Des atomes de Sulfate : Hommage aux "Particules Elémentaires"

Alors que le grand Houellebecq expose au Palais de Tokyo, court hommage à son chef d'œuvre publié en 1998, "Les particules élémentaires"

Il est un moment de la vie où l'on commence à relire les mêmes livres.

Je suis entré dans ce temps là.

C'est le plaisir du lecteur esthète : Après 25 ans de lecture assidue, on sait que les grands crus de la littérature sont rares.

Et on apprécie les livres qui savent bien se conserver en cave : presque 20 ans après leur publication, les "Particules élémentaires" ont savoureusement bien veilli.

Porter en bouche ce vin âpre Houellebecquien c'est redecouvrir une Madeleine de Proust trempée dans de l'acide sulfurique. C'est  délicieux et c'est toxique.


Moralité : Comme on continue à traiter la vermine qui attaque la vigne par de la sulfate, toute bonne littérature est empoisonnée et sulfureuse. Les vins bios sont décidément dégueulasses

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