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Billet de blog 25 juin 2024

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BRÉSIL Au Goiás, la police militaire extermine la jeunesse et apeure la société (2)

Un major de la police militaire de l'Etat du Goiás, en 2021, a été torturé 3 jours par ses collègues, qui l'ont ensuite mené dans un hôpital connivent. Les PM, alors certains qu'il allait mourir, ont préféré attendre ce supposé décès - qui n'a eu lieu - prévoyant de livrer son corps à sa famille dans un cercueil scellé, prétextant une contamination au Covid-19, tablant ainsi sur leur impunité.

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Illustration 1
"Frontière" entre les Etats de Goiás (GO) et du Distrito Federal (DF) © DR

Un major de la police militaire de Goiás (PMGO) a été torturé par ses collègues, qui l'ont abandonné presque mort, lors d'un cours d'opérations spéciales du bataillon Bope, de la PMGO, en octobre 2021.

Le journal en ligne Metrópoles l'a révélé dimanche 12 mai 2024, dans une enquête de la journaliste Thalys Alcântara, suite à des informations divulguées par le ministère public de Goiás (MPGO) et l'Inspection générale de la PMGO dans le cadre d'une enquête qui continue, maintenue secrète.
 
Selon les enquêteurs, le major, évidemment bien vivant en 2024, (dont l'identité n'a pas encore été révélée) a été alors torturé à l'aide de bâtons, de morceaux de bois et de cordes pendant trois jours consécutifs lors du 12e cours d'opérations spéciales du bataillon Bope, de la PMGO, qui s'est déroulé sur la base aérienne d'Anápolis. La torture a eu lieu lors d'un cours appelé "Moment pédagogique", qui, selon le MPGO, "n'avait rien de pédagogique."
 
Le major, ces jours là, torturé brutalement, s'est évanoui et est tombé dans le coma, nécessitant une intubation et plusieurs jours de soins intensifs. Pourtant, la police militaire a caché l'affaire à la famille du major et a tenté de faire croire qu'il avait été hospitalisé, pour cause de Covid-19 et que 40 % de ses poumons étaient atteints.
 

Illustration 2
© Reproduction : Tribunal du Goiás


 
Selon le MPGO, cela a été possible parce que le major a d'abord été transféré dans un hôpital de confiance des tortionnaires, connivents, où il a été suivi par un médecin colonel, membre ... du cours d'opérations spéciales du bataillon Bope.
 
" Certains que l'état de santé de l'accusé avait atteint un niveau critique et qu'il ne se rétablirait certainement pas, ils ont préféré attendre sa mort prévue, lorsqu'ils auraient pu remettre son corps dans un cercueil scellé à sa famille, en alléguant une contamination au Covid-19 et en empêchant que les faits soient révélés et fassent l'objet d'une enquête", a écrit le ministère public dans la plainte, signée par trois officiers de police différents, pour des raisons de sécurité.
 

Le major a été frappé si durement qu'il est d'abord arrivé à l'hôpital d'urgence d'Anápolis (Huana) dans un coma profond, avec de graves lésions neurologiques, ne réagissant à aucun stimulus et souffrant de rhabdomyolyse, c'est-à-dire une rupture du tissu musculaire qui entraîne la libération d'une protéine dans le sang, laquelle endommage à son tour les reins. Malgré la gravité de la situation, la police a alors  décidé de transférer le major à l'hôpital Santa Mônica, dans la ville d'Aparecida de Goiânia, à une heure de route, où il a été assisté par le médecin qui a supervisé le cours de Bope, le colonel David de Araújo Almeida Filho. Tout cela s'est déroulé sans que la famille du torturé, blessé, ne soit avisée de rien.


 
Le MPGO et l'Inspection générale de la PMGO ont demandé la mise en examen de trois colonels et d'un capitaine, coordinateur du cours appelé "Moment pédagogique", pour torture et tentative d'assassinat.
 
Le réélu gouverneur du Goiás, Ronaldo Caiado, en 2023, est du parti d'extrême droite União Brasil. Il est d'ores et déjà le probable candidat choisi et désigné par le camp politique de Jair Bolsonaro pour  l'élection présidentielle d'octobre 2026. 
 

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