cumul des mandats, la pusillanimité politique sur les questions qui fâchent, le manque d’exemplarité.

Revenons aux consulaires : 

À l’automne 2019 j’ai donc compris que je ne figurerait sur la liste socialiste à mon grand regret. J’ai gardé le silence. D’autres que moi aurait fait entendre un grand ramdam ! 

J’ai reçu des propositions de figurer sur d’autres listes. Deux propositions claires ont été formulées dans les mois qui ont suivi. Que j’ai écartées. Par loyauté à ma famille politique, par fidélité au Parti Socialiste. Je n’ai pas souhaité non plus me lancer dans la constitution d’une liste concurrente. Pour le pire et le meilleur je reste génétiquement socialiste ! Mais merci à celles et ceux qui m’ont tendu la main. Je leur en sais gré.

Alors, militant socialiste libre, j’ai prêché ardemment l’union de la gauche à un moment (janvier 2020) où tous les socialistes ne la voulaient pas pour une question essentielle de Leadership et des désaccords sur l’Europe. 

J’en veux à mes camarades qui, alors, ont mélangé les scrutins. Aux consulaires les questions européennes sont secondaires ! Tout le monde n’est pas fonctionnaire europeen parmi l’électorat ! Tout le monde n’est pas fédéraliste ! Tout le monde ne travaille pas pour les Institutions même si c’est un superbe métier qui fait sens (c’est le métier de ma femme autant le préciser, nul populisme ici). 

Les questions consulaires touchent le plus souvent des Français moins bien intégrés ! Qui ne sont pas protégés par un statut ! Qui sont  moins informés et moins intégrés ou vivant loin des centres urbains ! Les socialistes français de bruxelles ne doivent pas oublier de se mettre dans la peau de ceux qui ne leurs ressemblent pas ou très peu....

Pendant ces « négociations » menées par Cecilia Gondard Mathieu Giton et Jean-Pierre Fournier  : 

Les  socialistes en voulaient aux Insoumis d’avoir une autre approche européenne que la nôtre ! 

Les socialistes en ont voulu aux écologistes de revendiquer la tête de liste de l’Union en s’appuyant sur les derniers résultats électoraux.

Les  socialistes ont été parfois  brutaux dans leur manière de dire et faire pour durcir les négociations et les faire échouer. Je me rappellerai toujours de Jean-Pierre se précipitant vers moi car mes propos en faveur de l’union n’étaient pas de son goût...j’ai depuis tendu la main à Jean-Pierre par courriel et en direct. Je ne suis pas un homme de ressentiment. J’ai essayé de faire comprendre à Jean-Pierre qu’après avoir été victime d’une agression violente je supportais mal les manifestations d’humeur ou d’agressivité même si je me doutais bien qu’il n’allait pas me fracasser la tête à coups de casque. J’aurais aimé qu’il s’excuse. J’attends toujours. J'adresse mes pensées de camaraderie à Jean-Pierre dont la fougue sera surement utile pour la campagne. 

Tout cela a pollué naturellement les discussions. Je n’ai assisté qu’à une partie d’entre elles. Je n’y avais pas été convié officiellement. Ce sont mes camarades de gauche qui m’ont donné l’information pour que je puisse assister à une réunion de négociation. 

En coulisse j’ai vraiment essayé de rapprocher les points de vue. J’ai envoyé beaucoup de mels à la section socialiste pour indiquer que l’on faisait fausse route.  Puis on m’a demandé par sms d’arreter d’insister. Comme si interpeller la tête de liste sur son attitude devait constituer une menace...

J’ai continué à prêcher l’union à l’automne 2020 en section socialiste. Lors d'échanges plus sereins et apaisés. Mais en pure perte. Il y avait de toute façon jamais plus d’une petite dizaine de camarades en section qui se réunissait par Zoom. Je ne parlais qu'à un petit groupe. J’ai eu le sentiment que les plus jeunes militants étaient sensibles à ce discours, mais que le sujet consulaire était sous-dimensionné dans son traitement par rapport autres sujets plus européens (invitation de parlementaires du groupe par exemple, débats plus nationaux). 

Je pense qu’il faut savoir  partir de ce qui nous unit, la defense des services publics, le souci commun de faciliter l’accès au consulat, un système de bourse équitable et généreux...et ne pas se tromper de combat. On ne résoudra pas les problèmes de l’Europe institutionnelle en conseil consulaire !

Sur le fond on pouvait constituer une bonne plateforme d’action pour une  liste commune...être fraternels entre personnes de gauche, être ouverts aux autres sensibilités que la nôtre, savoir écouter, Savoir construire, c’est ça la gauche....

Je crois que ceux qui ont torpillé l’union à ce moment là portent une responsabilité importante vis à vis de l’ectorat de gauche qui y est très attaché. Les électeurs s’en rappelleront dans l’urne. 

Cette période des négociations a été rude et éprouvante. Après 28 ans de militantisme dans les structures de gauche (ma première adhésion à l'UNEF Id date de 1992-1993, j'ai été Vice président de Français du Monde au niveau mondial, dirigé le PS à l'étranger pendant 6 ans...) je n'ai toujours pas le cuir aussi épais et insensible que celui d'un crocodile. Et mes crocs sont finalement ceux d'un chaton je crois :) 

Je veux être  loyal à ma famille politique : je souhaite bonne chance à la liste socialiste et je souhaite à sa tête de liste le meilleur à titre personnel. 

Chacun son caractère, son style, ses ambitions secrètes ou plus avouées. Bonne chance aussi aux deux autres listes de gauche écologiste et insoumise. L’union est notre avenir. Sans elle la gauche est foutue.  Et mention spéciale pour les listes citoyennes qui se sont créées ces dernières années et qui vont créer peut-être des surprises. 

CONCLURE SUR DU POSITIF : 

Ce mandat de conseiller a été un honneur. Avoir la cocarde tricolore agrafée et représenter la République et ses valeurs m’a porté et transporté ! J’aurais pu ainsi mobiliser mes collègues pour un hommage à Samuel Paty devant le Consulat peu de temps après son assassinat terroriste ! La République ne doit pas céder et nos démocraties amies Belge et Française doivent demeurer unies !

Merci à tous les citoyennes et citoyens qui m’ont fait confiance pendant ce mandat. Vous servir a été un immense bonheur.

Bon vote à tous fin Mai !

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