Boris Faure
Français de l'étranger depuis 2002
Abonné·e de Mediapart

118 Billets

0 Édition

Billet de blog 31 oct. 2016

Le PS et la peste du Presidentialisme

Le regard fixé sur la Présidentielle, le bal des egos tourne à plein au sein des réseaux de gauche. Taubira ? Valls ? Macron ? Tartampion ? Choisissez votre champion et débranchez votre esprit critique... La peste du Presidentialisme est sur nous !

Boris Faure
Français de l'étranger depuis 2002
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Je suis assez effaré de l'ultra personnalisation de la vie politique que l'élection présidentielle induit.

Le Président Hollande sitôt affaibli par une monumentale erreur de communication, et c'est une flopée de commentaires qui inonde  les réseaux sociaux sur les chances réciproques des "nouveaux champions" de la gauche.

Ainsi Valls serait en embuscade. Taubira s'interrogeait. Royal se préparerait à y retourner. Macron, en mode transgenre, ni droite ni gauche mais tout autre chose, serait prêt à incarner la relève.

Pendant ce temps là les candidats à la candidatures à la primaire continuent de tenir réunion publique et meeting sans que beaucoup de monde s'en soucie à ce stade.

Entre concours de bonne mine ("elle a une allure de gagnante") , comice agricole politique où on juge de l'encolure du Présidentiable("il a les épaules assez large"),  exercice de narcissisme en miroir ("choisissons un(e)candidat(e) qui nous ressemble"), le soap opéra de la Présidentielle ajoute  de nouveaux épisodes chaque jour dans une série qui connaîtra son final en Mai.

Ce que proposent les uns et les autres au niveau politique ? Chacun semble s'en soucier comme de sa dernière guenille.

Qu'ils soient membres du PS ? Mais peu importe mon bon monsieur puisque le PS est en train de mourir ! Ah bon. 

Je dois dire que je n'ai aucune envie de me livrer à ce jeu là. Et que je sens monter une forme d'état nauséeux quand je lis certains commentaires.

Le PS s'est pourtant donné une règle du jeu pour choisir son ou sa candidate : les primaires citoyennes. 

Malgré les limites de l'exercice, qui participe aussi de la personnalisation, ce ne sont ni les journalistes, ni les sondages, ni les élus, ni Mme Irma qui choisiront notre candidat(e) mais bel et bien les électeurs de la primaire.

Cette primaire mérite notre attention car c'est à cette occasion que les propositions seront faites, et que nous aurons l'occasion d'interpeller les candidats sur notre projet fédéral FFE.

A mes yeux, c'est tout ce qui compte : qui reprendra tout ou partie de nos propositions ? Qui prendra des engagements clairs en matière européenne ? Comment avancer ensemble dans le sens du progressisme et de la justice sociale ?

Le reste ne me semble que de la littérature...

Pour tout dire je ne suis pas rentré en socialisme pour faire allégeance à un homme ou une femme providentielle. 

La 5eme république est tristement coupable de cet état de fait : En 1793 les Français ont coupé la tête à leur Roi. Mais plus de 200 ans plus tard ils ne se sont pas remis de leur besoin de monarchisme...republicain. 

Je rêve d'une République moins grandiloquente, d'un exercice du pouvoir moins emphatique, d'une société moins "spectaculaire" mais plus humaine.

Ce serait l'antidote à la peste du Presidentialisme...

Amitiés

Boris 

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

Les articles les plus lus

À la Une de Mediapart

Journal — Justice
À Rennes, la justice malmenée
En pleine mobilisation du monde judiciaire, des magistrats rennais racontent leurs désillusions et leurs regrets face à leurs propres insuffisances. Cernés par les priorités contradictoires, ils examinent chaque dossier en gardant un œil sur la montre. 
par Camille Polloni
Journal
Hôpital : « On prêche dans le désert, personne ne nous entend »
Les hospitaliers ont, une fois encore, tenté d’alerter sur les fermetures de lits, de services d’urgence, la dégradation continue des conditions de travail, leur épuisement et la qualité des soins menacée. Mais leurs manifestations, partout en France samedi, sont restées clairsemées.
par Caroline Coq-Chodorge
Journal
Valérie Pécresse, l’espoir inattendu de la droite
La présidente de la région Île-de-France a remporté le second tour du congrès organisé par Les Républicains, en devançant nettement Éric Ciotti. Désormais candidate de son camp, elle devra résoudre l’équation de son positionnement face à Emmanuel Macron.
par Ilyes Ramdani
Journal — Extrême droite
Chez Éric Zemmour, un fascisme empreint de néolibéralisme
Le candidat d’extrême droite ne manque aucune occasion de fustiger le libéralisme. Mais les liens entre sa vision du monde et la pensée historique du néolibéralisme, à commencer par celle de Hayek, sont évidents.
par Romaric Godin

La sélection du Club

Billet de blog
Ah, « Le passé » !
Dans « Le passé », Julien Gosselin circule pour la première fois dans l’œuvre d’un écrivain d’un autre temps, le russe Léonid Andréïev. Il s’y sent bien, les comédiens fidèles de sa compagnie aussi, le théâtre tire grand profit des 4h30 de ce voyage dans ses malles aérées d’aujourd’hui.Aaaaah!
par jean-pierre thibaudat
Billet de blog
Sénèque juste avant la fin du monde (ou presque)
Vincent Menjou-Cortès et le collectif Salut Martine s'emparent des tragédies de Sénèque qu'ils propulsent dans le futur, à la veille de la fin du monde pour conter par bribes un huis clos dans lequel quatre personnages reclus n’en finissent pas d’attendre la mort. « L'injustice des rêves », farce d'anticipation à l’issue inévitablement tragique, observe le monde s'entretuer.
par guillaume lasserre
Billet de blog
J'aurais dû m'appeler Aïcha VS Corinne, chronique de l'assimilation en milieu hostile
« J’aurai dû m’appeler Aïcha » est le titre de la conférence gesticulée de Nadège De Vaulx. Elle y porte un regard sur les questions d’identité, de racisme à travers son expérience de vie ! Je propose d'en présenter les grands traits, et à l’appui d’éléments de contexte de pointer les réalités et les travers du fameux « modèle républicain d’intégration ».
par mustapha boudjemai
Billet de blog
Get Back !!!
Huit heures de documentaire sur les Beatles enregistrant « Let it Be », leur douzième et dernier album avant séparation, peuvent sembler excessives, même montées par Peter Jackson, mais il est absolument passionnant de voir le travail à l'œuvre, un « work in progress » exceptionnel où la personnalité de chacun des quatre musiciens apparaît au fil des jours...
par Jean-Jacques Birgé