Démocraties:ronds-points sans issue?

L'abus de codes 1930 peut-il nuire gravement à la santé des gouvernements européens ? « J’ai vu les démocraties intervenir à peu près contre tout, sauf contre les fascismes ».André Malraux Pour ramener la paix sociale en France…. Organiser un Koh-Lanta au Rojava (Kurdistan), pour les snipeur.es du gouvernement ?

 Prêt.es à en découdre chaque jour avec une « foule haineuse », mais confortablement intallé.es bien au chaud derrière des micros et des caméras, nos snipeur.es " expert.es " en renversement de sens se préparent à mettre le feu au pays.

Quand le chef des armées et auxiliairement président de la République déclare avoir vu " des scènes de guerre " lorsque quelques palettes et une cabane de chantier brûlèrent sur les Champs-Elysées lors de l’acte 2 des gilets jaunes, et que son protanope ministre Gérald Darmanin le conforte dans cette vision car il aurait décelé « la peste brune « sous le gilet jaune, ou que le porte-parole Benjamin Griveaux, expert en années 30 et en rétropédalages mensongers sur l’hommage prévu pour Pétain, dénonce " l’esprit munichois de l’ensemble de la classe politique non LREM " qui cèderait face à la violence et aux "agitateurs putschistes " ; chaque citoyen qui suit cette crise des gilets jaunes depuis le début ne peut être qu’effaré devant tant d’acrimonie de la part des gilets dorés.

« Last but not least », "quand on est con, on est con " comme le disait Brassens et " si l’âge ne fait rien à l’affaire ", chantait-il avec raison ; le politiquement correct nous impose aujourd’hui de chanter " que le genre lui non plus ne fait rien à l’affaire ". Et notre regretté Georges ne nous démentirait pas à la lecture de ce qui suit.
En France, une ministre - chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes -, Marlène Schiappa, peut s’offusquer du succès rencontré par une cagnotte de soutien à Christophe Dettinger qui récolta 117.000 € en moins de 48 heures, la qualifier " d’illégale " puis traiter de "complices " les donateurs , tout en appelant à les " identifier " pour mieux les dénoncer à la vindicte des derniers supporters de LAREM, pour enfin obtenir sa clôture et s’en réjouir ; et en même temps , bien qu’ayant jugé " glaçants " en 2017 les témoignages des femmes qui accusent l’islamologue Tariq Ramadan de viols ,et qui, rappelons-le, proposait aussi l’organisation d’ "un moratoire sur la lapidation des femmes ", en même temps donc, nous avons cette ministre de l’Egalité qui sera demeurée silencieuse durant presque une année sur une cagnotte de soutien à ce même Tariq Ramadan .

Lorsque Marlène Schiappa assène sur Twitter que "cette cagnotte est contraire aux valeurs de la République et qu’elle est indécente ". De quelle cagnotte parle-t-elle ?

Et oui, mon pauvre Georges, les temps ont bien changé depuis cette époque où tu chantais qu’"il ne faut pas jeter la pierre à la femme adultère ".

Par ailleurs, c’est à une vitesse supersonique qu’elle atteint les confins de l’ignominie, infirmité humaine non genrée comme l’histoire nous l’a malheureusement enseigné ; lorsqu’elle se met à réclamer " les noms de la population " qui soutient Christophe Dettinger au prétexte d’identifier " les puissances étrangères à la manœuvre " car derrière ces « bandes d’illettrés » « qui foutent le bordel », « d’agitateurs », « de séditieux » et « de putschistes » tout de « brun vêtus », il ne peut y avoir de simples citoyens français dotés d’un cerveau, d’un cœur et d’une envie de vivre dignement de leur travail.

A LAREM les aspirants et aspirantes caporal-chef pratiquent la redondance et l’antinomie ad nauseam, certainement avec ce désir caché d’accéder à cette clairvoyance du chef des armées qui voit des scènes de guerre qui ne font aucun mort à Paris, mais qui omet de parler des 11 morts depuis le début de cette crise (dont une octogénaire au quatrième étage d’un immeuble à Marseille qui fermait ses volets pour se protéger des gaz lacrymogènes et reçut une grenade en pleine face).

Invité sur ONPC, Mounir Majhoubi, secrétaire d’état au numérique, déplorant le décès de cette octogénaire parle " d’une grenade qui serait arrivée près d’elle, et où un éclat l’a tuée ".

Manque d’information ? édulcoration d’une bavure ? ou appel du pied à plus de formation des forces de maintien de l’ordre pour ne pas tirer sur les octogénaires qui habitent au quatrième étage et cherchent à se protéger des effets collatéraux des désordres gouvernementaux ? « Je note qu'ils ont bien souvent perdu la vie en raison de la bêtise humaine mais qu'aucun d'entre eux n'a été la victime des forces de l'ordre » vient de déclarer Emmanuel Macron au Caire.
Près de 24 journalistes et photographes ont déposé plainte pour violences policières. Violences policières qui ont fait 2 000 blessé.es, dont 93 graves (perte d’un œil ou d’une main) à ce jour parmi les manifestant.es, qui sont dénoncées par Amnesty international et permettent à de nombreux pays européens de se moquer de la démocratie française qui est la seule en Europe à utiliser des armes qui éborgnent et estropient au hasard, ce dont profitent certaines démocratures (Iran, Turquie) pour donner des leçons de retenue au gouvernement français et à ses forces de maintien de l’ordre.
Même parmi celles-ci, certains syndicats (France Police) commencent à s’inquiéter des ordres reçus auprès du premier ministre, tout comme le Défenseur des Droits, Jacques Toubon, ouvre une enquête sur des possibles atteintes au droit à manifester, et demande l’abandon des LBD40 et autres grenades explosives.

"La police nationale n’a pas besoin de cagnotte, les policiers n’en n’ont pas besoin. Cette fracture qui se manifeste à coup de cagnotte peut même friser l’indécence ». Eric Morvan. Directeur Général de la police nationale.
"S’il y a de la générosité dans ce pays, manifestons là à la recherche médicale, à l’enfance en danger", a-t-il ajouté sur BFMTV.

Si nous devons apporter notre soutien aux familles de ces 11 morts ainsi qu’aux nombreux blessé.es dans les deux camps, il nous faut aussi avoir une pensée toute particulière pour le père de Marlène Schiappa qui ne doit plus trouver le sommeil en tant qu’historien et spécialiste reconnu de « La conjuration des Egaux » ; depuis les martiales déclarations de sa fille, qui, nouvelle créature hybride -moitié Okrana mâtinée de Guépéou- se rêve en nouvelle Erinye protectrice de l’ordre établi.

Ces Erinyes, qui dans la mythologie grecque étaient au nombre de trois, faisaient dire au philosophe Héraclite que « si même le soleil décidait de dévier de sa course, elles sauraient l’y ramener ». C’est dire la chance que nous avons dans notre « Douce France » d’en avoir deux autres pour seconder la ministre de l’Egalité pour maintenir, en usant de n’importe quelle intimation, omission, ou falsification, la paix et la cohésion de la nation.
La seconde de nos Erinyes, autre amoureuse des codes 1930 a dû s’inspirer du journal le Temps en 1937 pour faire cette déclaration pleine de sagacité, bien que simple copier-coller d’un monde pas si ancien que cela et qui nous revient en pleine figure :

"Il y a pire que celui qui menace, que celui qui tabasse, que celui qui intimide, il y a ceux qui arment les esprits pour légitimer ces violences dans notre pays", a dénoncé la députée LAREM des Yvelines Aurore Bergé.

« Le 11 septembre 1937, les cagoulards font sauter à la bombe le siège de la Confédération Générale du Patronat Français et celui de l’Union des Industries Métallurgiques dans le but de faire accuser les communistes. Deux gardiens de la paix en faction décèdent. Qui a monté le coup ? L’Union des Enfants de Gergovie, groupe de Clermont Ferrand lié à la Cagoule, dont Pierre Michelin est chef de section. La presse de droite tonne contre syndicalistes, communistes et socialistes.

Ainsi Le Temps écrit « La vérité est que la campagne marxiste des syndicalistes contre la société actuelle et contre l’ordre établi sont à l’origine de toute cette affaire… »
Cependant, cette provocation n’atteint pas son but et l’affaire se retournera plus tard contre ses auteurs. in« Respublica »

http://www.gaucherepublicaine.org/extreme-droite/la-cagoule-le-fascisme-francais-qui-a-voulu-assassiner-blum-puis-renverser-le-front-populaire-l’oreal-schueller-bettencourt-et-consorts/2038

Sarkozyste puis filloniste, anti-macroniste puis macroniste, tout cela en quelques années. Elle n’est demeurée fidèle qu’aux lémures de son « inspiratrice » d’outre-Manche, qui elle aussi, avait le sens des formules déflagrantes pour anathématiser les irlandais ou bien Nelson Mandela ; Margareth Tatcher.
"Quiconque croit que l’ANC gouverne un jour l’Afrique du Sud est dérangé " pérorait-elle quand ses seconds couteaux Teddy Tailor et Terry Dicks n’hésitaient pas à proclamer qu’"il faut abattre Nelson Mandela " "ce terroriste noir ".
Dans le « top ten » des personnalités politiques du 20eme siècle, Nelson Mandela figure aux cotés des Churchill, Tito , Gandhi ou Martin Luther King, mais pas cette « dame de fer » qui aura réussi le tour de force lorsqu’elle quitta le pouvoir en 1990 à ramener l'écart de niveau de vie entre les pauvres et les riches au même niveau que l'écart existant dans les années 1930, après avoir, comme Aurore Bergé aujourd’hui, dénoncé les grévistes ou ceux qui les soutiendraient comme « ennemis de l’intérieur ».
Nous invitons donc Aurore Bergé à signer rapidement un contrat de travail « zéro heure »…, autre concept développé sous Margareth Tatcher ,…..avec la population française.

http://www.ires.fr/publications/chronique-internationale-de-l-ires/item/5189-royaume-uni-les-contrats-zero-heure-un-ideal-de-flexibilite

Population qui n’a peut-être pas envie à l’instar des 1,7 millions de britanniques de se retrouver enchaînée à une précarité imposée au nom d’une flexibilité unilatérale.

Notre troisième Erinye, Muriel Pénicaud, ministre du travail , a estimé sans citer de chiffres que l’impact des gilets jaunes sur l’économie est » monstrueux ». » On le voit sur les investissements étrangers, sur la confiance à investir…il y a déjà des effets négatifs ». Cnews.

Tout artisan ou chef d’entreprise sait pertinemment, sans avoir eu besoin d’user son gilet jaune sur les bancs de l’INSEAD en compagnie de Muriel Pénicaud, - Institut classé meilleure école de commerce mondiale pour ses MBA en 2016 et 2017- ,que les décisions d’investissement ne se prennent pas 2 mois à l’avance.
Quel que soit le périmètre d’investissement ; de proximité ou à l’international.

Dès le mois de Juillet, l’INSEE, organisme en théorie indépendant, prévoyait une baisse de PIB pour le dernier semestre 2018.

L’effet gilet jaune à l’instar de l’effet papillon pourrait, en suivant les analyses de Muriel Pénicaud, être tenu pour responsable de l’incarcération de Carlos Ghosn au Japon, de l’abandon par le groupe Ford de l’usine de Blanquefort malgré les dizaines de millions de subventions reçues par le passé, mais aussi du manque de coopération de la justice allemande et du groupe Volkswagen -et ce depuis plus de deux ans - pour répondre aux demandes de documents des trois juges d’instruction français du pôle santé publique pour le scandale du Dieselgate.

Comme on peut le constater, si la mobilité est bien au cœur des revendications citoyennes, celles des gilets jaunes comme celles des gilets verts, elle est aussi au cœur des scandales économiques et tromperies aggravées.
La soi-disant taxe écologique sur les carburants n’ayant été instaurée « in fine » que pour alimenter le budget de l’état, elle n’est que le dernier scandale en date qui aura brisé définitivement ce minimum de confiance nécessaire envers ses dirigeant.es.

Parmi les diverses controverses qui concernent notre ministre du travail ; Business France, Créative France, Danone et bien d’autres, il convient de relever que 671 infractions au code du travail relevées par l’inspection du travail lorsqu’elle dirigeait Business France sur la période Juillet 2016 à Mai 2017, comme le révélait le Canard enchaîné, est un record d’infractions difficile à battre pour un chauffard qui souhaiterait devenir ministre des transports.

Quant à notre ratiocinant Cerbère tricéphale (Castaner, Griveaux, Darmanin), gardien d’un enfer toujours revisité - l’Histoire - mais que l’on essaie d’apparier à ses propres couleurs, tout en se rengorgeant des bravoures passées d’hommes et de femmes qui eurent été combattus à l’époque par notre Cerbère si friand d’histoires griffées 1930 que l’on se raconte pour frissonner dans l’indolence poudrée des ministères, nous lui posons cette question toute simple ;

Avec qui notre Cerbère aurait-il voté ce 4 Octobre 1938 à l’assemblée nationale ?
Quand les accords de Munich y furent approuvés par 535 voix, et 7 abstentions.
Seulement 75 députés votèrent contre : 73 députés communistes, un seul député socialiste de Côte d'Or, Jean Bouhey, et un seul député de droite Henri de Kérillis.
Jean Bouhey et Henri de Kérillis qui avaient déjà pris part à la première guerre mondiale, ont dénoncé en tant que vrais responsables politiques aux côtés des communistes ces accords honteux pour la France signés sans la présence de la Tchécoslovaquie, la principale concernée, ni celle de l’URSS (potentielle alliée contre Hitler). Ces deux seuls couillus de l’analyse politique, comme on disait dans l’ancien monde, Jean Bouhey et Henri de Kérillis, ont poursuivi leur engagement dans la résistance. Petites phrases et grandes lâchetés ne faisant pas partie de leurs postures.

Au même moment un plumitif du journal « le Matin », qui se voulait un journal novateur, pouvait proclamer en Une, juste après la signature de ces accords :« Victoire, Victoire ! La paix est signée ! » : elle est gagnée contre les tortueux, les vendus et les fous ».

Vladimir d'Ormesson dans Le Figaro du 1er octobre 1938 : « L'objet du litige qui a failli provoquer la guerre semblait, somme toute, bien petit par rapport à la catastrophe qu'il risquait de produire. Que représentaient, après tout « ces questions de détail » (délai d'évacuation, quelques hectares en plus ou en moins dans un petit coin d'Europe) si l'on songeait aux millions de vies qui allaient, peut-être, se sacrifier à cause d'elles ? »
Outre-Manche, c’était la défense du Tea-Time qui primait 15 jours avant ces accords.Le Daily Express écrit le 18 septembre 1938 : « On nous assomme avec ces bruits de guerre. Tout ce que nous demandons, c'est de pouvoir prendre notre breakfast sans être troublés, de déjeuner tranquillement, de dormir en toute quiétude ! »

Nous pourrions noircir des pages de déclarations d’hommes politiques et de journalistes de cette époque qui alimentaient cet esprit munichois pour plus de 90% d’entre eux, et qui feront le choix de la défaite lorsque viendra la guerre.

Ce gouvernement devrait cesser de jouer avec des codes qui risquent de se retourner contre lui.

S’il faut dénoncer avec force les insultes et menaces sexistes ou racistes adressées à certains membres féminins du gouvernement, par des bas du front ou décérébré.es que l’on peut retrouver dans tous les milieux politiques (voir les insultes proférées à l’assemblée nationale le 4 Octobre 1938 à l’encontre de ceux qui refusaient les accords de Munich), nous ne pouvons feindre la surprise face à leur virulence ou leur abjection, car souvenons-nous que lorsque Hercule dut ramener Cerbère aux enfers, celui-ci avait contaminé de sa bave toxique toutes les plantes rencontrées en chemin.

L’Aconit napel ou casque de Jupiter, qui est la plante la plus toxique que l’on peut trouver en France, serait issue, selon la légende, de la bave des crocs du Cerbère, et ses propriétés maléfiques n’échappèrent pas aux sorcières de toutes les époques pour élaborer leur cuisine …politique.

Si un Saint Cyrien et général d’armée, Yves Capdepont, propose de transformer l’ENA en école de guerre, afin « d’améliorer l’ intelligence de situation et de comportement » des futurs énarques ,et que des chasseurs de têtes renommés déclarent que « leurs clients ne veulent plus recruter d'énarques, car ils les trouvent inadaptés, piètres managers, avec un manque de culture d'équipe, du risque et du résultat.», il convient de s’inquiéter, avec le président Macron , du manque de formation professionnelle mais surtout politique dispensée à ceux qui dirigent le pays, énarques ou pas d’ailleurs.

Mais plutôt que de substituer Saint Cyr à l’ENA pour améliorer les performances de nos dirigeant.es, ministres et communiquant.es ,dans ce monde réel qui leur échappe, (n’oublions pas qu’un Major de Saint-Cyr, Gamelin, sut échouer en son temps tout aussi lamentablement par « refus de connexion » et » refus de la modernité ») ; nous proposons donc à nos Erinyes et à notre Cerbère tricéphale, une approche hautement « disruptive » pour remporter leurs premiers galons d’hommes et de femmes aguerri.es sur le terrain pour la défense de la Démocratie.

Notre président et sa volonté affichée de " casser les codes ", devrait sans aucune réticence et avec célérité- nous l'espérons - s’approprier cette idée, qui, au-delà de la notoriété qu’elle procurera à notre pays et à ses représentant.es, renforcera l’idée que la France est décidément « the place to be » and « it'll be a hard act to follow».

A travers l’Histoire, les dirigeant.es les plus aimée.es et respecté.es par leurs populations sont toujours celles et ceux qui se sont battu.es pour améliorer le sort de ces populations. Que ce soit pour mettre fin à une occupation étrangère ou combattre une injustice sociale ; leur engagement s’alimentait aussi de la volonté impétueuse de construire un monde meilleur pour toutes et tous.

De l’apache Lozen, aux vietnamiennes Trung, de la grecque Bouboulina à la russe Raskova, de l’équatorienne Saenz, aux françaises Théroigne de Méricourt, Olympes de Gouges, Raymonde et Germaine Tillon, ou Lucie Aubrac, nos Erinyes n’ont que l’embarras du choix de modèles à imiter pour accéder à ce podium où seule « l’audace de générosité » tenait lieu d’uniforme pour ces combattantes.

Et non pas quelque trench-coat tissé avec des éléments de langage sortis des moulins à prière des ministères.

Côté hommes, notre valeureux Cerbère va-t-en-guerre, sera lui aussi bien embarrassé pour choisir parmi tous ceux qui, un jour, « out of the box «, décidèrent de modifier la trame de l’Histoire tout autant que le décor imposé par l’époque.
Bolivar, Lincoln, Gandhi, De Gaulle, Tito, Mujica, Martin Luther King mais aussi d’Astier de la Vigerie, Henri Grouës dit l’abbé Pierre, Georges Guingouin, Jacques de Bollardière, Romain Gary ou Stéphane Hessel seront une authentique source d’inspiration pour ceux qui veulent combattre « l’esprit munichois » et « la peste brune ».

Oui, la Démocratie est en danger de mort, et elle l’est un peu partout dans le monde. Mais ses assassins sont parmi nous et nous connaissons tous leurs noms ; ce sont les démocrates.

Ou prétendus tels. Qui gouvernent à reculons sur toutes les scènes de la planète, en invitant les spectateurs-électeurs non plus à juger de la qualité de la pièce qu’on va jouer devant eux, et théoriquement pour eux, mais simplement à donner leur avis sur la qualité des rideaux d’avant-scène et le sens de l’ouverture de ceux-ci (à l’allemande, à la grecque ou à l’italienne etc.)

Quant à la machinerie qui « agite et parle » les marionnettes et leur novlangue, c’est : « NO FLY ZONE », circulez .

Pour la défense de la Démocratie face à des ennemis en embuscade sur 360°.

La France restera « militairement engagée au Levant au sein de la coalition internationale en 2019 », car « toute précipitation à se retirer serait une erreur ». Emmanuel Macron, lors de ses vœux aux armées françaises.

Dans un petit coin de ce vaste Levant, " il y a quelques hectares "(pour reprendre les termes de Vladimir D’ormesson) où combattent vaillamment des femmes et des hommes et qui s’appelle le Rojava (Système fédéral démocratique de Syrie du Nord).

Les valeurs mises en avant dans le contrat social de cette région (démocratie, laïcité, féminisme, écologie et justice sociale entre autres) devraient séduire nos vaillantes Erinyes tout autant que notre tonitruant Cerbère -si nous nous référons à leur volonté affichée sur les plateaux de télévision de défendre corps et âme la Démocratie.

Ne doutant pas un instant de leur farouche volonté de combattre en même temps : la peste théocratique « l’état islamique »,ainsi que les soldats islamistes » modérés » du Sultan Erdogan qui déclare “que l’on ne peut pas mettre les femmes et les hommes sur un pied d’égalité, c’est contre nature.” et qui ne s’est jamais caché d’ »utiliser la démocratie comme un tramway dont on descend lorsque nous sommes arrivés à destination » mais qui menace aussi le président de la République française venant de recevoir des représentants kurdes « ceux qui dorment et se lèvent avec les terroristes, ceux qui les reçoivent dans leur palais comprendront tôt ou tard leur erreur », sans oublier dans ce même temps de faire front aux sbires du régime syrien dont le premier cercle autour d’Assad père fut formé par « cette peste brune »(Aloïs Brunner- bras droit d’Eichmann-, Gustav Wagner et Franz Stangl respectivement responsables des camps d’extermination de Sobibor et de Treblinka);nous offrons donc à nos six ministres d’aller partager sur le terrain, avec ces femmes et ces hommes du Rojava, la défense de la Démocratie face à des ennemis en embuscade sur 360°.

« Mitlaüfer », sur tous les sujets économiques ou ayant trait à la politique européenne, de notre voisine et « alliée », il ne reste plus à la France que la scène internationale pour se démarquer vraiment de cette position de suiveur en posant des actes forts pour la défense de cette Démocratie.

Rappelons que le gouvernement allemand a reconnu, en Juillet 2011, avoir détruit des documents concernant la localisation d’Aloïs Brüner, et que le « boucher de Lyon » Klaus Barbie (assassin de Jean Moulin) fut recruté par le BND (services secrets allemands de la RFA) en 1966, alors que, dirigeant d’un groupe paramilitaire » les Fiancés de la mort » en Bolivie au service de la dictature, il participait aux assassinats et aux tortures des opposants de ce pays.

Ses nombreux états de service (4 342 assassinats, 7 581 déportations de Juifs (dont les 44 enfants d’Izieu et leurs six éducateurs) ainsi que 14 311 arrestations et torture de résistants rien qu’en France, lui valurent ne l’oublions pas d’être recruté, avec un tel CV, pendant 3 ans par la plus grande démocratie, les USA, pour lutter contre le communisme. Cette grande démocratie refusa en 1948 de l’extrader en France, puis l’exfiltra en Amérique du Sud avec l’aide du Vatican.

Alors qu’il fallut attendre 2009 -soixante ans après la guerre- pour que les 10.000« traitres de guerre » non fusillés, 20.000 d’entre eux le furent (déserteurs, aide aux juifs, remarques critiques vis-à-vis du régime nazi formulées en privé et rapportées aux autorités etc.) soient « réhabilités ». L’opposition à cette « réhabilitation » était unanime jusqu’à cette date tant chez les sociaux-démocrates du SPD que chez les chrétiens eux aussi démocrates de la CDU de Madame Merkel dirigeante de son parti depuis 1998 et membre de celui-ci depuis 1990.

« Démocratie allemande quand tu nous tiens ».

La genèse de la CDU est fort bien documentée dans le documentaire d’Arte (chaîne franco-allemande) qui ne pratiqua jamais la censure, sauf…. durant trois ans pour ne pas diffuser (sous la pression allemande) l’excellent documentaire de Jean-Michel Meurice sur les financements de cette Union de Chrétiens Démocrates (Le système Octogon)  https://www.youtube.com/watch?v=pUIaHceL6x8 ,  avec l’argent des nazis.

Pourtant, nos vaillants démocrates français, d’hier ou d’aujourd’hui, ne sont jamais aller dénoncer sur les plateaux de télévision, avec autant de virulence que celle déployée vis-à-vis des gilets jaunes, la peste brune et leurs complices dans les fauteuils des ministères d’outre-Rhin.

Aidons-les à réparer cette faiblesse.

https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-medias/20110430.RUE2050/le-systeme-octogon-arte-la-censure-et-le-tresor-des-nazis.html

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/09/09/01016-20090909ARTFIG00324-le-bundestag-rehabilite-les-traitres-de-guerre-du-iiiereich-.php

http://www.lefigaro.fr/international/2011/01/17/01003-20110117ARTFIG00717-klaus-barbie-espion-au-service-de-l-allemagne-de-l-ouest.php

« Et ça me semble être une bonne règle démocratique de faire ce sur quoi on s'est engagé auprès de ses concitoyens"
Emmanuel Macron.

Notre maintien au Levant et la défense du Rojava assurée en première ligne par nos six ministres (parité respectée 3 femmes, 3 hommes) qui vont partager toutes les conditions de vie des combattantes et combattants du YPG (unités de protection du peuple) durant toute l’année 2019, et ce, sans aucun passe-droit, va permettre de replacer la France dans son rôle historique d’avant-garde, qu’elle ne tient plus depuis fort longtemps, sur la scène internationale.

Si la diplomatie est un art de représentation des intérêts d’un gouvernement, et donc de son peuple, il est impératif que notre " pays des Lumières " dont la dette démocratique enfle jour après jour, tout comme la dette climatique, soit le premier pays à " casser les codes " diplomatiques pour la défense de cette Démocratie où qu’elle se trouve, se développe, ou ait besoin d’être défendue.

Cette diplomatie combattante sur le terrain, en tant qu’expérience de l’Autre tout autant que salutaire déhiérarchisation face au feu, ne pourra qu’enrichir durablement nos ministres « enrôlé.es » pour la défense du Rojava, qui, hasard de ce moment historique, a lui aussi pour couleur dominante sur son drapeau ; le jaune.
Ce séjour au Rojava ne sera pas un Koh-Lanta pour ministres, qui donnerait lieu à quelque récompense à la fin de l’épreuve, mais une simple mise en jambes d’une année sur le terrain avant de revenir prendre place dans une société qui aspire de plus en plus à l’holacratie comme forme de gouvernance.

Dans l’ancien monde, avant d’être nommés ministres, André Malraux avait combattu avec les républicains espagnols puis dans la Résistance, tout comme certains des tous premiers civils, en majorité bretons, plus nombreux que les militaires à rejoindre la France libre en Juin 1940.

https://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/ce-qua-dit-macron-pour-moi-ce-ne-sont-que-des-mots-dans-le-nord-de-la-syrie-l-amertume-des-kurdes_2683660.html

« J’ai vu les démocraties intervenir à peu près contre tout, sauf contre les fascismes ».André Malraux

Citation qui doit certainement se trouver sur la table de chevet de tous les dictateurs.
 

  Cette « dette démocratique » de la France qui a déjà atteint une taille critique vis-à-vis de nombreux pays, commence désormais à peser sur les citoyens de l’hexagone, car ses carences morales sont aussi sans frontières.

Carences morales de l’un des « fleurons » de notre industrie, - le groupe Lafarge – qui a financé à hauteur de 13 millions d’€ l’Etat islamique entre 2011 et 2015, et dont huit cadres dirigeants se retrouvent sous le coup d’une inculpation (mais toujours en liberté) de « financement d’une entreprise terroriste », « complicité de crimes contre l’humanité », « violation d'un embargo » et « mise en danger de la vie d'autrui ».

Les morts de Charlie-Hebdo, de l’Hyper Casher ou du Bataclan le 13 Novembre 2015, auraient certainement souhaité qu’en 1947 se concrétise la nationalisation envisagée du groupe Lafarge pour prix à payer de sa collaboration active à la construction du mur de l’Atlantique pour protéger l’Allemagne, plutôt qu’une simple mise sous séquestre, certes patriotique, mais qui ne dura qu’à peine trois ans.

Car la continuité historique des choix économiques et politiques pour faire du profit à n’importe quel prix chez Lafarge semble inscrite dans l’ADN de cette entreprise. Outre ce mur de l’Atlantique construit pour l’ennemi par des français, puis des financements de l’Etat Islamique qui ont peut-être servi à organiser des assassinats en France, il faut y ajouter qu’en 2011 lorsque Lafarge commençait à financer l’Etat Islamique, il obtenait aussi le démantèlement du droit du travail en Grèce et faisait même voter certaines de ses propositions comme celle-ci « La généralisation de groupes d’arbitrage indépendants composés d’hommes d’affaires respectés et de professionnels sans affiliation politique » en lieu et place de l’Organisation de médiation et d’arbitrage grec (OMED), car pour Lafarge, les licenciements étaient « trop spécifiquement et trop strictement définis par la loi » (sic) .

Cette réforme a été « d’une violence sans précédent », se souvient Alexis Mitropoulos, avocat et professeur de droit du travail réputé à l’université d’Athènes. « Les changements demandés par Lafarge ont conduit à une multiplication des formes atypiques de travail et à une plus grande flexibilité : l’explosion du travail à temps partiel, à durée déterminée et même les temps plein bon marché ».

Lorsqu’en 2015, Bruno Laffont quitta le groupe Lafarge qu’il dirigea durant 8 années riches en « arbitrages indépendants », ce fut avec un parachute de 9 millions d’€.

https://www.bastamag.net/Comment-le-cimentier-Lafarge-a-demande-et-obtenu-le-demantelement-du-droit-du

https://www.geo.fr/voyage/seconde-guerre-mondiale-le-mur-de-l-atlantique-construit-pour-l-ennemi-par-des-francais-127066

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-patrons-sous-l-occupation_492505.html

Les victimes « d’hommes d’affaires respectés » et « sans affiliation politique » apprécieront ; qu’elles soient grecques, kurdes ou françaises.

« On a besoin que l'administration de ce pays soit composée d'hommes et de femmes qui représentent la diversité sociale mais aussi intellectuelle de notre société. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. » Emmanuel Macron

La dette de la France vis-à-vis de la Démocratie, notamment dans cette partie du Levant où les kurdes se retrouvent toujours, soit combattus dans l’indifférence, soit utilisés puis abandonnés au gré des intérêts des puissances régionales ou des intérêts économiques de puissances étrangères, cette dette de la France et des démocraties est monstrueuse ,(apposition appropriée, contrairement à l’emploi boursouflé du même adjectif par Muriel Pénicaud pour décrire avec exorbitance « le soi-disant impact monstrueux des gilets jaunes sur l’économie et les investissements étrangers » ).

N’oublions pas que si Saddam Hussein n’avait plus en 2003, d’armes de destruction massive comme le prétendaient les USA pour déclencher une guerre contre son pays. Celui-ci avait bien gazé la population kurde de Halabja en 1988 (5 000 morts principalement des femmes et des enfants tués sur le coup et 7 à 10 000 blessés avec de graves séquelles ou qui décèderont quelques années plus tard).

Là encore, l’Entente Démocratique France-Allemagne tournait à plein régime puisque 3 entreprises françaises (De Dietrich, Carbonne Lorraine et Protec SA), et les entreprises allemandes Karl Kolb et Imhausen-Chemie sont citées dans un dossier d’instruction ouvert en 2013 à Paris suite à une plainte d’une vingtaine de survivants kurdes. Ces entreprises, principales partenaires du site de Samarra qui produisait les gaz innervants pour le régime irakien, n’ignoraient ni la destination ni l’usage des technologies livrées à l’Irak. Hormis Halabja, plusieurs localités ont été gazées ; une douzaine de villes et 2 000 villages, détruits ; et près de 180.000 civils Kurdes tués.

D’autres entreprises de pays démocratiques européens semblent elles aussi impliquées, notamment en Suisse, aux Pays-Bas et en Espagne.

"En 1984, quand ses armées ont commencé à utiliser les gaz contre les Iraniens, personne n'a rien dit, rappelle le spécialiste des questions stratégiques François Heisbourg, ex-conseiller au ministère de la Défense. Les Etats-Unis lui ont même fourni des informations satellitaires. On s'est tous assis sur les conventions internationales."

https://www.nouvelobs.com/l-enquete-de-l-obs/20131018.OBS1717/massacre-a-l-arme-chimique-en-irak-la-france-impliquee.html

Ce n’est pas faire injure à la Démocratie, que de rappeler quelques-unes de ces « passades tristes » de nos dirigeants démocrates - pourtant « garantis pur jus »-, qui se sont abandonnés par cupidité ou lâcheté dans les bras des dictatures.
Ces « passades tristes », mais récurrentes des dirigeants politiques et économiques - tissent jour après jour- ce désamour mortel des peuples pour la Démocratie. »

Dans cette partie du monde, le Kurdistan, invisible depuis presque 100 ans (traité de Sèvres), qui n’obtient les faveurs des télévisions ou de la presse qu’à l’occasion de massacres perpétués par les puissances régionales à son encontre, avec ou sans le concours des armements fournis par nos pays démocratiques, cette partie du Kurdistan, le Rojava peut devenir "Le rond-point démocratique" dans cette région du Levant.

« Ils nous ont vendus comme des esclaves », ces paroles du ministre des affaires étrangères tchèques Jan Masaryk suite à la signature des accords de Munich en 1938, approuvés, rappelons-le à nouveau pour les férus d’Histoire dans nos ministères, par la France et la Grande-Bretagne, hors de la présence de la Tchécoslovaquie, qui était pourtant le seul état démocratique dans cette région d’Europe centrale; ces paroles résonnent encore dans cette partie d’Europe.

Outre le pusillanime politique français inféodé à une diplomatie anglaise bienveillante vis-à-vis du fascisme qui permit d’offrir aux peuples européens ce communiqué de bravoure démocratique les représentants des gouvernements français et anglais sont tombés entièrement d’accord sur la politique à suivre en vue de faciliter la solution pacifique de la question tchécoslovaque », il faut y ajouter l’absence de prise en compte du facteur militaire pour signer ces « accords »; (des tchèques formés militairement et prêts à en découdre, des chars LT35 tchèques bien supérieurs aux chars allemands, qui , ironie de l’histoire seront directement responsables de la défaite de la France après qu’Hitler les eût reçu livrés sur un plateau suite aux accords de Münich, une industrie automobile performante, et l’URSS signataire aux côtés de la France du traité de protection de la Tchécoslovaquie prête à intervenir, mais qui se trouvait subordonnée dans le traité de protection , à l’initiative française .

https://blogs.mediapart.fr/jolemanique/blog/120514/annie-lacroix-riz-industriels-et-banquiers-francais-sous-loccupation

https://blogs.mediapart.fr/jcg/blog/060910/entretien-avec-madame-annie-lacroix-riz-reedition-de-le-choix-de-la-defaite-des-lecons-dhier-jusqua-aujourd

On connaît la suite pacifique donnée à ces accords et le prix payé par des millions de personnes sur l’ensemble du continent pour la lâcheté de nos démocraties et de leurs représentants.

Démocraties qui durant 6 années ont pu observer à loisir les programmes mis en œuvre (interdiction des syndicats et des partis politiques en 1933 et ouverture des premiers camps de concentration pour enfermer les opposants , lois de Nuremberg en 1935 pour déposséder les juifs allemands de la nationalité allemande et les spolier, remilitarisation en 1936 de la Rhénanie, puis « Der Vierjahresplan » « le plan de 4 ans » pour préparer la guerre mondiale, enfin l’ »Anschluss » en Mars 1938 de l’Autriche ; ce faisceau d’indices cumulatifs n’a pas suffi à nos braves démocrates français et anglais pour en déduire que l’Allemagne ne s’arrêterait pas aux Sudètes et envahirait toute la Tchécoslovaquie après la signature de ces accords de Munich en Septembre 1938, puis l’ensemble de l’Europe.

https://www.arte.tv/fr/videos/080961-000-A/le-pacte-hitler-staline/

Ces démocraties abandonnées, si elles avaient été soutenues et défendues, notamment l’Espagne en 1936 et la Tchécoslovaquie en 1938, en temps et en heure, eurent été des alliées de poids pour combattre le nazisme.

Malgré cette trahison, 2 500 pilotes tchécoslovaques combattirent dans la Royal Air Force, bien qu’ayant été considérés comme « des gens qui n’étaient rien » pour la Grande Bretagne et la France , tout comme les 35.000 espagnols (selon Geneviève de Gaulle Anthonioz) qui moururent au combat, furent fusillés ou moururent en camps de concentration pour avoir participé activement à la Résistance sur le sol français, et qui devaient être certainement -avant la victoire sur le nazisme- regardés comme des " agitateurs " "qui foutaient le bordel " lorsqu’ils défendaient la république espagnole et son progrès social.

https://www.ladepeche.fr/article/2004/08/23/256182-ces-espagnols-ont-libere-paris.html

Oui, notre « dette démocratique » est monstrueuse.

Non, » les gaulois ne sont pas réfractaires au changement » et « les français ne sont pas contre les réformes », mais ils souhaiteraient désormais ajouter cet amendement à la Constitution :

Seul le résultat net de " production démocratique " devra servir à construire le prix payé à ceux qui nous représentent .
 

En attendant de faire voter cet amendement, et pour se racheter des " passades tristes " de nos politiciens d’hier, nos antimunichois.es autoproclamé.es de ce nouveau monde se doivent, pour l'exemple, participer à la défense du Rojava, peut-être l’ultime « Passion joyeuse » à vivre que nous ayons à leur offrir avant l’effondrement.

Dans un souci d’exemplarité et de transparence nos ministres seront équipé.es de caméras qui permettront à toutes les françaises et français de suivre en direct leur bravoure démocratique.

Mais nous ne doutons pas un instant, que c’est le monde entier qui aura les yeux braqués sur les représentant.es de notre pays.

PS : Toute coïncidence ou ressemblance entre la situation actuelle au Rojava (Kurdistan) et le « lâche soulagement » des démocraties pour ne pas défendre la Tchécoslovaquie en 1938, n’est ni fortuite ni involontaire.

"Un gaulliste réfractaire" – tendance Romain Gary-.

 

 

 

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