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Billet de blog 5 décembre 2025

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État de Rio de Janeiro: le président de l'assemblée légistative est écroué

Rodrigo Bacellar, bolsonariste et président de l'assemblée législative de l'Etat de Rio, a été écroué le 3/12 en raison de ses liens avec un ex-député de l'Etat de Rio de Janeiro, dit "TH Joias", 36 ans, déjà écroué depuis le 3/9/25 pour son rôle d'intermédiaire de vente d'armes pour, entre autres, l'organisation criminelle brésilienne narco, nationale et internationale, Comando Vermelho.

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Illustration 1
R. Bacellar et J. Bolsonaro

Rodrigo Bacellar (União Brasil, extrême droite), 44 ans, président* de l'Alerj, a été arrêté par la police fédérale (PF) le 3 décembre, lors de l'opération Unha e Carne, soupçonné d'avoir divulgué des informations confidentielles, relatives à l'opération policière "Zargun" en septembre 2025, qui avait conduit à l'arrestation du député Thiego Raimundo dos Santos Silva (PL, bolsonariste) - dit "TH Joias" - associé à l'organisation criminelle brésilienne narco et gang international Comando Vermelho (CV)**. Rodrigo Bacellar aurait averti "TH Joias" par téléphone de l'opération policière qui a conduit à son arrestation l'après-midi précédant l'opération. En outre, Bacellar aurait conseillé à "TH Joias" de détruire des preuves.
 

Illustration 2
TH Joias et le gouverneur bolsonariste (à droite) de Rio de Janeiro, Claudio Castro

Les soupçons concernant la fuite d'informations sur l'opération ont été éveillés par le fait que TH Joias a quitté son domicile, laissant tout en désordre, lorsque les agents de la PF sont arrivés, et qu'il n'a été retrouvé que plusieurs heures plus tard chez un ami. « Le parlementaire avait quitté la copropriété vers 21h40 [mardi 2 septembre 2025, veille de l'opération], laissant la maison complètement en désordre, ce qui peut suggérer une fuite et la destruction de traces d'actes criminels », avait déclaré alors le procureur général de Rio de Janeiro, Antonio José Campos Moreira.
 

Illustration 3
© DR

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(*) En 2010, lui et son père Marcos Bacellar ont été accusés d'avoir dirigé des réseaux de corruption à la mairie de Cambuci (RJ). Ils auraient loué la mairie pour 180.000 R$ (58.000 US$) par mois afin de diriger les opérations de l'administration municipale. Lors du procès en 2012, la Cour d'appel de l'État de Rio de Janeiro a destitué le maire de la ville, Oswaldo Botelho, mais aucune mesure n'a été prise à l'encontre de Marcos et Rodrigo Bacellar. Parmi les suspects, il y avait aussi Oswaldo Abido Botelho, maire-adjoint du travail, et fils de Oswaldo Botelho, mort en juin 2017.

(**) En 2024, après le décès du député Otoni de Paula Pai et le départ de Rafael Picciani pour reprendre la direction du Secrétariat d'État aux Sports et aux Loisirs, TH Joias a pris la succession du député, sous l'étquette du parti de droite MDB.
TH Joias est accusé de faire de la contrebande d'armes et de bijoux, d'agir en tant qu'intermédiaire entre les trafiquants d'une autre organisation criminelle, le Terceiro Comando Puro (TCP) et de blanchir de l'argent par le biais de sociétés écrans et d'opérations en dollars. Parmi les personnes inculpées en même temps que lui figurent un policier fédéral, trois policiers militaires en activité, un ancien policier militaire, un ancien fonctionnaire du Département général d'actions socioéducatives (Degase), organisme sous l'autorité du gouveneur de Rio de Janeiro, et un ancien militaire de l'armée. Tout ceci montre l'infiltration du crime organisé dans les structures de l'État de Rio de Janeiro.
Selon la PF, TH Joias entretenait des relations d'affaires avec les deux miliciens Luciano Martiniano da Silva, dit "Pezão" (Comando Vermelho), et Wallace de Brito Trindade, dit "Lacoste" (Terceiro Comando Capital). Le groupe aurait fourni des armes aux milices sises dans les favelas du "Complexo do Alemão" et vendu des équipements anti-drones aux trafiquants de drogue de la favela Serrinha, dans le quartier de Madureira. L'enquête révèle également des mouvements financiers suspects à l'étranger et des tentatives de dissimulation de preuves peu après le lancement de l'opération policière Zargun, le 3 septembre. En effet, des images obtenues par les enquêteurs montrent une intense activité dans la villa de TH Joias, dans le quartier huppé de Barra da Tijuca - celui de Jair Bolsonaro -, quelques heures après le début de l'opération Zargun. Des personnes proches de TH Joias ont retiré des objets et un coffre-fort de la résidence de TH Joias, ce que la PF a qualifié de tentative de dissimulation de biens et de destruction de preuves.
  

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