Islam, terrorisme et hydrocarbures: les vraies raisons du conflit au Moyen-Orient

Alors que la majorité des médias, hommes politiques et spécialistes insistent sur le fait religieux comme facteur principal du conflit au Moyen-Orient, notre analyse tend à démontrer que le conflit est motivé d'abord par les intérêts stratégiques et économiques qui opposent principalement l'Iran et l'Arabie Saoudite en concurrence pour le contrôle des hydrocarbures dans la région.

                   Le Moyen-Orient devient une des zones les plus instables au monde notamment depuis le début des années 2000. L’Irak, après l’invasion américaine en 2003 et la chute de Saddam Hussein, est plongé dans le chaos, avec des tensions entre les trois principales communautés - chiite, sunnite et kurde - qui se sont envenimées. Ensuite, les soulèvements populaires, dits « Printemps arabe », déclenchés en 2011, ont conduit à la mort de Kadhafi et à l’effondrement de l’État en Lybie, puis à la guerre civile en Syrie qui vire à l’affrontement sanglant entre l’opposition, soutenue par les monarchies du Golfe, la Turquie, l’Union Européenne et les États-Unis, et le régime de Bachar, assisté par l’Iran et la Russie. La création du groupe terroriste État Islamique augmente la surenchère de la violence et l’exporte par des attentats vers les pays occidentaux, faisant ainsi de l’ombre à son prédécesseur, Al-Qaida. La majorité des médias, spécialistes et hommes politiques occidentaux, pointent du doigt le fait religieux comme facteur principal des conflits au Moyen-Orient. Ainsi, l’ancien diplomate américain Henry Kissinger explique que, contrairement au monde occidental et asiatique, l’origine des conflits au Moyen-Orient n’est ni économique ni stratégique, mais idéologique et religieuse, à l’instar des conflits européens du dix-septième siècle. Le facteur idéologique dérive du nationalisme arabe, et le facteur religieux se nourrit dela rivalité chiite-sunnite ainsi que des conflits opposant les musulmans aux non-musulmans, comme dans le conflit israélo-palestinien, par exemple[1].

                Analyser les conflits passés et celui d’aujourd’hui au Moyen-Orient en termes de rivalité confessionnelle est une approche simpliste et superficielle. L’analyse de Kissinger conforte la vision orientaliste qui croit à la supériorité d’un Occident moderne et séculier sur un Monde musulman encore traditionnel, et rend légitime la politique paternaliste américaine au Moyen-Orient. La rivalité confessionnelle entre les deux branches de l’Islam est réelle, mais n’apparaît que comme le tissu d’un discours qui sert à légitimer la violence et à dissimuler les vrais mobiles de l’antagonisme. Cet article vise à contrer cette interprétation et place les intérêts économiques et stratégiques au cœur des conflits qui bouleversent actuellement le Moyen-Orient. Le conflit qui oppose l’Arabie Saoudite et le Qatar à l’Iran est avant tout motivé par l’accès aux ressources pétrolières dans la région et à leur contrôle. Le pétrole, comme nous allons le démontrer, est à la fois le motif et le moyen de ce conflit qui se transforme en guerre impérialiste avec l’intervention des puissances occidentales, avec le Moyen-Orient comme arène. Les rivalités ethniques et religieuses, bien que présentes, ne servent que de voile pour dissimuler les motivations réelles. Elles servent aussi de moyen pour créer des sphères d’influence, auxquelles s’ajoute la fragilité des frontières tracées à des fins impérialistes par la France et la Grande Bretagne à la fin de la Première Guerre mondiale à la chute de l’Empire ottoman, suite aux Accords Sykes-Picot de mai 1916.  Nous allons montrer comment certains conflits trouvent leur origine dans la lutte régionale pour le leadership, tandis que d’autres relèvent des seuls intérêts économiques, liés principalement aux ressources énergétiques.

                Depuis la révolution islamique de 1979, l’Iran est marginalisé par ses voisins et par l’Occident au profit des monarchies du Golfe qui bénéficient de relations privilégiées avec les puissances occidentales, à l’exception de la Russie. Par conséquent, Téhéran tente de maintenir son influence dans la région en soutenant le pouvoir en Syrie, celui du Hezbollah au Liban, du Hamas palestinien ainsi que les minorités chiites présentes dans toute la région, et ce malgré l’embargo qui pèse sur son économie et sa diplomatie. Pourtant, depuis les attentats du 11 septembre, il bénéficie pleinement de la série d’événements qui bouleversent le Moyen-Orient. La chute de Saddam en 2003 a laissé la voie libre à Téhéran pour renforcer son influence en Irak grâce à son soutien à la majorité chiite longtemps réprimée par l’ancien dictateur, et qui, désormais, domine la composition politique au pouvoir. Ensuite, les soulèvements du « Printemps arabe» ont secoué plusieurs pays, réactivant les rivalités impérialistes entre puissances régionales, et attisant ainsi les tensions entre sunnites et chiites, notamment à la suite de la répression sanglante des manifestations chiites à Bahreïn et au Yémen en 2011, avec l’appui des troupes venues d’Arabie Saoudite. 

                L’élection du président Rohani en 2013 et l’arrivée au pouvoir d’une aile modérée assouplit la politique iranienne et relance les pourparlers sur le dossier nucléaire. Le retour de l’Iran sur la scène internationale inquiète ainsi les monarchies du Golfe, notamment du fait que Téhéran pose comme condition à l’aboutissement d’uncompromis la coopération avec les États-Unis et l’Europe. En effet, une fois réhabilité par les Occidentaux, l’Iran peut devenir une puissance régionale. De plus, avec un potentiel énergétique considérable, l’Iran constitue une menace pour l’existence même des monarchies du Golfe dont l’économie dépend largement de l’exportation des hydrocarbures. L’Iran dispose de la première réserve en gaz et de la quatrième réserve en pétrole dans le monde[2]. La levée de l’embargo à la suite de la signature de l’accord relatif au dossier nucléaire en juillet 2015 entre l’Iran et les « 5+1 » risque d’inonder le marché mondial en gaz et en pétrole, alors que les prix sont déjà à un niveau bas. Selon la Commission européenne, l’importation du gaz iranien par l’Union Européenne pourrait atteindre entre 25 et 35 milliards m/c par an d’ici 2030, une quantité équivalente à l’approvisionnement de l’Afrique du Nord[3]. Cela explique le poids du facteur stratégique dans le conflit syrien actuel, visant le contrôle des ressources énergétiques. Au-delà du fait d’être l’allié de l’Iran, le gouvernement syrien se trouve au cœur du conflit opposant deux projets de gazoducs concurrents, qatari et iranien, qui devraient passer sur le territoire syrien ; les deux projets sont destinés à l’approvisionnement en gaz de l’UE.

                Il importe de souligner que le Qatar partage avec l’Iran le champ gazier Pars Sud, un des plus grands champs gaziers au monde, ce qui attise encore plus le conflit entre les deux pays. Selon un article de Robert F. Kennedy, neveu de l’ancien président américain John F. Kennedy, la crise en Syrie débuta en 2000 lorsque le Qatar proposa un projet de $10 millions pour acheminer un gazoduc de 1500 km vers la Turquie, passant par l’Arabie Saoudite, la Jordanie et la Syrie. Car, pendant que l’Iran était sous embargo, le Qatar continuait à vendre du gaz au marché européen ; mais son acheminement par la voie maritime est très coûteux, long et risqué. Le gazoduc aurait donc à la fois réduit le coût, renforcé la place du Qatar, de l’Arabie Saoudite et de la Turquie, tout en affaiblissant le pouvoir de l’Iran en Syrie[4]. En 2009, Bachar refusa la proposition du Qatar et choisit en 2011 le projet concurrent connu aussi sous le nom de « gazoduc islamique » proposé par son allié, et qui relie les trois pays : Iran, Irak et Syrie[5]. Par conséquent, l’Arabie Saoudite intensifie les manœuvres diplomatiques pour forcer le départ de Bachar et faire pression sur l’Iran, en soutenant parallèlement l’opposition syrienne depuis le début du soulèvement.

                On voit donc clairement qu’au-delà des différences confessionnelles et idéologiques avec l’Iran, l’inquiétude de l’Arabie Saoudite et de ses alliés est motivée plutôt par des intérêts stratégiques et économiques suffisamment importants aux yeux des Saoudiens pour lancer une offensive contre le front chiite. Par crainte de perdre sa position de partenaire privilégié dans la région, Ryad s’est lancé dans la course aux armements et renforce ses efforts de défense en augmentant les importations en armements de 54% en 2014, pour devenir le premier acheteur d’armes dans le monde, selon le rapport de l’International Institute for Strategic Studies (IISS)[6]. L’achat d’armes permet également aux Saoudiens de rallier les pays producteurs d’armements, dont les États-Unis, la France, à ses côtés. Selon le Wall Street Journal, une réunion secrète a eu lieu, le 11 septembre 2014, entre l’ancien Secrétaire d’État américain John Kerry et le Roi Abdullah dans son palace. Un accord a été signé confirmant le soutien saoudien aux frappes de la coalition internationale contre le groupe État Islamique en Irak et en Syrie avec en contrepartie l’aide américaine pour faire tomber le président syrien[7].

                Dans la même perspective, l’Arabie Saoudite a tenté un rapprochement diplomatique avec la Russie en entamant des négociations depuis l’été 2014 sur la crise syrienne, avec la proposition de plusieurs contrats en armement et en énergie nucléaire, pour convaincre Poutine d’abandonner Bachar. Ryad fait la promesse d’injecter $10 milliards dans l’économie russe. Le Royaume commande environ un millier de véhicules de combat d’infanterie BMP-3 auprès des constructeurs russes. En juin 2015, la rencontre à St Petersburg entre Poutine et  le Ministre de la Défense saoudien, Mohamed ben Salmane, se conclut par un accord de coopération sur l’énergie nucléaire prévoyant la participation russe dans la construction de 11 réacteurs nucléaires, en plus d’autres contrats d’achat de systèmes de missiles Iskander[8].

                L’importance stratégique de la Syrie est telle qu’une guerre sur son sol est nécessaire aux yeux des différents pays ennemis et alliés de Bachar. Sur le terrain, l’Arabie Saoudite alimente une propagande de diabolisation et dirige une coalition armée avec les voisins - Turquie, Qatar et Israël - qui lance des actions militaires contre les rebelles Houthis au Yémen, liés à l’Iran, et soutien les rebelles syriens. Ce n’est pas ici notre objectif de défendre le président syrien, ni de justifier la politique de répression sanglante qu’il mène contre l’opposition, mais nous estimons que la connaissance des mobiles économiques et stratégiques permet de mieux comprendre les alliances internationales qui se créent concernant la crise syrienne. Si le départ de Bachar arrange l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie, pour les raisons déjà citées, l’Union européenne s’intéresse aussi au projet qatari afin de réduire sa dépendance énergétique du gaz russe. Israël, à son tour, s’inquiète du retour de la puissance iranienne qui risque de renforcer ses ennemis, le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien. Pour Poutine, soutenir militairement et par la voie diplomatique Bachar lui permet de préserver son influence au Moyen-Orient, protéger sa part du marché énergétique et envoyer un message à tous ses alliés pour les rassurer du soutien indéfectible de la Russie quel qu’en  soit le prix et en toutes circonstances. C’est aussi une revanche pour Moscou sur Washington et l’Union européenne concernant la crise ukrainienne et les sanctions imposées à la Russie. Avec le projet qatari, l’histoire semble se répéter en Syrie et pour les mêmes raisons. En 1949, comme le souligne Robert F. Kennedy Jr., lorsque le président démocratiquement élu, Choukri al-Quwatli, hésita à donner son accord au passage du gazoduc trans-arabique, projet américain qui devait relier les champs pétrolifères aux ports libanais, la CIA orchestra un coup d’État contre le président, remplacé par Hosni al-Zaïm qui signa l’accord aussitôt qu’il prit le pouvoir[9]. Ce qui diffère avec le conflit actuel est qu’on assiste à un conflit régit par deux strates d’impérialismes : le premier, régional, oppose l’Iran à l’Arabie Saoudite soutenue par le Qatar et Israël ; le second, plus global, consiste en la confrontation entre les intérêts Russes, d’une part, et ceux de l’Union Européenne et des États-Unis, d’autre part.

                Si le pétrole est un mobile du conflit, il est également un outil en termes de géopolitique. En effet, l’Arabie Saoudite a usé de son potentiel énergétique à des fins stratégiques. Parallèlement aux actions diplomatiques et militaires, Ryad décide en 2014 d’augmenter sa production pour faire baisser le prix du pétrole, contre l’accord des autres membres de l’OPEP. Nous allons voir que l’argument commercial n’explique pas à lui seul cette décision. Il est vrai que la chute du prix est en partie liée au développement américain de l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste depuis 2007 qui a permis aux États-Unis d’accroître leur production et de devenir en 2014 le premier producteur de pétrole brut et de gaz naturel, devançant ainsi l’Arabie Saoudite et la Russie. Les États-Unis ont pu d’abord réduire leur dépendance et ensuite exporter pour la première fois. Sur le plan économique, baisser les prix permis à l’Arabie Saoudite de concurrencer les producteurs américains et de garder sa part de marché, notamment le marché asiatique. Pourtant, d’un point de vue stratégique, Ryad visait aussi à affaiblir l’Iran et ses alliés russe et syrien.  La politique de la vanne ouverte a conduit à la chute vertigineuse des cours du pétrole qui ont atteint un seuil inférieur à 30 dollars en janvier 2016. Cela a impacté sérieusement les pays producteurs dont l’économie repose essentiellement sur l’exportation du pétrole, comme le Venezuela, l’Algérie et le Nigéria, mais aussi l’Arabie Saoudite, tous plongés depuis plus de deux ans maintenant dans des difficultés financières. Après des mois de négociations, l’Algérie a pu rassembler en septembre 2016 les membres de l’OPEP pour une réunion informelle qui a validé l’accord d’Alger en vue de la réduction de la production de pétrole de 1,2 million de barils par jour afin d’équilibrer le prix. 

                Cet accord reste néanmoins fragile en raison des tensions diplomatiques qui divisent les membres de l’OPEP, notamment sur la crise syrienne. L’Égypte justement en fait les frais depuis que le géant pétrolier saoudien ARAMCO a suspendu ses livraisons au début du mois d’octobre 2016. Les autorités égyptiennes l’ont présenté comme un simple différend commercial. Pourtant, plusieurs observateurs y voient une décision prise par Ryad en guise de représailles pour le refus du président égyptien de participer à la guerre menée par la coalition au Yémen et son soutien à la résolution russe sur la Syrie au Conseil de Sécurité des Nations Unies[10]. Pour éviter la crise, l’Algérie est venue à sa rescousse fin octobre, lui fournissant du carburant. L’Algérie, à son tour, s’oppose à la résolution radicale défendue par la coalition, stipulant le départ de Bachar comme condition préalable à la solution à la crise syrienne. Alger privilégie la solution du dialogue entre le gouvernement et l’opposition syriens.  Le rôle de l’Algérie en tant que médiateur devient important dans la mesure où elle a toujours maintenu de bonnes relations avec la Syrie et l’Iran. Rappelons le rôle qu’avait joué Alger dans la libération des otages américains en Iran lors de la crise diplomatique américano-iranienne qui a suivi la révolution islamique en 1979. De plus, étant un pays majoritairement sunnite, l’Algérie - avec l’Égypte - brise le clivage chiite-sunnite qui risque d’embraser le monde musulman si le conflit actuel se prolonge dans le temps.

                En somme, si le conflit au Moyen-Orient semble en apparence être motivé par l’antagonisme religieux entre chiites et sunnites qui divise le monde musulman depuis des siècles, ou par le radicalisme islamiste que prônent des groupes terroristes comme l’État Islamique, les causes réelles sont avant tout d’origine politique et économique. Les bombardements des Houthis au Yémen, le conflit en Syrie, en Irak et ailleurs sont une conséquence de la lutte pour le leadership du Moyen-Orient et du monde musulman qui opposent l’Iran aux dynasties du Golfe. Les rivalités religieuses entre chiites et sunnites, si elles sont bien réelles, ne sont pas la base du conflit, mais ne servent qu’à imposer l’hégémonie politique dans la région et le contrôle des ressources pétrolières. L’intervention des Russes en Syrie fait pencher la balance en faveur de l’Iran et de Bachar contre une coalition affaiblie notamment par le retrait des États-Unis qui vivent une transition politique avec les élections présidentielles. Alors que les négociations se poursuivent à l’ONU sur la crise syrienne, la nouvelle administration américaine, de part sa proximité avec Moscou, laisse place à l’incertitude sur les conséquences de l’élection de Trump sur la politique américaine au Moyen-Orient. Pendant ce temps, la violence qui touche plusieurs pays de la région, attisée par la présence de groupes terroristes comme l’État Islamique, la crise syrienne et les enjeux stratégiques et économiques risquent de bouleverser les frontières dans la région. Celles-ci sont déjà fragiles du fait qu’elles furent imposées au début du siècle dernier par les puissances impériales - la France, la Grande Bretagne et ensuite les États-Unis - sur les vestiges de l’Empire ottoman[11]. La crise syrienne actuelle s’inscrit donc dans la continuité des conflits régionaux et internationaux causés par la course au contrôle des ressources pétrolières qui a commencé depuis la découverte des premiers gisements. 

 


[1]Henry Kissinger, Does America Need a Foreign Policy?. Toward a Diplomacy for the 21st Century, New York: Simon & Schuster, Inc., 2001: 164.

[2]Benoit Faucon, « Gas Producers Contemplate OPEC-Style Group », The Wall Street Journal (4 décembre, 2015). http://www.wsj.com/articles/gas-producers-contemplate-opec-style-group-1449236180.

[3]Gabriel Steinhauser, Laurence Norman, « Iran Could Become Major Supplier of Natural Gas to EU », The Wall Street Journal, (13 sept. 2015). http://www.wsj.com/articles/iran-could-become-major-supplier-of-natural-gas-to-eu-1442155324.

[4]Robert Kennedy Jr., « Why the Arabs Don’t Want Us in Syria? », Politico (23 fevrier 2016). http://www.politico.eu/article/why-the-arabs-dont-want-us-in-syria-mideast-conflict-oil-intervention/

[5] Ibid.

[6] Véronique Ghuillermard, « L’Arabie Saoudite, championne du monde des achats d’armements », Le Figaro, (10 mars, 2015). http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/03/10/20002-20150310ARTFIG00116-l-arabie-saoudite-championne-du-monde-des-achats-d-armements.php.

[7]Adams Entons, Julian E. Barnes, « Deal with Saudis Paved Way for Syrian Airstrikes », The Wall Street Journal (24 sept. 2014). http://www.wsj.com/articles/deal-with-saudis-paved-way-for-syrian-airstrikes-1411605329

[8] Voir les deux articles du site russe Sputnik : « Nucléaire civil : la Russie et l’Arabie Saoudite signent un accord de coopération », Sputnik (18 juin, 2015). https://fr.sputniknews.com/russie/201506181016609501/ ; « Ryad achète pour 10 mds USD d’armes russes », Sputnik (11 nov., 2015). https://fr.sputniknews.com/defense/201511111019426545-russie-arabie-saoudite-armes/.

[9] Tim Weiner, Des cendres en héritage : histoire de la CIA , trad. Jean Rosenthal, Paris : Perrin, 2011.

[10] Benjamin Barthe, « L’Egypte privée de pétrole par l’Arabie Saoudite », Le Monde (15 octobre, 2016). http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/10/15/l-egypte-privee-de-petrole-par-l-arabie-saoudite_5014341_3218.html.

[11] Pierre Blanc, Jean-Paul Chagnollaud, Violence et politique au Moyen-Orient, Paris : Presses de Sciences Po., 2014.

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