Pour un cessez-le-feu des mots dans le conflit israélo-palestinien

S'il est irresponsable de tenter d’importer en France le conflit israélo-palestinien et d’y attiser les haines, il serait tout aussi irresponsable d’en détourner le regard cédant, en leur donnant bonne conscience, à ceux qui rêvent d’être oubliés, pour poursuivre leur œuvre coloniale, d’une part, de haine islamique antisémite, d’autre part.

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Oui, il est irresponsable de tenter d’importer en France le conflit israélo-palestinien et d’y attiser les haines.

Mais il serait tout aussi irresponsable d’en détourner le regard et de céder, en leur donnant bonne conscience, à ceux qui rêvent d’être oubliés, pour poursuivre leur œuvre coloniale, d’une part, de haine islamique antisémite, d’autre part.

La guerre des mots entre les accusations d’islamophobie et d’antisémitisme, à propos de ce conflit, est insupportable.

Il suffit de réviser son Histoire depuis 1945, pour comprendre que le simplisme est l’ennemi de la paix.

On ne favorise pas la paix en se comportant comme si l’un ou l’autre peuple n’existait pas.

On ne favorise pas la paix en soutenant le Hamas et Netanyahou, alliés objectifs du pire.

Palestiniens (encore parfois apatrides sur une terre où ils ont toujours vécu) et Israéliens sont condamnés à vivre sur ce lopin de terre, dite sainte.

En ne condamnant pas clairement les violences des deux camps, Européens et Américains jouent avec le feu et légitiment les accusations de colonialisme occidental.

Il n’y aura de paix que dans l’équilibre, une condamnation claire des extrémistes des deux camps et un soutien sans faille apporté à ceux qui ne rêvent que de vivre dans l’harmonie.

À eux de savoir s’il veulent vivre dans deux États, sur les frontières de 1967 ou dans un seul État laïque fédéral ou non.

Mais il est clair que la situation actuelle ne peut pas et ne doit pas perdurer.

La responsabilité des grandes puissances est totale.

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